Tous les êtres vivants sont bouddha et ont en eux Sagesse et vertus.
Les premiers principes de la philosophie que j'ai appelée "consciencisme" ont donc deux aspects : tout d'abord j'affirme l'existence indépendante et absolue de la matière ; ensuite j'affirme qu'elle peut se mouvoir spontanément. En vertu de ces deux premiers principes, le consciencisme est une philosophie profondément matérialiste.
La modestie est un abus de confiance si elle dissimule un vrai talent ou une erreur stratégique si elle avoue de réelles faiblesses.
L'épreuve est nécessaire à la vertu et l'or sort plus fin de la coupelle.
L'argent ne fait pas le bonheur. Le vice non plus, sans doute. La vertu ? Si peu. Qu'est-ce qui fait le bonheur ? Un peu de tout, peut-être ?
L'une des vertus des dames est la clémence, l'une des fonctions des dames est d'introduire un peu de mansuétude dans l'exercice de la puissance.
Le sentiment qui ne s'accompagne pas de discernement est une boisson fadasse, c'est un fait, mais le discernement que ne tempère pas le sentiment constitue une bouchée trop amère et trop sèche pour que l'homme parvienne à l'avaler.
Le rire est une chose humaine, une vertu qui n'appartient qu'aux hommes et que Dieu, peut-être, leur a donné pour les consoler d'être intelligents.
L'exemple d'une mère, en qui la vertu brille, est la grande leçon dont profite une fille.
Les maladies suspendent nos vertus et nos vices.
Mêle à ta sagesse un grain de folie.
La modestie profonde qui lui faisait avoir, non point d'affaires du tout (aucun ascétisme) mais peu d'affaires-comme si elle eût voulu qu'à sa mort on n'eût pas à "se débarrasser" de ce qui lui avait appartenu.
ien loin de se faire un crime de l'ambition, on s'en fait souvent une vertu ; ou si elle passe pour un vice, on la regarde comme le vice des grandes âmes, et l'on aime mieux les vices des grands que les vertus des petits.
La modestie n'est pas une vertu, seulement de la prudence.
C'est un bien petit espace qui sépare les vivants des morts. La preuve : vous pouvez le franchir en quelques secondes.
La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.
La sagesse et la bonté semblent viles à ceux qui ont l'âme vile.
Qualités, capacités ou vertus peuvent être truquées, alors que les vices appartiennent à la vérité.
La prudence surpasse les autres vertus comme la vue surpasse les autres sens.
La fausse modestie est le dernier raffinement de la vanité.
En politique, la sagesse est de ne point répondre aux questions. L'art, de ne pas se les laisser poser.
Et la jeunesse ? C'est sentir la folie du monde adulte et la refuser. C'est croire aux vertus de la parole, au profond désir de paix.
On doit des égards aux vivants ; on ne doit aux morts que la vérité.
La sagesse a ses excès et n'a pas moins besoin de modération que la folie.
Une vertu qui n'a jamais été tentée n'est pas une vertu : c'est une hypothèse.
La vertu est infiniment plus dangereuse que le vice. On ne peut la dénoncer, on ne peut que la punir.
Aujourd'hui la vertu est devenue si rare que ne rien faire de mal, ne faire du tout est vertueux.
Hypocrite. Celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n'a aucun respect, en retire l'avantage d'avoir l'air d'être ce qu'il méprise.
Les progrès de l'humanité se mesurent aux concessions que la folie des sages fait à la sagesse des fous.
La modestie rétrécit le coeur, qui ressemble alors à un petit galet extrêmement solide malgré sa petitesse ; il faut être solide pour pouvoir être sincère.
La vraie sagesse est une détermination résolue.