Il est des choses que les mots ne peuvent expliquer. Il faut les absorber sans l'aide des mots.
Les chanteurs juifs emploient un art et une méthode particulière de chanter. Ils sont inégalés dans l'art de couvrir la voix, de saisir une nouvelle clé, dans le traitement du chant rituel, et de surmonter les difficultés vocales qui se trouvent dans les mots plutôt que dans la musique.
Un écrivain n'a pas plus de légitimité que quiconque à analyser à chaud les drames qui laissent la société sidérée. Il peut en revanche s'intéresser au sens des mots qui prétendent dire les événements.
L'immoralité est un mythe inventé par les honnêtes gens pour expliquer la curieuse attirance qu'exercent les autres.
Il est bon de noter combien la charge affective des mots : bien-être, joie, plaisir est différente. Le bien-être est acceptable, la joie est noble, le plaisir est suspect.
Énigme du monde, j'ai peur qu'elle n'ait que deux mots : propagation pour les espèces et douleur pour les individus.
La meilleure aide sociale jamais fournie, c'est un travail.
Les mots peuvent causer de la confusion et créer des enchevêtrements ; mais l'absence de mots engendre une obscurité totale.
S'en souvenir comme d'hier... Décision prise sans préméditation discutant avec une copine et m'entendre dire : « Moi j'me casse, j'monte à Paris, j'veux plus de cette vie où jamais demain ne veut dire quelque chose. ». Une grande phrase à la con [...] ► Lire la suite
C'est curieux comme l'argent aide à supporter la pauvreté...
La vanité et la fierté sont des choses différentes, bien que les mots soient souvent utilisés comme synonymes. Une personne peut être fière sans être vaniteuse. La fierté se rapporte davantage à notre opinion de nous-mêmes ; vanité, à ce que nous voudrions que les autres pensent de nous.
La moindre phrase un peu sincère est un réquisitoire aveugle, plein d'incompréhension et d'injustice, simplificateur à l'extrême.
Dans une langue seconde, les mots sont simplement plus éloignés de la réalité que dans la langue maternelle.
Définir, c'est entourer d'un mur de mots un terrain vague d'idées.
Il y a un sommet où la douleur vole de ses propres ailes, ainsi il y a une certaine intensité de la pensée où les mots n'ont plus part. Les mots conviennent à une certaine précision de la pensée, comme les larmes à un certain degré de la douleur.
Les mots me manquent quand je parle de toi. Si tu savais le mal que je me donne pour étouffer le mal que tu m'as fait.
Chacun n'a qu'un certain nombre de mots en lui.
Voir avec horreur comment simplement possible le moment où le souvenir de ces mots qu'elle m'a dits ne me ferait plus pleurer...
Les mots ?... C'est un maquis dans lequel on aime bien se mettre à l'abri.
Le départ, c'est souvent une pirouette pour s'échapper. Après coup, on trouve toutes sortes de bonnes raisons pour expliquer son geste, se justifier.
La musique devrait être les mots de l'âme.
Le roman est ennemi de la vitesse, la lecture doit être lente et le lecteur doit rester sous le charme d'une page, d'un paragraphe, d'une phrase même.
Les mots de la liberté sont grands chez un peuple qui n'en connaît pas la mesure.
Condamnés à expliquer le mystère de leur vie, les hommes ont inventé le théâtre.
Parfois je pense qu'on gâche nos mots et qu'on gâche nos moments. Et qu'on ne prend pas le temps de dire les choses qui nous tiennent à coeur quand on en a l'occasion.
Je te déteste comme cette phrase qui dit « c'était trop beau pour être vrai ».
Les mots Sont des maillots Pour l'esprit Collants quand ils sont neufs Ils flottent dès qu'ils ont servi.
La terre est bleue comme une orange Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Le style est autant sous les mots que dans les mots. C'est autant l'âme que la chair d'une oeuvre.
Une phrase trop chargée d'adjectifs est comme une armée où chaque soldat serait accompagné de son valet de chambre.
Les mots sont une vie indépendante de notre raison. Jouer avec eux nous révèle un monde étrange qui pourtant est le nôtre.