Refuser l'absurde et son compagnon hideux, le mépris.
C'est dans le mépris du lecteur qu'on fait des oeuvres qui le respectent.
La moquerie est la fumée des coeurs petits.
Le mépris des hommes est souvent la marque d'un coeur vulgaire.
La polygamie n'est pas l'expression d'un amour extrême, mais d'un mépris excessif des femmes.
Le son même du mot snob, qui commence en sifflement pour finir bulle de savon, le destinait à une grande carrière dans le domaine du mépris et de la frivolité.
La moquerie est le langage du mépris, et l'une des manières dont il se fait le mieux entendre : elle attaque l'homme dans son dernier retranchement, qui est l'opinion qu'il a de lui-même.
Les femmes s'accommodent assez bien d'une part de mépris dans leur amour.
Un poète, c'est quelqu'un qui met de la dorure sur tout, c'est un compagnon du soleil.
Pourquoi lave-t-on une injure alors qu'on essuie un affront ?
C'est de toi que j'attends toute ma force, toute ma vertu, toute mon audace, tout mon mépris de la mort.
Il y a des parents qui veulent, à tout prix, maintenir le prestige de l'autorité et qui ne réussissent qu'à installer, dans leur foyer, le spectre hideux de la tyrannie. Ils font, de leurs enfants, des esclaves ou de sauvages petits rebelles.
Une femme, si aimante fut-elle, ne pardonnera jamais à son compagnon de la voir vieillir. Elle est fatalement vouée à l'aigreur et à la haine.
Je ne te ferai pas l'honneur de relever cette remarque qui dénote un ressentiment à mon encontre. Mais je me dois de fustiger ton pessimisme qui frôle le défaitisme.
Et nous crevons par la Blague, par l'ignorance, par l'outrecuidance, par le mépris de la grandeur, par l'amour de la banalité, et le bavardage imbécile.
Ceux qui font profession de mépriser la vaine gloire se glorifient souvent de ce mépris avec encore plus de vanité.
L'homme n'a au fond de l'âme aucune aversion contre la mort, il y a même du plaisir à mourir. La lampe qui s'éteint ne souffre pas.
Le degré d'inhumanité d'une religion en garantit la force et la durée : une religion libérale est une moquerie ou un miracle.
Presque tous les hommes, frappés par l'attrait d'un faux bien ou d'une vaine gloire, se laissent séduire, volontairement ou par ignorance, à l'éclat trompeur de ceux qui méritent le mépris plutôt que la louange.
Disons nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière.
La moquerie est souvent le résultat d'une pauvreté d'esprit.
Le mépris des sots est une pilule qu'on peut avaler mais qu'on ne peut mâcher sans faire la grimace.
Les auteurs qui ont écrit sur le mépris de la gloire ont mis leur nom en tête du traité.
Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
Le mépris est la première victoire sur le monde ; le détachement, la dernière, la suprême.
La mélancolie est l'illustre compagnon de la beauté. Elle l'est si bien que je ne peux concevoir aucune beauté qui ne porte en elle sa tristesse.
Le mépris est la maladie la plus dangereuse d'un état, et dont la contagion se répand le plus aisément et le plus promptement du chef dans les membres.
La moquerie est souvent indigence d'esprit.
Les hommes et femmes de qualité ne jugent jamais. Tout mépris est pur alibi de la médiocrité de celui qui l'exprime.
La moquerie est de toutes les injures celle qui se pardonne le moins.
Esprit moqueur, petit esprit. La moquerie est la fiente de l'esprit critique.