A l'égard de toutes les autres choses, il est possible de se procurer la sécurité ; mais, à cause de la mort, nous, les hommes, nous habitons tous une cité sans murailles.
Le plus heureux des hommes est celui qui désire le moins le changement de son état.
On se refuse de croire aux sottises des hommes intelligents ; quelle entorse aux droits de l'homme !
Aucun humain n'est réellement important, si ce n'est dans l'esprit et le coeur de ceux qui l'accompagnent avec bienveillance sur un bout de chemin.
Je voudrais être mort : c'est un souhait fréquent qui prouve, du moins quelques fois, qu'il y a des choses plus précieuses que la vie.
Ecrire sur le mépris de la mort lorsqu'on est en santé, c'est écrire sur le mépris des riches lorsqu'on est dans l'opulence.
J'appelle les fainéants, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites (...) tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques, à voter pour moi, à s'inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle. Le seul candidat qui n'a aucune raison de vous mentir !
La classe dite moyenne tient dans l'Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d'autres qui en sont les pieds.
Tous les hommes naissent comédiens et le sont, au moins dans leur enfance.
Qu'est-ce que la mort ? Un mauvais moment à trépasser.
Les hommes ont une façon de ne rien dire qui en dit parfois plus long que s'ils parlaient.
On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel.
La mort est un repos pour le Sage, et pour les autres une soumission.
Les femmes laides doivent sûrement en savoir un peu plus sur les hommes que les belles femmes.
L'esprit humain apprécie aussi peu les idées bizarres que le corps les protéines étranges et il leur résiste avec la même énergie.
On ne peut régner sur les hommes quand on ne règne pas sur leur coeur.
Pour notre corps, la mort n'est qu'une lessive.
La vie est un départ et la mort un retour.
Malheureusement, l'idéal de gloire et de patriotisme des polonaises, souvent réveillé par les velléités héroïques qui les entourent, est plus souvent encore déçu par la légèreté de caractère des hommes que l'oppression et l'astuce du conquérant démoralisent et corrompent systématiquement, sauf à écraser quiconque leur résiste.
Si les femmes n'avaient pas à répéter sans cesse pour que les hommes comprennent, elles auraient l'heur de se taire.
Il faut que les rouages tournent régulièrement, mais il ne peuvent tourner sans qu'on en ait soin. Il faut qu'il y ait des hommes pour les soigner, aussi constants que les rouages sur leurs axes, des hommes sains d'esprit stables dans leur satisfaction.
Si les hommes avaient mis le bonheur au-dessus de tout, ils seraient restés poissons ou même moins.
Seul un poisson mort navigue dans le sens du courant.
L'homme qui, du désert connaît le secret, ne peut vieillir. La mort viendra, tournera autour de la dune puis repartira.
La mort est une maladie de l'imagination.
Une femme qui aime les hommes n'aime qu'un homme.
Tout comme les rivières changent leur cours, l'idéal des hommes est aussi sujet à transformations.
Les hommes politiques se demandent pourquoi on ne les aime pas. Ils nous prennent pour des imbéciles. L'impardonnable, c'est qu'il leur arrive d'avoir raison.
Il y a des choses qui paraissent incroyables à la plupart des hommes qui n'ont pas étudié les mathématiques.
Les hommes qui ne savent pas jouer me font peur.
On dit que la mort est préférable à la honte, mais il faut rapidement ajouter que si la honte porte des fruits, la mort n'en porte pas.