Le cinéma, c'est comme un père, ça fait rêver. Le théâtre, c'est comme une mère, on y revient toujours...
L'amour d'une mère c'est comme l'air : c'est tellement banal qu'on ne le remarque même pas. Jusqu'à ce qu'on en manque.
Le théâtre est une tribune.
Si la mère a ressemblé si parfaitement à la fille, il est certain qu'un jour, la fille ressemblera parfaitement à la mère.
Mon enfant, je sais que c'est pour la mère patrie que tu vas donner ta vie, tout le monde ici sait que tu ne reculeras pas, tout le monde ici est fier de toi, ton père est mort, tes frères sont morts, venge nous des hordes fascistes !
Les grands metteurs en scène sont toujours directifs. Après, ils ont chacun leur manière de l'être. Michael Haneke n'a pas la même façon de l'être que Chabrol par exemple.
Aveugle en ses tendresses, une mère d'un fils protège les faiblesses.
La morale du cinéma en Grande-Bretagne est que vous serez foutu à cause du temps.
Dans une passe étroite, il n'y a ni frère ni ami.
J'adore le cinéma mais il ne m'apporte pas la jubilation.
Une mère donne avec le lait à son fils la première leçon de reconnaissance.
Quand j'étais jeune, je croyais en trois choses: le marxisme, le pouvoir rédempteur du cinéma et la dynamite. Maintenant je crois juste en la dynamite.
Je suis à Lacanau, à une heure de Bordeaux. Je tourne le court-métrage d'un jeune mec, Édouard. Je suis logé face à la mer, dans un bungalow. Il fait beau. Le court-métrage est sur l'amour sans le sexe. Ah, le sexe ! Ça peut faire mal. A croire que c'est forcément de l'amour.
Pour faire la cour à une veuve, le meilleur moment est celui où elle revient de l'enterrement de son mari.
Tout le monde s'imagine que le gigantisme est un facteur de joie et de satisfaction pour un metteur en scène. Ce n'est pas vrai. Le cinéma doit aussi définir, examiner et creuser l'éternel humain.
Le théâtre de boulevard est un genre, léger, vif, un théâtre de divertissement.
Il n'y a peut-être pas de joie comparable à celle de la mère qui voit son premier-né.
De Sica est l'un des metteurs en scène que j'ai le plus aimé
Un parent pauvre est le produit le plus ridicule de la nature.
Mamiphères ! Nous avons devant nous une scène de crime : Touffe de poils !... Carcasse rongée !... Restes de... Aaah ! Non !... Brocolis !! Voilà ma théorie : Le dinosaure attaque Sid !... Sid réplique à coups de branche de brocolis... Réduisant le dinosaure... à l'état de légume !
La mise en scène de notre vie est aussi importante que le scénario. Chaque déplacement est une pierre qui se rajoute à notre monument.
Qui va loin revient près.
Je me souviens quand j'avais 26 ans. Mon père est mort quand j'étais jeune et ma mère n'avait pas beaucoup d'argent, alors j'ai pensé: "Je veux avoir un appartement avant l'âge de 26 ans". J'ai donc travaillé dans ce sens, essayant littéralement de faire des économies. Mais parfois, ces plans ne vont pas comme prévu.
Le théâtre c'est en réalité la genèse de la création.
Dans le cercle des poètes disparus, il y a cette scène où le prof de latin se tourne au réfectoire vers son jeune collègue révolutionnaire et lui dit : Montre moi un coeur débarrassé du fardeau de ses rêves, et je dirai : voilà un homme libre !
L'amitié c'est être frère et soeur, deux âmes qui se touchent sans se confondre, les deux doigts de la main.
Le théâtre a toujours placé en exergue du monde ce qui le déchirait. Il n'existe que dans le rapport à la blessure dont le terme le plus commun est la psychose, la folie : l'histoire du théâtre est une longue histoire de fous, de possédés.
Le cinéma est un divertissement, et les gens vont au cinéma parce qu'ils veulent se sentir bien et oublier tout.
Être juif, ce n'est pas avoir une mère juive ou un père juif, c'est avoir des enfants juifs.
Le cinéma est une seconde nature : c'est moi devant autrui.
Chassez le surnaturel, il revient à pas de loup.