La politique, ce n'est pas de résoudre les problèmes, c'est de faire taire ceux qui les posent.
Les grandes idées ont besoin de silence, de douceur, elles ont besoin qu'on les mette en confiance : il y a un côté réfugié politique dans une bonne idée de roman.
La politique est une guerre sans effusion de sang tandis que la guerre est une politique avec effusion de sang.
L'Histoire politique est souvent, hélas, le cimetière des différentes âneries humaines.
La démocratie n'est pas simplement la loi de la majorité respectant comme il convient le droit des minorités.
Montchrestien a inventé le terme, promis à un grand avenir, d'économie politique : "On ne saurait diviser l'économie de la politique, sans démembrer la partie principale du tout".
Le monde politique est une jungle.
Passer sa vie dans l'opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.
La démocratie n'est pas un état dans lequel les gens agissent comme des moutons.
La combinaison du pouvoir économique et politique dans les mêmes mains est une recette sûre pour la tyrannie.
L'expérience immédiate de la vie résout les problèmes qui déconcertent le plus l'intelligence pure.
Le peuple n'a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise...
Lorsque le peuple régnera dans la poésie, il sera près de régner dans la politique aussi.
Il faut donc garder la foi, malgré la défaite des politiques, car les hommes passent avec leur politique tandis que les générations se succèdent.
Un vieux soldat sait souffrir et se taire sans murmurer.
Tous les problèmes de la religion se ramènent finalement à un seul : le Dieu qui se révèle en moi est autre que celui que je devine dans l'univers.
Quand les problèmes arrivent, c'est votre famille qui vous soutient.
La guerre témoigne d'une incapacité à régler de façon complexe des problèmes fondamentaux.
Les guerres n'apportent jamais une solution correcte aux problèmes nationaux.
La publicité tombe trop souvent dans les mêmes travers que la politique ; en étant obsédée par les attentes du public, elle lui livre un discours insipide et sans relief.
Une justice sans morale devient injustice; de même qu'une morale et une justice qui ne font pas référence à Dieu dégradent l'homme, parce qu'elles le privent de sa mesure la plus exigeante, de ses possibilités les plus hautes, en lui [...] ► Lire la suite
Nous plaçons régulièrement la classe politique sous le plancher de la cave dans notre estime collective, et au bout du compte, nous allons tout de même courir la réélire.
Parler pour ne rien dire, marcher pour ne pas avancer. Vaut mieux se taire et rester assis.
Parfois la démocratie doit être baignée dans le sang.
Le secret de plaire dans les conversations est de ne pas trop expliquer les choses, les dire à demi, et les laisser un peu deviner ; c'est une marque de la bonne opinion qu'on a des autres, et rien ne flatte tant leur amour-propre.
Les droits de l'homme, fourre-tout simpliste mais avantageux, constituent le degré zéro de la pensée politique contemporaine.
Toute pensée qui se bornera aux combinaisons de l'économie politique sera infailliblement trompée dans les grandes affaires humaines.
La politique sociale, regardez : on met un pognon de dingue dans des minimas sociaux, les gens sont quand même pauvres.
La société politique contemporaine : une machine à désespérer les hommes.
Une femme peut tout faire, elle peut penser, parler, chanter, se taire quelquefois.
La politique c'est le coté gazeux de la nation : sa limonade, son champagne, ses pets.