Ce qui nous distingue de nos prédécesseurs, c'est notre sans-gêne à l'égard du mystère. Nous l'avons même débaptisé ; ainsi est né l'absurde.
Le pays a besoin d'une autre voie, qu'on apaise les choses.
Il n'y a pas de livre de règles, pas de bien ou de mal; il vous suffit de vous rattraper et de faire de votre mieux pour prendre soin de votre famille.
Vous devez accepter la réalité des autres. Vous pensez que la réalité est à négocier, que nous pensons que c'est ce que vous dites. Vous devez accepter que nous sommes aussi réels que vous êtes; vous devez accepter que vous n'êtes pas Dieu.
Celui qui préfère mourir de faim plutôt que de se faire nourrir par l'ennemi a l'esprit en paix.
Quand maman rigole On oublie qu'on a faim Que c'est l'heure de l'école Qu'on a peur des voisins
Ce qu'on appelle "mourir" c'est achever de naître et ce qu'on appelle "naître" c'est commencer à mourir. "Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle.
Rien à jeter dans le corps. Tout sert à danser.
Il y a deux Angleterres : l'une qui exploite et l'autre qui est exploitée : l'une qui dissipe et l'autre qui travaille ; l'une qui soutient les monopoles et les profusions gouvernementales, l'autre qui les combat ; l'une qui s'appelle oligarchie, l'autre qui s'appelle peuple.
On trouverait à peine dans les républiques modernes, et même dans les plans tracés par les philosophes, une institution dont les républiques grecques n'aient offert le modèle ou donné l'exemple.
Qui se plaît à bien dire, meilleur en retire.
On meurt comme on a vécu.
J'aime jouer des personnages étranges. Certaines personnes pourraient dire que cela a quelque chose à voir avec une partie cachée de moi-même, mais je pense que c'est beaucoup plus simple que cela : les gens normaux ne sont tout simplement pas très intéressants.
Au long des vieux hôtels parfumés d'autrefoisJe respire la fleur enchantée à mes doigts.C'est un soir tendre comme un visage de femme.
J'ai l'impression de vivre à une époque où il y a très peu de distinction entre le personnel et le professionnel.
Quelque chose se produit et puis cette même chose continue à se produire pour toujours.
Il n'y a pas de femme ou d'homme idéal, il y a des gens qui arrivent au bon moment de notre vie, c'est tout.
Aux vies qui ont soutenu la mienne je n'ai,Qu'un long monologue poudré de neige a partager,Nos vies qui s'écoulent chaque jour saignent,Nous ne sommes reliés qu'à nous mêmes.
Si je savais quelque chose utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l'oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l'Europe, ou bien qui fût utile à l'Europe et préjudiciable au genre humain, je le regarderais comme un crime.
En intimité maritime, le lagon est à la lagune ce que chacun est à sa chacune.
Pourquoi n'y aurait-il pas de vie sur les autres planètes ? Il y en a bien à Châteauroux.
Nous avons besoin d'entendre la parole de ceux qui savent, et non de ceux qui croient savoir. Besoin de les entendre ensemble, qu'ils communiquent, qu'ils échangent, qu'ils se nourrissent les uns les autres.
On a peur seulement quand on n'est pas d'accord avec soi-même.
Celui qui sait vraiment ce qu'il veut arrive toujours à l'obtenir.
Tout le monde a un ennemi à l'intérieur de soi.
Autant dire que nous ne savons plus notre langue et qu'à force d'apprendre celle des autres peuples, nous avons laissé la nôtre vieillir et se dessécher.
Cette vieille erreur, qu'il n'y a de parfaitement vrai que ce qui est prouvé, et que toute vérité repose sur une preuve, quand, au contraire, toute preuve s'appuie sur une vérité indémontrée.
La plupart des réalisateurs ont un chef-d'oeuvre par lequel ils sont connus. Kurosawa en a au moins huit ou neuf.
Le problème de certaines femmes, c'est qu'elles portent des robes qui laissent entendre qu'elles vont se mettre à chanter. A chanter faux évidemment.
Il y a bien des victoires pires qu'une défaite.
Y a-t-il un mystère à célébrer ? "Et bien ! mangeons", dit l'homme ; il ne dit pas : "Réfléchissons." Le ventre est le préposé aux grandes solennités.