Il arrive souvent qu'une douleur soit si intolérable qu'elle ne veut pas guérir, alors une consolation, même venue de notre for intérieur, ne fait que la rendre plus brûlante encore.
L'absence peut guérir de l'amour : mais quel remède ! Il est aussi lent que les plus doux et aussi douloureux que les plus vifs.
La douleur passe, la beauté reste.
Que sont pauvres ceux qui n'ont pas la patience ! Quelle blessure n'a jamais guéri que par degrés ?
Celui qui cultive son plaisir récolte une douleur profonde.
Soyons optimistes : la médecine a découvert beaucoup plus de remèdes qu'il n'y a de maux.
La médecine est la seule carrière qui travaille sans relâche à détruire la raison de son existence.
Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d'être un homme.
Il n'y a pas plus grande douleur que d'être un ange en enfer, alors qu'un diable est chez lui partout.
La douleur est la grande éducatrice des hommes.
Je ne pense pas que le bonheur soit nécessairement la raison pour laquelle nous sommes ici. Je pense que nous sommes là pour apprendre et évoluer, et la recherche de la connaissance est ce qui atténue la douleur de l'être humain.
La perversité des SS prend sa mesure dans la blessure de l'intime.
La capacité de se remettre d'une blessure n'est pas fonction de sa profondeur, mais dépend de notre capacité à l'accepter.
De nos cris de douleur naîtront des mots d'amour.
Quand la médecine manque de clarté, il faut surveiller les médecins.
Ma consolation est qu'à cette heure je suis sûre que quelque part on fait l'amour.
La fin suprême de la famille serait qu'entre les trois personnes il n'y eût plus ni sexe ni âge, que les fils fût le père de ses parents, l'époux de sa mère.
L'homme qui serait chaste ne serait plus un homme, mais un dieu tant il dominerait les autres par sa force musculaire et par le rayonnement de son intelligence.
Il faut guérir de l'enfance ou se décider à mourir.
Les habits de deuil ont beau s'user et blanchir : le coeur reste noir.
Le plaisir touche de plus près à la douleur qu'à la gaieté.
C'est peut-être la plus grande consolation des opprimés que de se croire supérieurs à leurs tyrans.
L'espèce humaine est la blessure de Dieu.
Si nous voulons apprendre comment aimer, nous devons procéder de la même manière que pour apprendre n'importe quel autre art, à savoir la musique, la peinture, la charpenterie, ou l'art de la médecine ou de la mécanique.
La douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps.
Critiques : le plus sale roquet peut faire une blessure mortelle. Il suffit qu'il ait la rage.
Les blessures d'amour ne peuvent guérir que par celui qui les a faites.
Une blessure cachée s'infecte et distille son poison. Il faut qu'elle soit regardée, écoutée, pour devenir source de vie.
Ne vaut-il donc pas mieux guérir une blessure plutôt que de la venger ?
Les décors et la liturgie sont indispensables au deuil collectif et national comme aux deuils individuels.
La malédiction s'est transformée en grâce lorsque la douleur s'est transformée en foi.