Tel a le chapelet en main, qui a le diable au corps.
Tout captif porte dans sa main gauche le pouvoir d'anéantir sa servitude.
Le corps meurt, mais les écrits et le souvenir lui survivent.
Qu'il est doux de mourir quand notre âme s'afflige, Quand nous pèse le temps tel qu'un cuisant remords.
Il est parfois dans la vie de ces rencontres bizarres qui décident de vous comme une main détermine les mouvements d'un pantin.
Le monde physique paraît l'ouvrage d'un être puissant et bon, qui a été obligé d'abandonner à un être malfaisant l'exécution d'une partie de son plan. Mais le monde moral paraît être le produit des caprices d'un diable devenu fou.
Neige au blé est tel bénéfice Qu'au vieillard la bonne pelisse.
Moi, c'est mon corps qui pense. Il est plus intelligent que mon cerveau. Il ressent plus finement, plus complètement que mon cerveau. Toute ma peau a une âme.
Quand on vit enfin, on ne réfléchit pas sur ce qu'on vit : on en profite tout simplement. Le questionnement vient après, une fois que le corps s'est délesté de sa fureur de vivre.
Les hommes comptent presque pour rien toutes les vertus du coeur et idolâtrent les talents du corps et de l'esprit.
Vous savez, un homme se juge toujours en fonction de l'équilibre qu'il peut établir entre les besoins de son corps et les exigences de son esprit.
La solitude rétablit aussi bien les harmonies du corps que celles de l'âme.
La douleur physique existe pour nous rappeler que nous sommes mortels. Quand on souffre dans notre corps, on découvre combien sotte et vaine est la vanité.
La mort sans l'Eglise est sans grandeur. Elle a l'air un peu d'une formalité administrative, d'une opération d'arithmétique physiologique, d'une soustraction charnelle : Un tel y était. Il n'y est plus. Ca fait moins un. A qui le tour ?...
Ce sont toujours les mochetés qui critiquent le physique des autres mochetés.
D'ailleurs, on ne prend pas un baiser à une femme à moins d'être une brute, un goujat, ou bien à moins d'être un novice.
Quand la nudité rend au corps un culte pur, c'est la chair qui est humiliée.
Je préfère avoir connu, une seule bouffée du parfum de ses cheveux, un seul baiser de ses lèvres, une seule caresse de sa main... que toute une éternité sans elle, un seul instant.
Accolade : C'est le baiser sans lèvres des hommes politiques qui ne s'aiment pas.
Le corps humain doit être allergique à l'air puisqu'il le recrache dès qu'il en avale.
À travers les événements du coeur, le corps incessamment réclame.
L'unité : voir, comprendre, sentir un autre tel qu'il est.
Deux idées fixes ne peuvent pas plus exister ensemble dans le monde moral que deux corps peuvent occuper une et même place dans le monde physique.
On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plaisir de dévorer tel ou tel que pour celui de le vomir.
Soixante-trois ans. Vouloir la vie comme si j'en avais trente. Un sac à dos épuisant. Des bouts de santé qui foutent le camp. Etre au mieux avec la mémoire. En couleurs ou noir et blanc. Selon le bouleversement.
Le plus intolérable serait un Dieu tel qu'on le souhaite.
Rien de tel que de rester chez soi pour un vrai confort.
Je pense trop. Être dans mon corps est beaucoup plus satisfaisant que d'être dans ma tête.
Lorsque je me tins devant toi, tel un miroir limpide, tes yeux plongèrent dans les miens et contemplèrent ton image. Alors tu me dis: «Je t'aime.» Mais en vérité, tu t'aimais en moi.
Un baiser fait moins de bruit qu'un canon mais l'écho en dure plus longtemps.
Peu d'entre nous font vraiment usage de leur cerveau. Le corps cesse de grandir après quelques années, mais l'esprit peut grandir toute la vie.