Quand l'avocat prête, il achète.
Un avocat sans histoire ni littérature est un mécanicien, un simple maçon ouvrier; s'il en possède quelque connaissance, il peut se dire architecte.
Peut-être l'ivresse d'écrire se suffit-elle déjà largement à elle-même ? Et peut-être un lecteur clandestinement amoureux en vaut-il des milliers qui n'ont acheté que la beauté des juges ?
Un critique de rock, journaliste mondain, doit se choisir un look pour devenir quelqu'un. On peut aller à droite, les cheveux demi-longs, avec une cravate et des complets-veston. On peut aller à gauche, avec les cheveux courts et des allures de super de vrai conquistador.
Une vente de charité est une réunion où l'on achète des objets qui proviennent d'un grenier et qu'on s'empresse de fourrer dans sa cave.
Tant que la méchanceté n'a pas mûri, elle est prête à tout moment à se transformer en hystérie.
Coucher avec quelqu'un peut être une façon d'esquiver un processus plus ardu de connaissance de l'autre, comme quand on achète un livre pour éviter d'avoir à le lire.
Qui prête se déshérite, qui donne s'abandonne.
Ce serait beau, l'honnêteté d'un avocat qui demanderait la condamnation de son client.
La civilité que l'argent achète s'étend rarement à ceux qui n'en ont pas.
Il y a un plaisir délicieux à serrer dans ses bras une femme qui vous a fait beaucoup de mal, qui a été votre cruelle ennemie pendant longtemps et qui est prête à l'être encore.
Celui qui a pitié du pauvre prête au Seigneur à intérêt, et il lui rendra ce qu'il lui aura prêté.
Je n'ai jamais prêté d'importance à la façon dont j'allais mourir, mais mourir à la place de quelqu'un que j'aime semble être une bonne façon de partir !
Les journalistes sportifs, qui ont ceci de particulier qu'ils ne sont ni journalistes, ni sportifs. On peut être journaliste ET sportif. On peut être journaliste OU sportif. Mais il est aberrant de laisser croire qu'il existe quelque chose qui ressemble à un journaliste sportif, c'est-à-dire un journaliste dont la spécialité est le sport.
Qui prête de l'argent sans garantie, perd l'argent et l'ami.
Plus elle se prête au changement, plus l'oeuvre classique est vitale.
Le journaliste : un type qui travaille plus dur qu'aucun autre fainéant dans ce monde.
Différence entre épouse américaine et française : lorsque l'une et l'autre ont compris ce que leur mari a en tête, la première va consulter son psychanalyste, la seconde achète un déshabillé particulièrement sexy.
Aux anciens locataires : " Moi j'ai acheté cet appartement du quinze au trente,, si tout le monde dépasse d'une demi-journée, qu'est ce qui se passe : l'année prochaine, moi, je skie au mois de juillet".
- ... Moi ça fait vingt ans que je prends le métro, j'ai jamais rencontré personne. Pendant des années, j'étais persuadée que l'homme de ma vie m'attendait dans chaque wagon, alors à chaque station je regardais les hommes monter. - Et alors ? - Ben rien, j'ai acheté une voiture.
L'arbitre a toujours été acheté par l'autre camp.
Le journaliste a une audience ciblée, il sait à qui il parle. La fiction s'adresse à tout le monde, sans but précis.
Il ne suffit pas de "voir" un objet jusque-là invisible pour le transformer en objet d'analyse. Il faut encore qu'une théorie soit prête à l'accueillir.
Je trouve le métier de journaliste dur et chronophage. Et puis c'est un métier où l'on ne vieillit pas bien.
Ce qu'on achète coûte moins cher que ce qui vous est offert.
Je suis méditerranéenne. Mon père était corse et ma mère bordelaise. Les femmes de Bordeaux étaient habillées de noir et les femmes corses aussi. Quand il a fallu que je trouve quelque chose pour mettre sur mon dos, j'ai acheté un pantalon noir et un chandail noir.
Quelle étrange chose que la propriété, dont les hommes sont si envieux ! Quand je n'avais rien à moi, j'avais les forêts et les prairies, la mer et le ciel ; depuis que j'ai acheté cette maison et ce jardin, je n'ai plus que cette maison et ce jardin.
La réputation qu'on nous prête ne change rien à ce que nous sommes en réalité. Voilà pourquoi il faut mépriser les jugements plus ou moins faux que l'on porte sur nous.
La réalité expliquée de manière claire et sans tabou, intégrant une pointe d'humour, le journaliste ne cherche pas à endoctriner mais à informer, et c'est ce qui fait la différence.
Quand on achète une maison, on regarde les poutres ; quand on prend une femme, il faut regarder la mère.
Aucun journaliste ne sait plus ce qu'est une bonne nouvelle.