Un homme de lettres peut avoir une maîtresse qui fasse des livres ; mais il faut que sa femme fasse des chemises.
De l'Inquisition aux nazis, la destruction obsède les oppresseurs qui, en anéantissant livres et auteurs, pensent éradiquer à jamais leurs idées.
L'auteur toujours aime à voir imprimés Et livrés au grand jour les vers qu'il a rimés.
Martine : Pourquoi ne restez-vous pas au lit ? Don Juan : La dernière maîtresse y resterait aussi. Or c'est la prochaine que je préfère.
Le roman est ennemi de la vitesse, la lecture doit être lente et le lecteur doit rester sous le charme d'une page, d'un paragraphe, d'une phrase même.
Les collectionneurs qui collectionnent pour collectionner, ces maniaques, et il n'en manque pas, qui dépensent une fortune pour ranger sous vitrine aussi bien des boutons de culotte que des livres rares, peu importe.
J'ouvre des livres comme une certaine fureur ouvrait la bouche de l'oracle.
Une vraie dame est celle qui ne montre jamais ses dessous de façon non délibérée.
L'opinion, souveraine maîtresse des effets.
Le succès d'un amant dépend beaucoup de sa façon de prendre congé.
Le Grand Turc s'est bien aperçu que les livres et la pensée donnent plus que tout autre chose aux hommes le sentiment de leur dignité et la haine de la tyrannie.
La vraie lecture commence quand on ne lit plus pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
On peut facilement tirer tant de livres de la vie et l'on peut tirer si peu, si peu des livres.
Qu'est-ce qu'un amant ? C'est celui qui s'attache aux femmes qui se détachent.
Les livres agissent même quand ils sont fermés.
Les livres font d'excellents cadeaux car ils peuvent dévoiler des secrets cachés.
Lire trop de livres est nocif.
Un auteur se croit un génie quand ses livres ne se vendent pas.
Il est plus facile de lire que d'écrire. Mon père prétend que je lis trop vite et qu'une lecture précipitée n'a pas beaucoup de valeur. Il faut prendre le temps de s'interroger sur ce que l'on vient de lire. Une lecture dépourvue de réflexion équivaut à engloutir une soupe claire.
Une femme qui n'a qu'un amant croit n'être point coquette ; celle qui a plusieurs amants croit n'être que coquette.
L'histoire, ce témoin des siècles, cette lumière de la vérité, cette vie de la mémoire, cette maîtresse de la vie.
Il y a tellement de rebondissements dans mes livres qu'on les croirait en caoutchouc.
Les livres ne peuvent être anéantis par le feu. Les hommes meurent, pas les livres. Aucun être, aucune force ne peut abolir la mémoire.
Un recueil de pensées ressemble à ces lignes militaires trop étendues que l'ennemi peut percer en mille endroits.
Comment peut-on empêcher une grosse dame de chanter quand on a oublié sa mitraillette ?
Certains livres ressemblent à la cuisine italienne : ils bourrent, mais ne remplissent pas.
Les fonctionnaires sont comme les livres d'une bibliothèque : les plus haut placés sont ceux qui servent le moins.
L'Assassin, fidèle amant de la Nuit, se présente devant sa maîtresse à l'épouvantement du paysage qui voit les deux figures blêmes s'accoler au milieu des fleurs d'aconit.
Je reçois des lettres de petits filles qui me supplient de les adopter.
Elle m'y trouve non comme un amant mais comme l'homme qui vit avec elle, qui est là parce qu'il n'y a aucune raison qu'il ne soit pas là, qui lit un journal, qui écoute un disque ou qui téléphone pour ses affaires.
Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout.