Il arrive souvent qu'une douleur soit si intolérable qu'elle ne veut pas guérir, alors une consolation, même venue de notre for intérieur, ne fait que la rendre plus brûlante encore.
De nos cris de douleur naîtront des mots d'amour.
Le bonheur est un combat d'encerclement, un jeu de go. Je tuerai la douleur en l'étreignant.
La torture interroge, et la douleur répond.
L'infortune des malheureux serait peu de chose sans notre indifférence. Il n'y a que les hommes pour fermer les yeux sur la souffrance des autres.
Une vraie douleur est capable de donner de l'intelligence à un imbécile, toujours pour un temps, naturellement.
La douleur d'un homme intelligent fait plus mal à voir que celle d'un imbécile.
Il est des sourires qui ne savent qu'avouer la tristesse du coeur.
Celui qui cultive son plaisir récolte une douleur profonde.
La vie oscille, comme un pendule, de la souffrance à l'ennui.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
Ma souffrance est ma vengeance contre moi-même.
L'optimisme c'est aussi de dire qu'il y a de la tristesse dans la vie, du malheur. Dire que tout va bien, que tout va bien se passer, ce n'est pas de l'optimisme, c'est de la bêtise.
La malédiction s'est transformée en grâce lorsque la douleur s'est transformée en foi.
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
Trop de crêpes, trop d'étoffes noires, la tristesse est à l'extérieur.
La fièvre de l'amour, la fièvre du dévouement, la fièvre du devoir, la fièvre du génie, c'est la vie elle-même.
Rien ne nourrit mieux l'inspiration que l'amour. La souffrance peut la stimuler, rarement l'épanouir.
La vraie douleur est incompatible avec l'espoir.
C'est la douleur seule qui rend consciente la passion, et c'est pourquoi l'on aime souffrir, et faire souffrir.
Toute souffrance a des droits sur le bonheur des autres.
L'Homo sapiens est masochiste : il savoure la douleur sous de nombreuses formes.
Ce n'est pas la mort qui effraie, mais la douleur qui la précède.
La stupidité et la tristesse de la civilisation présente sont dues, au moins en partie, à la suppression des formes élémentaires de la jouissance esthétique dans la vie quotidienne.
Il suffit d'une rage de dents pour voir à quel point la souffrance est inutile, insupportable, destructrice.
La souffrance ne grandit que les grands.
Une des choses que nous devons apprendre est que la souffrance est partie intégrante de la vie.
Il n'y a qu'une tristesse : c'est de ne pas être des saints.
Je suis terriblement choqué par les gens qui vous disent qu'on est libre, que le bonheur se décide, que c'est un choix moral. Les professeurs d'allégresse pour qui la tristesse est une faute de goût, la dépression une marque de [...] â–º Lire la suite
Le théâtre c'est plus de la douleur que du bonheur. C'est cette douleur qui est une joie.