La souffrance est la douleur des contraintes. Un atome de pur plaisir, aussi petit soit-il, peut le tenir à distance.
Je me rappelle un jour où nous allions vite en voiture. Je renversai une jeune et jolie cycliste, dont le cou fut presque arraché par les roues. Nous l'avons longtemps regardée morte. L'horreur et le désespoir qui se dégageaient de [...] ► Lire la suite
Il faut avoir aimé dans la douleur pour savoir ce que c'est vraiment qu'aimer.
Le plus grand désespoir c'est de pleurer devant un coucher de soleil.
De même que la médecine n'est d'aucun profit si elle ne chasse pas la souffrance du corps, la philosophie est inutile si elle ne chasse pas la souffrance de l'esprit.
Tout ce qui est propre à susciter d'une manière quelconque les idées de douleur et de danger, c'est-à-dire tout ce qui est d'une manière terrible, tout ce qui traite d'objets terribles ou agit de façon analogue à la terreur, est [...] ► Lire la suite
Examiner profondément les mauvaises perceptions, idées et notions qui sont à la base de notre souffrance est la pratique la plus importante de la méditation bouddhiste.
Pour guérir un malade, soulager des douleurs, tous les moyens sont bons pourvus qu'ils réussissent.
Je m'habille de noir car je suis en deuil de moi-même.
Je suis athée, autant qu'on peut l'être et je fais tout ce qu'il me plaît de faire. J'ai horreur des pauvres, j'exècre la douleur et j'aime mieux une mauvaise conscience qu'une mauvaise dent.Je me moque de votre Dieu sanglant et n'ai que faire des absolutions que vous prodiguez aux petites bonnes gens de ce village.
La charité a toujours soulagé la conscience des riches, bien avant de soulager l'estomac du pauvre.
C'est aux frontières de la douleur et de la souffrance que les hommes sont séparés des garçons.
C'est le soir qui soulage Les esprits que dévore une douleur sauvage, Le savant obstiné dont le front s'alourdit, Et l'ouvrier courbé qui regagne son lit.
La plus violente douleur qu'on puisse éprouver, certes, est la perte d'un enfant pour une mère, et la perte de la mère pour un homme.
Le monde contemporain n'est peut-être pas exactement l'endroit le plus brillant où l'on puisse rêver de vivre. C'est une espèce d'étrange carnaval. Où il y a pas mal de douleur mais qui peut-être assez drôle aussi.
Des jours brisés qu'il se rappelle,Il n'est pas sûr qu'il ait souffert,Tant sa douleur est naturelle,Son sourire est mort l'autre hiver.
Au fond de la plus noire douleur j'ai surtout souffert de trouver des limites à ma faculté de l'exprimer.
La douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité que l'ivresse.
Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.
Pour quelqu'un qui n'avait jamais été fait pour ce monde, je dois avouer que j'ai soudain du mal à le quitter. Bien sûr on dit que chaque atome de notre corps faisait autrefois partie d'une étoile... peut-être que je ne pars pas, peut-être que je rentre chez moi.
On dirait que la souffrance et l'amour sont inséparables, et se plaisent ensemble.
La souffrance d'autrui est chose qui doit s'apprendre : et jamais elle ne peut être apprise pleinement.
On dirait que la douleur donne à certaines âmes une espèce de conscience. C'est comme aux huîtres le citron.
Quelle raison a-t-on pour croire que la séparation de l'âme et du corps ne puisse se faire sans une douleur extrême ?
La seule souffrance que j'ai eue, c'est en perdant ma fille de 22 ans.
La douleur passe, la beauté reste.
Ma mère, pour ses jours de deuil et de souci,Garde, dans un tiroir secret de sa commode,Un petit coffre en fer rouillé de vieille mode,Et ne me l'a fait voir que deux fois jusqu'ici.
La douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps.
C'est par la parole, par la création, que l'être humain arrive à dépasser son sentiment d'impuissance; il est voué à la souffrance, à cause de la disparité entre ses désirs, qui sont incommensurables, et l'impossibilité de les satisfaire. Il y a donc une souffrance fondamentale et nécessaire, que nous n'éviterons jamais.
C'est ainsi que sont faites les mères : elles souffrent de la souffrance de leurs enfants.
Quand un deuil se prolonge, d'autres viennent s'y ajouter.