J'ai chanté plusieurs chansons en anglais mais j'avais mis un pupitre sur scène et je lisais ma chanson.
La photographie n'est jamais qu'un chant alterné de "Voyez", "Vois", "Voici" ; elle pointe du doigt un certain vis-à-vis, et ne peut sortir de ce pur langage déïctique.
J'ai eu une période où je copiais plein de mecs, et je m'apercevais que je commençais à avoir la même voix qu'eux. Et lorsque j'ai rejoint AC/DC, ils m'ont dit d'être moi-même, j'ai vraiment eu carte blanche pour faire ce [...] â–º Lire la suite
Le contact avec la scène pour un artiste est très important.
Quand l'oiseau est près de mourir, son chant devient triste ; quand l'homme est près de mourir, ses paroles portent l'empreinte de la vertu.
La chanson la plus difficile à écrire est une chanson de protestation, une chanson d'actualité qui a du sens.
Dans la nouvelle scène je suis le seul qui sort du lot. Je suis le seul écrivain potable depuis Victor Hugo.
C'était si dégoûtant qu'on lui a shooté dedans, un coup chacun, et alors, à la place de chanson et de vomi, c'est du sang qui est sorti de sa vieille rote dégueulasse. Et puis on a continué notre chemin.
Berlioz n'eut jamais de chance. Il souffrit de l'insuffisance des orchestres et des intelligences de son temps. Voici aujourd'hui que le génie inventif de M. Gunzbourg, avec l'appui de la Société des Grandes Auditions Musicales de France, se charge de revoir et d'augmenter sa gloire posthume en adaptant à la scène la Damnation de Faust.
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
Un homme cultivé ressemble à une boîte à musique. Il a deux ou trois petites chansons dans le ventre.
Chemin faisant, que ce fut tendreD'ouïr à deux le chant joliQue l'eau du ciel faisait entendresur le toit de mon parapluie !J'aurais voulu, comme au déluge,Voir sans arrêt tomber la pluie,Pour la garder, sous mon refuge,Quarante jours, quarante nuits.
Je suis content d'avoir renoncé à la drogue et à l'alcool. Ce serait affreux d'être comme Keith Richards. Il est pathétique. C'est comme un singe souffrant d'arthrite qui essaie de monter sur scène et d'avoir l'air jeune.
Chaque mauvaise situation est une chanson de blues qui attend son heure.
Il suffit de chanter un chant de paix avec gesticulations et grimaces pour qu'il devienne un chant de guerre.
Le blues est facile à jouer, mais difficile à ressentir.
Les grands metteurs en scène sont toujours directifs. Après, ils ont chacun leur manière de l'être. Michael Haneke n'a pas la même façon de l'être que Chabrol par exemple.
La beauté potentielle de la vie humaine est constamment aggravée par le chant toujours récurrent de représailles de l'homme.
Mes chansons sont inspirées de ce qui m'arrive ou de ce qui m'est arrivé il y longtemps. J'ai des sensations qui reviennent avec dix ans de retard.
Seul est grand celui qui transforme la voix du vent en un chant que son propre amour aura rendu plus doux.
Une chanson ressemble à un rêve qu'on essaie de réaliser. Ce sont des pays inconnus où il faut s'introduire.
La mise en scène et la duperie sont des armes puissantes.
C'est toujours terrifiant de rester seul en scène devant un public sans rien dire, tout en s'efforçant d'être tout simplement.
Mes chansons sont essentiellement mes journaux intimes. Certains de mes meilleurs compositeurs sont sortis du temps quand j'ai traversé un cauchemar personnel.
Je m'endors partout.Je ne m'endors pas encore sur scène mais ça peut encore arriver.
Une chanson est forcément populaire.
Je pense au fameux vers de Shakespeare où le monde est une scène dont nous ne sommes que les mauvais acteurs.
Je ne marche jamais sur une scène sans me demander si je réussirai à terminer l'opéra. Le fait est qu'un chanteur consciencieux n'est jamais sûr de lui-même ou de rien.
Ne pas être sexy sur une scène de rock'n roll, c'est un handicap.
Ecrire est une manière de mettre en scène le secret, l'interdit, la passion, l'énigme, l'inachevé, l'inavouable.
Je pense quand on a la chance d'être à un niveau professionnel, encore une fois presque économique dans ce métier, qu'il est intéressant, même honnête à la limite d'aider les jeunes metteur en scéne dans leurs premier film.