Nous dorons nos médecines avec des sucreries ; pourquoi ne pas revêtir aussi la vérité et la morale d'habits de paysan ?
La métaphysique est en l'air. Nous ne pouvons que l'y laisser.
Le mensonge des uns est l'antidote aux mensonges des autres.
Richard Wagner a « refrappé l'art à son image » ; sa formule a réalisé d'une façon nouvelle et puissante l'union intime des arts différents dont l'ensemble constitue le drame lyrique. Soit. Cette formule est-elle définitive, est-elle la Vérité ?
Plus abstraite est la vérité que tu veux enseigner, plus tu dois en sa faveur séduire les sens.
Dire qu'un paradoxe contient toujours une vérité n'est même plus un paradoxe.
Le mensonge a des pieds courts.
La vérité est que dans mon travail, devenir vieux et s'éteindre sont une seule et même chose.
Le vraisemblable est un piège que le mensonge tend à la vérité.
Les souvenirs sont nos armes les plus puissantes, et nos faux souvenirs les plus tranchantes.
La méthode didactique a formé le professeur : parole impérative, démonstration déductive, uniformité dogmatique, référence au texte imprimé. Parce que cet enseignement ne se fonde pas sur la curiosité des élèves, il se soutient par l'autorité - intellectuelle et morale.
Il ne faut pas jeter la faux en la moisson d'autrui.
La vertu morale est le produit de l'habitude.
Le mensonge n'est pas haïssable en lui-même, mais parce qu'on finit par y croire.
Auschwitz ne constitue pas un cas d'exception, tel un corps étranger qui se trouverait à l'extérieur de l'Histoire normale du monde occidental, mais bien l'illustration de l'ultime vérité sur la dégradation de l'Homme dans la vie moderne.
L'art ne doit jamais d'illustrer une vérité connue à l'avance, mais doit mettre au monde des interrogations qui ne se connaissent pas encore.
Il est indispensable pour une société de consommation que ses membres soient cupides, ostentatoires, gloutons, envieux, gaspilleurs, égoïstes et inhumains. Nous sommes officiellement professeurs de moralité mais si nous devenions tous "bons" l'économie s'effondrerait.
C'est encore un effet de la faiblesse des hommes que la vérité les trompe aussi bien que l'erreur.
On passe toute sa vie à chercher une vérité qui nous torture, sans savoir qu'une fois confronté à sa lumière, la route ne fait que s'ouvrir à soi.
Qui cherche la vérité de l'homme doit s'emparer de sa douleur.
Paradoxalement, seul un incroyant pourrait éventuellement prouver la vérité de Dieu. Le croyant, lui est trop occupé à aimer : il ne guette pas des démonstrations, mais des caresses.
Cette effrayante santé morale que donne l'ambition !
La véritable religion de l'athlète antique ne consistait pas à sacrifier solennellement devant l'autel de Zeus : ce n'était là qu'un geste traditionnel. Elle consistait à présenter un serment de loyauté et de désintéressement et surtout, à s'efforcer de le [...] â–º Lire la suite
Le vélo est le moyen de transport le plus démocratique. Le vélo est le plus audacieux, stimulant car il donne à son propriétaire le sentiment tentant de liberté, c'est pourquoi on peut dire sans aucune exagération, le vélo est un symbole de liberté.
La vérité n'est jamais amusante sinon tout le monde la dirait.
La morale n'est pas proprement la doctrine de la façon dont nous pouvons nous rendre heureux, mais comment nous pouvons nous rendre dignes du bonheur.
Chaque communiste doit assimiler cette vérité : le pouvoir est au bout du fusil.
Un homme se réalise pleinement dès qu'il se libère du distinguo entre vérité et mensonge.
La science est indéfinissable. La vérité est inaccessible. Mais elles partagent, au moins, cette capacité à générer cet état d'être si essentiel et élégant que le poète Fernando Pessoa nomme l'« intranquilité ».
Comme c'est difficile, dans le fond, de se prévaloir du vrai pour inventer la vérité même.
La vie n'est désormais plus conçue par la morale : elle veut l'illusion, elle vit d'illusion.