Je ne tuerais pas mes ennemis, mais je les ferai tomber à genoux.
Ce que mon désir brave, mon désir le conquiert.
Que le papier parle et que la langue se taise.
C'est vieux comme l'histoire. C'est le Club de Rome, la croissance zéro. C'est une philosophie, celle de l'ascèse. Mon bon monsieur, on mange trop, il faut manger moins. Vous serez plus beau, plus mince et plus sain.
Dans une langue aussi riche que la nôtre, il est normal que les mots, serrés côte à côte, finissent par se ressembler visuellement tout en exprimant des images différentes voire opposées.
Depuis la mort de mes parents, je les croise, dans les rues, même à l'étranger, voûtés, marchant à pas menus. Ils reviennent me hanter sous la forme d'inconnus, tous les seniors de France me parlent d'eux, me donnent de leurs nouvelles.
Ça se passe mal. Ça s'est vraisemblablement toujours mal passé sur notre planète. Peut-être que dans un avenir proche, des millions de gens vont s'installer sur une autre planète et que, dès lors, c'est sur cette autre planète que ça va mal se passer.
L'humanité se prend trop au sérieux ; c'est le péché originel de notre monde.
Les Français croient qu'ils parlent bien le français parce qu'ils ne parlent aucune langue étrangère.
J'ai trouvé mon île au trésor. Je l'ai trouvée dans mon monde intérieur, dans mes rencontres, dans mon travail.
Que mes descendants n'autorisent pas d'oeuvres choisies. Tout choix dans un esprit est un amoindrissement. L'eunuque est un homme dans lequel on a choisi.
L'industrie cinématographique, ça consiste à sortir des saloperies sans substance parce que la télévision a détruit notre sens de la culture.
La contrainte, autant que la liberté, est partie intégrante de notre identité humaine.
Nous passons notre vie à désirer, à désirer surtout ce qui nous fuit et qui ne nous paraît désirable que pour cette seule raison.
Être poète à ses heures, rien qu'à ses heures, voilà le secret de la grandeur des nations, me disait, dans mon enfance, un bourgeois de la grande époque.
Dans mon métier, il faut de la chance, et j'en ai eu.
- Regardez-ça mes petits, un oiseau tombé du nid, un petit oiseau qui n'a jamais appris à voler. - À mon grand regret... Mais, il n'est jamais trop tard pour apprendre.
S'il est un miracle de cette civilisation qui a su compter jusqu'à deux mille ans, il réside dans notre émerveillement devant la naissance de chaque humain, quel qu'il soit.
A notre époque, lorsqu'une mite s'attaque à un maillot de bain féminin, c'est sûrement qu'elle est au régime.
J'ai une hostie collée au palais. Je n'ose pas bouger la langue, je n'ose pas remuer les mâchoires, parce que si je mords dedans, il paraît que ça va saigner. Je ne peux pas me servir de mon doigt pour la décoller, c'est interdit, c'est un péché mortel.
J'écoute mon corps, il me parle sans répit.
- Tu n'aura plus le chapeaux ni le manteaux de personnes d'autres non plus. - Pourquoi tu fais ça ? - T'es avec moi maintenant. - Je ne sais rien de toi, je t'ai à peine vu. - J'ai grandi [...] ► Lire la suite
Un médecin de mes amis professe que, dans leur première jeunesse, les femmes ne mettent au monde que des rejetons médiocres. Il prétend avoir vérifié que les enfants remarquables, soit par la vigueur, soit par leur beauté, soit par leurs dons, ont été généralement conçus par des mères âgées au moins de trente ans.
C'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer.
Pour tomber on se débrouille seul, mais pour se relever la main d'un ami est nécessaire.
Nous ne cesserons jamais d'être des êtres humains, même si nous gagnons malhonnêtement notre argent, mais nous nous détruirons tout à fait si nous sommes faux dans nos relations à autrui.
Je me suis toujours demandé comment je serai une fois adulte. Genre est-ce que je me ferai du fric ou est-ce qu'un jour je deviendrai quelqu'un d'important ? Parfois ce qu'on désire le plus au monde ne se produit pas. Et [...] ► Lire la suite
Tout mon coeur vous préfère à cet heureux rival ; pour m'avoir toute à vous, devenez son égal.
Les événements paraissent tristes, agréables ou pénibles, non parce qu'ils le sont en réalité, mais parce que nous croyons qu'ils le sont et que la lumière sous laquelle nous les regardons dépend de notre propre jugement.
À 9 ans mon agent m'a dit que j'avais le nom d'un tortue ninja.
J'essayai de dégager ma main de celle de mon père; lui croyant que j'avais glissé, me serra plus fort.