Enlevez l'excitation du tabou... et tout retombe.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
Interdire totalement la parole, c'est atrophier ou annihiler la pensée. Le tabou n'est pas qu'une interdiction de nommer. C'est une interdiction de concevoir qui, si elle est efficace, entraîne l'impossibilité de concevoir.
Une femme sans pudeur est comme un plat sans sel.
Les femmes attachent de l'importance à la pudeur physique pour avoir moins à se soucier de la pudeur morale.
C'est par les robes décolletées que s'évapore peu à peu la pudeur des femmes.
La pudeur des femmes n'est que leur politique ; tout ce qu'elles cachent ou déguisent n'est caché ou déguisé que pour en augmenter le prix quand elles le révèlent.
Nous sommes armés pour beaucoup de choses, sauf pour l'essentiel, cette chose ineffable et inexprimable qu'est le miracle.
Les poètes n'ont pas la pudeur de ce qu'ils vivent : ils l'exploitent.
Nous devons veiller sur notre pudeur en présence de ceux qui ne peuvent en comprendre les fondements.
Gardez le charme d'une légère timidité sans en éprouver les terreurs, comme certaines femmes savent conserver le ravissant duvet de la pudeur alors qu'elles ne craignent plus l'amour.
Une fois de plus, il va nous falloir être ce cratère brûlant d'où va jaillir de nouveau la flamme des révolutions qui, par contagion, deviennent la cause commune de toutes les nations d'Europe. Nous allons ouvrir la brèche, nous n'avons [...] â–º Lire la suite
De belles couleurs existent, bien que nous ne le réalisions pas, elles sont aperçues derrière le voile que la pudeur a dessiné sur eux.
Ce n'est pas par pudeur que je ne montre pas mes enfants à tous les passants. C'est parce que je n'ai pas les moyens de payer la rançon.
La vraie pudeur est de cacher ce qui n'est pas beau à faire voir.
Faible serait l'attrait de la connaissance, s'il n'y avait pas tant de pudeur à vaincre pour y parvenir.
La Vérité, ou satisfaction de l'esprit, et la Passion, ou excitation du coeur, bien qu'elles soient, dans une certaine mesure, accessibles en poésie, sont bien plus facilement atteintes en prose.
La pudeur n'est qu'un artifice qui confère plus de valeur à l'abandon.
Le nouveau n'a d'attraits irrésistibles que pour les esprits qui demandent au simple changement leur excitation maxima.
C'est vrai. On aurait pu. Tu sais. On aurait pourtant pu s'aimer sans en crever. On aurait pu essayer d'être un couple d'une niaiserie rare, il paraît que l'amour rend con, on aurait eu une excuse. Se cacher dans des [...] â–º Lire la suite
L'indécence, le défaut de pudeur sont absurdes dans tout système : dans la philosophie qui jouit, comme dans celle qui s'abstient.
J'ai des cuisses molles, mais heureusement, mon ventre retombe par-dessus.
Je ne me fais pas d'illusions au sujet de l'homme que je suis et de l'âge que j'ai. Mais cela n'a rien avoir avec celui que je suis en studio ou sur scène, quand cette chose sort de moi. Ce feu qui est aussi lumineux et brûlant que lorsque j'avais 23 ans.
Le peuple français est comparable à un chat : même s'il tombe de très haut, il retombe en bonne posture.
La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire.
J'aimerais aller dans le sommeil comme j'avance dans l'amour : avec l'impossibilité d'en revenir, brûlant jusqu'au dernier tous mes vaisseaux chantants.
Quand j'étais jeune, j'attendais des gens plus qu'ils ne pouvaient en donner: une amitié sans fin et une excitation constante. Maintenant, j'attends moins de ce qu'ils peuvent réellement donner: rester près des autres en silence. Et leurs sentiments, leur amitié, leurs actions nobles me semblent toujours un miracle: une vraie grâce.
La pudeur leur va si bien quand elles en ont, si bien quand elles n'en ont plus, que je ne conçois guère de femmes qui ne désirent pas en avoir.
Un coeur joyeux est le résultat normal d'un coeur brûlant d'amour.
Quand la science rend service aux uns... ça retombe toujours sur le nez des autres.