Plus les grands patrons néolibéraux augmentent leurs revenus, plus ils estiment excessif le "coût de la main-d'oeuvre".
Jamais aucun écrivain n'a pensé qu'en écrivant une oeuvre il allait sauver l'humanité. Ni aucun peintre, ni aucun sculpteur. Mais, ça peut nous aider à poser des meilleures questions et très, très lentement à faire bouger les choses.
Les grands esprits discutent des idées ; les esprits moyens discutent des événements ; les petits esprits discutent des gens.
Les femmes mariées sont comme les serrures : toutes ont leurs pennes.
Les Suisses ont su construire un très beau pays autour de leurs hôtels.
Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l'homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l'astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps célestes et le misérable moi.
Comment se fait-il que les riches n'aient que quatre roues à leurs voitures, comme les pauvres ?
En essayant de confondre vainqueurs et vaincus dans leurs mensonges on s'attire des ennemis de tous côtés.
Les architectes dissimulent leurs erreurs sous du lierre, les médecins sous la terre et les cuisinières sous de la mayonnaise.
Alors il a joué les gros bras sur la dévotchka, qui n'arrêtait pas de critch critch critch critcher à quatre temps, tzarrible; il lui a fait une clé aux roukeurs par-derrière, pendant que j'arrachais ci et ça et tout et [...] â–º Lire la suite
S'embrasser est le moyen de rapprocher deux personnes à tel point qu'elles ne distinguent plus leurs défauts respectifs.
J'ai été reçu par des ministres de la Culture qui m'ont fait visiter leurs bureaux : leur fierté s'arrêtait au mobilier.
Les célibataires devraient être considérés comme les ennemis de leur nation car ils l'affaiblissent en refusant de leur apporter un sang neuf. Ils devraient être privés de tous leurs droits civiques et condamnés à un impôt triple.
Oui, l'amour fait mal : comme les grands oiseaux rapaces, il plane au-dessus de nous, il s'immobilise et nous menace.
La biographie est une prison. Prison des dates, des faits, des fiches. Le roman, c'est la liberté.
Pour les jeunes, l'éducation, la surveillance, sont à la base de tout. Hélas, on procède à l'envers. C'est un peu comme les parents qui bien souvent ne s'occupent de leurs enfants qu'à partir de leur majorité.
Les grands savants sont souvent perçus comme des individus particulièrement calmes, qui dégagent une attitude sereine, couronnée parfois d'un léger sourire mystérieux. Tout le contraire des experts stressés et de certains universitaires agités qui s'excitent sur un air grave et qui souvent nous énervent.
Je ne sais pas pourquoi, mais les femmes dans un salon de coiffure partagent leurs secrets les plus profonds.
Les objets n'ont pas d'âme ; ils ne sont secourables que selon leurs attributs.
Chaque fois que j'entends un discours politique ou que je lis ceux de nos dirigeants, je suis horrifié de n'avoir, pendant des années, rien entendu qui ait semblé humain. Ce sont toujours les mêmes mots qui racontent les mêmes mensonges. [...] â–º Lire la suite
Les petits-bourgeois ne savent pas jouer comme un jeu le jeu de la culture : ils prennent la culture trop au sérieux pour se permettre le bluff ou l'imposture ou, simplement, la distance et la désinvolture qui témoignent d'une véritable [...] â–º Lire la suite
On ne plaint guère les gens qui retombent dans leurs erreurs.
L'ennui de certaines conversations, c'est que les causeurs y parlent trop haut pour que leurs propos puissent nous endormir.
Peu réussissent à goûter au fruit de leurs succès et au résultat de leur oeuvre.
Ça fait rire les gens qui font des gamins en pensant que c'est une assurance vieillesse. On a l'âge d'avoir observé qu'on ne fait que nourrir de futurs vautours impatients. Personne n'aime les vieux, pas même leurs propres enfants.
Ceux qui n'ont à s'occuper ni de leurs plaisirs ni de leurs besoins sont à plaindre.
Personne n'ignore que les enfants naissent avec des facultés très inégales et des penchants très différents. Cette diversité se manifeste de bonne heure ; que l'éducation s'en empare, qu'elle cherche des lumières sur la route qu'elle doit suivre, sur les [...] â–º Lire la suite
L'ignorance est une mauvaise graine, que les tyrans cultivent parmi leurs sujets, mais qu'aucune démocratie ne peut se permettre parmi ses citoyens.
Tant pis et tant mieux sont les deux grands pivots de la conversation française.
Connaissez-vous beaucoup d'hommes qui attribuent leurs échecs à leur incapacité ?
Je ne me suis pas rapproché des Noirs pour des raisons politiques, mais pour leur musique et leurs danses. C'est la politique qui m'a rejoint.