Reconnaissez toujours que les êtres humains sont des fins et ne les utilisez pas comme des moyens à votre fin.
Au fond, si la mort n'existait pas, la vie perdrait son caractère comique.
Les hommes sont les êtres les plus faibles du monde parce qu'ils sont intelligents. L'intelligence est exactement l'art de perdre de vue.
Il faudrait écrire sans jamais penser qu'on sera lue ou alors par des êtres dotés d'une immense compassion et qui vous pardonneront d'user votre vie à restituer l'impalpable traversée des heures, des minutes, des secondes. Autant dire rien.
La mort fait l'importance de la vie.
Ne vous attachez qu'aux hommes estimables ; fuyez plus que la mort la société des lâches : nul ne les respecte, pas même leurs semblables.
Il est mort sans avoir à son lit solitaire,Une timide épouse échevelée en pleurs.
Autant le malheur est capable de frapper avec la rapidité de l'éclair, autant le bonheur est en général lent. Si lent, en fait que pour la plupart des gens la mort arrive bien avant.
Chez les êtres fiers et sans fortune, l'honneur est la seule richesse !
La mort n'existe que pour ceux qui restent.
Les discours racistes sont tous les mêmes : de la haine, de l'arrogance et un immense complexe d'infériorité qui cherche à se combler par la mort et les massacres.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
Celui qui prie pour empêcher la mort est aussi fou que celui qui prierait pour faire lever le soleil par l'ouest, sous prétexte qu'il n'aime pas la lumière matinale.
Celui qui craint la mort perd la vie
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
Le critique assassine l'auteur quand il est vivant, une fois mort le plus souvent il le ressuscite.
La bureaucratie ne se contente pas de se substituer au pouvoir politique placé au-dessus d'elle. Elle tend à se substituer aux administrés situés au-dessous d'elle. Elle offre des moyens illimités à l'intolérante passion du bien commun qui anime les meilleurs de ses hommes.
Maintenant nous allons montrer des scènes de la vie que je n'ai pas vécue. Si ce qui arrive parait tel que des êtres humains ne puissent pas permettre que de telles choses arrivent, c'est que vous n'avez pas lu les histoires de votre temps.
Ah ! Combien de testateurs regretteraient en mourant et leur vie et leurs biens, s'ils pouvaient voir après leur mort les figures de leurs héritiers.
La vie est un rêve dont la mort nous réveille.
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.
C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer.
La mort est ce merveilleux instant ou le lâcher-prise devient spontané.
L'amour comme la mort se plaît à confondre les conditions.
Mais qu'est-ce que j'ai fait à Lucifer pour mériter tout ça ?!... C'est injuste, à la fin !...
Je n'ai pas pleuré à la mort de mon père, de ma mère, de Carmet, de Barbara et de Truffaut. Car, pour moi, tous ces gens que j'ai aimés ne sont pas morts. Ils sont là, sans arrêt, autour de moi, et nous nous parlons.
Qu'est-ce qui distingue les anges de nous ? Leur très grand naturel. Comment s'appelle le chien qui mort son maître ? La gloire. Qui rit après sa mort ? La pluie dans le feuillage.
La mort vient pour nous tous à la fin.
Une pas assez constante pensée de la mort n'a pas donné assez de prix au plus petit instant de ta vie.
Laissez-moi vous parler d'un coeur qui souffre d'avoir perdu Dieu, errant sans fin dans la nuit sans espoir, ici à la lisière il n'y a pas d'étoiles, ici nous sommes raides, immaculés.
Celui qui feint d'envisager la mort sans effroi ment. Tout homme craint de mourir, c'est la grande loi des êtres sensibles, sans laquelle toute espèce mortelle serait bientôt détruite.