Chaque nuit, quand je vais au lit, j'espère ne jamais me réveiller, et chaque matin renouvelle ma douleur.
Si le chagrin comme le feu produisait de la fumée, l'univers en serait à jamais obscurci.
O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur ; le souvenir de la douleur est de la douleur encore.
La seconde moitié de notre vie n'est employée qu'à porter le deuil de la première moitié.
J'parle au monde de la nuit de jour, j'parle au monde de la rue toujours.
C'est drôle de voir comment, même longtemps après que vous ayez accepté le chagrin de perdre quelqu'un que vous aimez et que vous viviez vraiment dans votre vie, de temps en temps, quelque chose se présente, qui joue "gotcha", et pendant un instant le tissu cicatriciel se sépare et la plaie est à nouveau brute.
Le diamètre de la terre est supérieur au diamètre de la lune et le diamètre du soleil est supérieur au diamètre de la terre.
Il n'est de souffrance aussi grande que le souvenir de la joie dans le chagrin présent.
Entre le chagrin et le néant, je choisis le chagrin.
Faute d'argent, c'est douleur non pareille.
La douleur est toujours plus intense que le plaisir... et s'impose plus à nos souvenirs.
L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console.
Mieux vaut étudier que jeûner tout un jour et veiller toute une nuit pour méditer en vain.
De beaux fragments tout ruisselants Leurs déroulements indolents L'un après l'autre Au fur et à mesure que je me les rappelle et que j'y pense Des vrais poèmes Ce que nous appelons poèmes n'est qu'image Les poèmes de l'intimité de [...] â–º Lire la suite
J'attends la mort avec l'impatience d'une vierge au soir de ces noces : pour passer ma première nuit avec Dieu !
Et si ces ténèbres avaient un nom. Et si ce nom... c'était le votre.
Qu'importe la douleur d'aujourd'hui puisqu'elle est le commencement d'autre chose !
Le coeur de deux chambres se compose Dans lesquelles habitent Joie et Chagrin Lorsque Joie dans l'une s'éveille, Dans l'autre s'endort Chagrin, O Joie, prenez garde ! Parlez donc bas, De crainte d'éveiller Chagrin.
Rêve de belles punaises cette nuit !!
La nuit dure longtemps mais le jour finit par arriver.
Le chagrin est égoïste, et ne peut recevoir de remède de ce qui ne le touche pas.
La douleur ça na s'exprime pas avec des mots nobles. Ça peut sortir par de petites plaisanteries tristes, petites vieilles grimaçant aux fenêtres mortes de mes yeux.
Homme, n'enfonce point ton chapeau sur tes yeux ; fais parler ta douleur !
La leçon la plus importante que l'homme puisse apprendre dans sa vie n'est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu'il dépend de nous d'en tirer profit, qu'il nous est loisible de la transmuer en joie.
L'homme a beau étendre le cercle de ses idées, sa lumière n'est toujours qu'une étincelle promenée dans la nuit immense qui l'enveloppe.
Celui qui s'est préparé tôt pour la nuit n'est pas surpris par les ténèbres.
On s'oublie soi-même lorsqu'on s'endort. Et au réveil on se souvient de soi.
La nuit est sombre et pleine de terreurs... mais le feu les brûle toutes.
J'ai été en Laponie. J'ai été réveillé un matin : « Police ! Qu'est-ce que vous avez fait dans la nuit du 23 novembre au 27 avril ? ».
Il y a toujours une certaine heure du jour et de la nuit où le courage d'un homme est au plus bas, et c'était cette heure-là seulement qu'il redoutait.