Calvitie : toujours précoce - et causée par des excès de jeunesse ou la conception de grandes pensées.
Ce qu'on nomme l'Histoire n'est qu'un roman inlassablement réécrit.
Le roman est devenu une enquête générale sur l'homme et sur le monde.
L'amour n'est que le roman du coeur : c'est le plaisir qui en est l'histoire.
Il se passe, entre un roman et son lecteur, un phénomène analogue à celui du développement des photos, tel qu'on le pratiquait avant l'ère du numérique.
La jeunesse est une ivresse continuelle ; c'est la fièvre de la santé ; c'est la folie de la raison.
Faites que la beauté reste, que la jeunesse demeure, que le coeur ne se puisse lasser et vous reproduirez le ciel.
La jeunesse veut l'espace ; la vieillesse, le temps.
Le roman est ennemi de la vitesse, la lecture doit être lente et le lecteur doit rester sous le charme d'une page, d'un paragraphe, d'une phrase même.
Ce héros avait un frère, qui fut mon grand-père, et mon grand-père, comme tout le monde, avait une femme répondant au nom évangélique de Marie. Il lui fit onze enfants, dont huit survécurent à leur éducation chrétienne.
La jeunesse est ainsi, elle établit ses propres limites sans demander si le corps supporte.
Chacun est le fruit d'une éducation mais le plus grand éducateur, c'est la personne elle-même.
Mozart était tellement précoce qu'à 35 ans il était déjà mort.
Quand le réalisme s'impose comme la vision unique, qu'il brandit comme idéal de représentation la photographie, qu'il fait du roman sa chasse gardée, qu'est-ce qu'il reste à faire au poète ?
La jeunesse vraie, la seule, c'est d'aimer tout le monde sans distinction, cela seulement est vrai, cela seulement est jeune et nouveau.
Le temps, en compensation de tous les trésors qu'il nous ôte, donne à nos pensées une indulgence que la jeunesse ne connaît pas.
Le roman policier peut être en prise directe sur la vie, permettre à un auteur de traiter sous forme de roman de grandes affaires criminelles mettant en cause de hauts personnages, d'en montrer les implications politiques et policières.
Hélas ! Seuls les rosiers ont cette merveilleuse faculté de récupérer leur jeunesse perdue !
La jeunesse une fois passée, il est rare que l'on reste confiné dans l'insolence.
Le dix-neuvième siècle conserve durant sa plus grande partie une éducation féminine soumise aux modèles établis de longue date par l'usage, plus qu'aux modèles proposés par Talleyrand et Condorcet aux assemblées constituante et législative à l'aurore de la Révolution.
Hé Dieu ! si j'eusse étudié,Au temps de ma jeunesse folle,Et à bonnes moeurs sacrifié,J'eusse maison et couche molle;Mais quoi ? Je fuyais l'école,Comme fait le mauvais enfant.
La seule raison d'être du roman est de dire ce que seul le roman peut dire.
Le matin, c'est la jeunesse du jour. Tout y est gai, frais et facile. Il ne faut pas l'abréger en se levant tard.
Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur.
Le roman est une méditation sur l'existence vue au travers de personnages imaginaires.
Le roman rend aussi le silence : ce qui se dit lorsqu'il ne se dit rien, et là-dedans chacun voyage.
Tes cheveux sont comme le champignon d'une bombe nucléaire... Magnifiques !
Le roman est l'histoire du présent, tandis que l'histoire est le roman du passé.
L'histoire est un roman d'aventures, sanglant certes, mais toujours grand ouvert.
Le seul sport que je fais en ce moment, c'est parler trop vite et tirer des conclusions hâtives.