C'est l'enfant lui-même qui doit s'éduquer, s'élever avec le concours des adultes. Nous déplaçons l'acte éducatif : le centre de l'école n'est plus le maître mais l'enfant.
Il ne faut regarder ni les choses, ni les personnes. Il ne faut regarder que dans les miroirs, car les miroirs ne nous montrent que des masques.
En ce qui concerne la performance, l'engagement, l'effort, le dévouement, il n'y a pas de juste milieu. Ou vous faites quelque chose de très bien ou pas du tout.
Le e de femmes se prononçant a, il comprit, dès l'école, qu'avec les femmes ce serait compliqué.
Quand la souffrance est insoutenable, il est doux d'espérer la mort.
Chaque fois que j'entends quelqu'un plaider pour l'esclavage, je ressens une forte impulsion de le voir essayé sur lui personnellement.
Quand Dieu a pétri la Terre de ses mains sacrées, il a fait une belle boulette.
Tout être émet un climat, une humeur générale qui est sa longueur d'onde. Elle le suit pas à pas, quoi qu'il fasse, et s'inscrit dans la mémoire comme la synthèse de son passage.
Avec une épouse, une maison tient bon ; avec deux épouses, elle a besoin d'appuis ; avec trois épouses, elle est en butte à tous les malheurs.
Comme on dit "faire l'amour", il faudrait pouvoir dire "faire la haine". C'est bon de faire la haine, ça repose, ça détend.
Dans les grandes choses, les hommes se montrent comme il leur convient de se montrer ; dans les petites, ils se montrent comme ils sont.
Il n'existe pas de sujets peu intéressants, il n'y a que des personnes peu intéressées.
Avec la vie que nous menons, il est facile de comprendre qu'il y ait dans toutes les cliniques psychiatriques un monde fou.
Si une personne vous blesse, vous pouvez oublier la blessure ; mais si vous lui nuisez, vous vous en souviendrez toujours.
Le passé, c'est comme une assiette brisée: on aura beau essayer d'en recoller les morceaux, on ne pourra jamais lui rendre son aspect d'antan.
En histoire, il faut se résoudre à beaucoup ignorer.
Le malheur ne distingue pas et dans sa course errante, il se pose aujourd'hui sur l'un et demain sur l'autre.
L'homme a naturellement des ennuis. Il vient au monde en pleurant, et le quitte en grognant.
Lorsqu'on n'a pas eu la chance d'avoir des parents alcooliques, il faut s'intoxiquer toute sa vie pour composer avec la lourde hérédité de leurs vertus.
La générosité jouit des félicités d'autrui, comme si elle en était responsable.
Le public pense tout seul ce qu'on lui dicte.
Il soigne son style mais il ne le guérit pas.
Qui n'a pas fait d'enfant ne sait pas pourquoi il vit.
Elle était déjà là bien avantQue les camions ne viennent,Elle tournait comme une enfant,Une poupée derrière la scène.C'était facile de lui parler,On a échangé quelques mots,Je lui ai donné mon passePour qu'elle puisse entrer voir le show.
Le diable a pris les offrandes, mais il reste l'autel.
Prenez l'amour d'une femme pour enclume ; plus vous le frapperez, plus il sera brillant et fort.
La prochaine personne qui me dit que je ne suis pas religieux, je vais lui fourrer mon chapelet dans le cul.
Le silence est une tranquillité mais jamais un vide ; il est clarté mais jamais absence de couleur ; il est rythme ; il est le fondement de toute pensée.
Mais on a beau pleurer très sincèrement, il y a toujours un moment où il faut remettre de la poudre.
Au théâtre, tout bruit qu'il entend est interprété par l'auteur dans un sens favorable. Et même quand il n'entend rien, il est satisfait.
Nous n'avons pas de télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à la noyade dans la bouillie des images. La bibliothèque est un rempart, une arme, elle me protège du monde. et m'offre des arguments pour l'affronter.