Etre bon, c'est être en harmonie avec soi-même. La discorde, c'est être forcé à être en harmonie avec les autres.
Nous avons fini, au bout de dix ans, par acquérir une vieille Austin. Elle ne nous a pas empêchés de tenir la motorisation individuelle pour un choix politique excécrable qui dresse les individus les uns contre les autres en prétendant leur offrir le moyen de se soustraire au lot commun.
La dissimulation nous enseigne toujours la dissimulation, et la seule question est de savoir si nous serons les maîtres ou les victimes de cet art. Question à laquelle l'amour de soi a tôt fait de répondre.
Additionne tes joies, soustrait tes peines, multiplie par toi et moi mais ne divise jamais par un autre... car je t'aime.
Ce que tu fais de valeureux aujourd'hui inspire les actions des autres dans le futur.
À force de parler on se trompe ; à force de manger on fatigue son estomac.
Ceux qui aperçoivent la lumière avant les autres sont condamnés à la poursuivre en dépit des autres.
Je veux qu'on se souvienne de moi comme d'une personne heureuse et humble, et comme quelqu'un qui a motivé les autres à ne jamais abandonner.
Plus les circonstances seront contre toi, plus ta force intérieure sera éclatante.
C'est un des traits fondamentaux des sociétés occidentales que les rapports de force qui pendant longtemps avaient trouvé dans la guerre, dans toutes les formes de guerre, leur expression principale, se sont petit à petit investis dans l'ordre du pouvoir politique.
On sait aujourd'hui que, dans la première phase de la lutte nationale, le colonialisme essaie de désamorcer la revendication nationale en faisant de l'économisme. Dès les premières revendications le colonialisme feint la compréhension en reconnaissant avec une humilité ostentatoire que le territoire souffre d'un sous-développement grave qui nécessite un effort économique et social important.
Il plus beau de transmettre aux autres ce qu'on a contemplé que de contempler seulement.
La vie ressemble à la maladie en ce qu'elle procède par crises et usure progressive, comme elle comporte aussi ses améliorations et aggravations quotidiennes. Mais, à la différence des autres maladies, la vie est toujours mortelle.
Répondant à un journaliste : Que voulez-vous que je dise de moi ? Je ne sais rien de moi ! Je ne sais même pas la date de ma mort.
À la question de savoir quel vin il trouvait agréable à boire, il répondit : " Celui pour lequel les autres paient. "
La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l'apparence de la faiblesse.
Je pratique l'autodérision. La dérision n'a d'intérêt que si on se l'applique à soi même. Sinon, c'est de la cruauté.
Ce petit appendice (à transformations !) que nous autres hommes nous avons au bas du ventre, qu'il nous fait faire des folies !
Je préfère promouvoir New York que n'importe quoi d'autre dans ce monde parce que New York pour moi signifie le monde.
Savez-vous bien que c'est qu'aimer ? C'est mourir en soi pour revivre en autrui.
J'appelle intellectuel celui qui brûle d'expliquer aux autres ce qu'il n'a pas comprit lui-même.
La politique est l'art de profiter des sottises des autres et de s'en faire des rentes.
Le monde, tel que nous le connaissons, est ce lieu où les grands affrontent les petits, sans que les uns ou les autres soient jamais sûrs de leurs tailles respectives, et d'ailleurs tous se trompent.
On appelle cette mise en question de ma spontanéité par la présence d'Autrui, éthique. L'étrangeté d'Autrui - son irréductibilité à Moi - à mes pensées et à mes possessions, s'accomplit précisément comme une mise en question de ma spontanéité, comme éthique.
L'histoire n'a pas la forme d'un convoi dont les wagons en mouvement éloigneraient toujours davantage la gare, mais celle d'un conte de bonne femme où l'on pourrait, sans avoir même à traverser des forêts épaisses, retrouver endormi l'homme aimé.
La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique.
Cette hésitation devant le danger au dernier tournant du chemin, est la forme sous laquelle se montre le plus souvent et le plus clairement dans la vie la faiblesse de caractère. Rien n'est si funeste que de ne pas aller le front haut à un danger inévitable.
Encouragez l'innovation. Le changement est notre force vitale, la stagnation notre glas.
L'homme de bien ne demande rien qu'à lui-même ; l'homme de peu demande tout aux autres.
Quel homme est sans erreur ? Et quel roi sans faiblesse ?
Ils servent les noirs desseins des rois Perses depuis cinq siècles, des yeux noirs comme la nuit, des dents limées telles des crocs, dépourvus d'âme. La garde personnelle du roi Xerxès, l'élite des guerriers perses, la force de combat la plus meurtrière d'Asie : les Immortels. Nous mettons leur nom à l'épreuve.