Qu'est-ce que voir ? C'est d'abord se mettre au centre du monde.
L'obsession du point de partage entre deux régions, deux influx, m'a marqué dès l'enfance et à jamais. Et certes, parce qu'il s'agissait d'un espace mythique plus que terrestre, à l'articulation d'une transcendance.
C'est une vaine ambition que de tâcher de ressembler à tout le monde, puisque tout le monde est composé de chacun et que chacun ne ressemble à personne.
Cet âge où l'on quitte l'enfance et où l'on se mesure au monde est l'un des moments les plus extraordinaires de la vie. Le second, c'est quand on a des enfants soi-même. Après, tout le reste, ce sont des souvenirs.
Tout le monde est très beau, ou alors personne.
Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L'une nous montre à quel but nous devons viser, l'autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l'attendre.
Nous ne pourrons jamais obtenir la paix dans le monde extérieur sans faire la paix avec nous-mêmes.
Mon monde est plus beau si tu en fais partie.
Le monde est plein de gens de bonne volonté, certains veulent travailler et les autres veulent les laisser faire.
Le sous-développement, c'est l'alliance de l'isolement et de l'immobilisme, relayés par la démographie. Le développement, c'est le mariage de l'ouverture au monde et des innovations croisées.
L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur.
Il reste que la liberté consiste toujours à choisir entre l'abandon au monde et l'élan vers la valeur.
Il est plus facile d'être bon pour tout le monde que pour quelqu'un.
La littérature, c'est ce qui s'enseigne, un point c'est tout. Le reste, c'est le monde de l'écriture.
Tout le monde fait l'idiot au moins une fois dans la vie. Mais se marier, c'est le faire toute la vie.
Le chaos de l'épreuve en nous dépouillant, nous permet de découvrir la face cachée de notre vie.
Nous ne maîtrisons que ce que nous trouvons finalement ridicule, c'est seulement lorsque nous trouvons le monde et la vie qu'on y mène ridicules que nous avançons, il n'y a pas d'autre, pas de meilleure méthode.
Je vais vivre dans une grotte, je vis complètement dans mon monde intérieur.
Chaque grand poète intègre le monde d'une façon qui n'est qu'à lui.
Tout le monde a son grain de folie, sauf vous et moi, et parfois je me demande si vous ne l'avez pas vous aussi.
Un film est une chose à part entière et, dans un monde idéal, je pense qu'un film devrait être découvert en ne sachant rien et que rien ne devrait lui être ajouté ou retranché.
La fonction de l'intellectuel et de l'artiste est d'exprimer ce que tout le monde peut voir, de s'emparer d'une parole plurielle pour la faire partager.
Le monde se fait rêve ; et rêver devient monde.
La raison gouverne le monde et par conséquent gouverne et a gouverné l'histoire universelle.
L'amour tel que le voient les romanciers en général se passe dans un monde faux, un monde de comédie ! Il est possible qu'Anna Karénine ait eu des flatulences, déguisées du mieux qu'elle a pu, en parlant très fort, est en essayant de couvrir le bruit...
Quand tout le monde est du même avis, c'est que personne ne réfléchit beaucoup.
La détresse et l'indigence du monde extérieur font que la plénitude de ton coeur devient aussi pour toi indigence et détresse.
Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être.
Ouvre tes yeux ! Le monde est encore intact ; c'est aussi vierge qu'au premier jour, aussi frais que du lait !
Si ma chaussure est étroite, que m'importe que le monde soit vaste.
Il est des êtres qui ne peuvent pas supporter la réalité douloureuse et se glissent dans un monde imaginaire, se perdent dans leur rêve intérieur où le tranchant du scalpel de la douleur est émoussé, voire inexistant.