La grammaire, qui sait contrôler même les rois.
Qu'il est pitoyable, l'être trop faible qui soudainement se fâche. Il ne sait plus, l'instant de colère passé, comment se comporter.
Les assureurs ne veulent plus rien assurer sans avoir l'assurance que le risque qu'ils garantissent est devenu inexistant.
Rien n'est plus doux au coeur d'un homme que le ravissement de la femme qu'il aime, qui l'aime, et la mine attentive qu'elle prend à chacune de ses paroles, d'autant plus émue et intérieurement grisée qu'elle ne sait pas ce qu'il lui dit.
Un peu de mal "avoué" dispense de reconnaître beaucoup de mal caché.
Qu'est ce qu'on a réellement le temps de faire en une heure ? Ses courses, peut-être. Un trajet dans les embouteillages. Une vidange de sa voiture. Quand on y pense, une heure ce n'est pas très long. 60 minutes. 3 600 [...] ► Lire la suite
Lorsqu'un chêne sent le sapin, il sait que sa dernière heure est arrivée.
Quand on ne sait rien, on peut tout de même trouver des choses, avec de l'imagination.
Il est rentable de connaître l'ennemi - notamment parce que vous aurez peut-être parfois la possibilité de le transformer en ami.
Rien ne suscite plus grande mélancolie que l'idée de ne pas connaître tous les êtres qu'on aurait pu aimer, qu'on va mourir avant d'avoir pu les rencontrer.
Sourire, c'est parfois montrer que l'on n'est pas si sérieux qu'il semble, c'est atténuer les reproches, assurer une communion spirituelle que l'homme trop sérieux ne connaît pas. Sourire, c'est parfois détourner autrui du monde compact des intérêts pour l'appeler à une communion dans le non-sérieux.
Le véritable amour partagé ignore l'inquiétude. Il sait sa force.
Dire que Dieu n'existe pas, c'est déjà de la prétention, c'est prétendre connaître son absence.
Pour connaître les amis il est nécessaire de passer par le succès et le malheur. Dans le succès, nous vérifions la quantité et dans le malheur la qualité.
Les écrivains doivent connaître la grammaire comme les escrocs le code.
On est conservateur parce qu'on sait ce qui est et qu'on ne sait pas ce qui sera. On est révolutionnaire parce qu'on ne sait pas ce qui sera et qu'on sait ce qui est. On s'en fout quand on sait que ce qui sera ressemblera nécessairement à ce qui est.
L'homme sait que le monde n'est pas à l'échelle humaine ; et il voudrait qu'il le fût.
Gouverner, c'est voler, tout le monde sait ça.
L'expert est celui qui en sait de plus en plus sur de moins en moins.
Qui ne sait compatir aux maux qu'il a soufferts !
La chauve-souris n'est pas un oiseau mais elle ne le sait pas et elle continue de voler et de pondre des oeufs.
La nostalgie c'est le désir d'on ne sait quoi...
On n'apprend pas à connaître le coeur d'un frère quand on n'a pas fait appel à lui dans la misère.
Quand nous avions de bois pour assurer la cuisson des gigots d'huissiers que l'administration des Finances avec son opiniâtreté bien connue nous députait mathématiquement, Angèle Vannier s'armait d'une petite hache et coupait des morceaux de portes des voisins.
Il valait mieux connaître le pire que de s'interroger.
On ne sait pas précisément où les anges se tiennent, si c'est dans l'air, dans le vide, dans les planètes : Dieu n'a pas voulu que nous fussions instruits.
Une femme est surtout à plaindre quand elle attend quelqu'un et qu'elle ne sait pas qui.
Un spécialiste, c'est quelqu'un qui sait tout sur quelque chose et rien sur tout le reste.
Les hommes qu'on ne connaît qu'à moitié, on ne les connaît pas ; les choses qu'on ne sait qu'aux trois quarts, on ne les sait pas du tout. Ces deux réflexions suffisent pour faire apprécier presque tous les discours qui se tiennent dans le monde.
On sait bien quand on part, mais jamais quand on revient.
Nous pouvons pénétrer l'esprit des autres par analogie avec ce qu'on sait de notre propre esprit.