Les poètes n'ont pas la pudeur de ce qu'ils vivent : ils l'exploitent.
Le luxe est le pain de ceux qui vivent de brioche.
La pudeur est la conspiration du silence de l'impudeur.
La modestie des orgueilleux est odieuse, insupportable.
L'intuition est une qualité féminine forte.
Les existences faibles vivent dans les douleurs, au lieu de les changer en apophtegmes d'expérience, elles s'en saturent, et s'usent en rétrogradant chaque jour dans les malheurs consommés.
La fausse modestie est le dernier raffinement de la vanité.
La pudeur est née avec l'invention du vêtement.
Les vieux, c'est pas la peine qu'ils vivent au ralenti si c'est pour mourir aux urgences.
Ce n'est pas par pudeur que je ne montre pas mes enfants à tous les passants. C'est parce que je n'ai pas les moyens de payer la rançon.
Le mulet est un animal décent qui a la pudeur de ne pas se reproduire.
Je suis tellement fatiguée de la peur. Et je ne veux pas que mes filles vivent dans un pays, dans un monde basé sur la peur.
Les poètes travaillent dans le noircomme des rapaces nocturnes ou des rossignolsau chant si doux,et ils craignent d'offenser Dieu.
Le grand espace éloigne les êtres. On ne vit une intimité complète que dans le cercle restreint d'un lieu aimé.
La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
La modestie va bien aux grands hommes. C'est de n'être rien et d'être quand même modeste qui est difficile.
Les poètes sont les voix de ceux qui n'ont pas de voix.
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, l'espace d'un matin.
La modestie ajoute au mérite, et fait pardonner la médiocrité.
On reconnaît l'aristocrate à la pudeur, au respect qu'il a pour la pudeur d'autrui.
Les mots restent, quoiqu'on en dise. Longtemps après qu'ils ont été prononcés, ceux qui blessent continuent de faire mal. Ils vivent en nous d'une vie tenace, douloureuse.
N'est-il pas étrange que les hommes se battent si volontiers pour la religion et vivent si peu volontiers selon ses règles ?
La pudeur est la conception la plus raffinée du vice. Elle parachève l'hypocrisie des sentiments.
Comme la cause et l'effet sont liés étroitement, ainsi deux coeurs aimants vivent unis, telle est la puissance de l'amour de ne faire qu'un.
Grâce à la bureaucratie et au socialisme, il n'y aura bientôt que deux partis en France : ceux qui vivent de l'impôt et ceux qui en meurent.
Les poètes trouvent d'abord et ne cherchent qu'après.
Les femmes et les hommes ne vivent pas selon le même modèle.
La fausse modestie est le chef-d'oeuvre de la vanité : montrant l'homme vain sous un jour si illusoire qu'il apparaît dans la réputation de la vertu tout à fait opposée au vice qui constitue son véritable caractère ; c'est un leurre.
Où les histoires s'arrêtent, ne sachant plus rien, les poètes apparaissent et devinent.
L'indécence, le défaut de pudeur sont absurdes dans tout système : dans la philosophie qui jouit, comme dans celle qui s'abstient.
Chaque homme craint au plus haut point de n'être plus pris en charge par quelque femme ou image féminine que ce soit. Personne ne peut vivre sans l'absolution d'une image féminine.