Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d'inquiétude qui n'est pas vulgaire, et auquel l'esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
Une mauvaise nature, déterminée à mal faire, quand elle ne peut pas se couvrir d'un beau masque, fait le mal à visage découvert.
La nature semblait avoir moulé sa tête pour l'Empire ou pour le gibet, taillé ses bras pour étreindre une nation ou pour enlever une femme.
Il n'y a rien d'aussi impardonnable que de consentir à une vie insensée sans but.
D'aucuns sont nés pour d'exquises voluptés,D'aucuns sont nés pour une nuit d'éternité.
Facebook sonne juste comme un frein, à mon époque, voir des photos de vacances des gens était considéré comme une punition.
Nos élus ne cessent de pondre des lois burlesques et une pléthore de fonctionnaires sont commis à la mise en application de règlements abscons, incohérents, souvent courtelinesques.
La tâche de chaque personne dans la vie est de devenir une personne de plus en plus meilleure.
La meilleure attitude philosophique à adopter envers le monde est une union du sarcasme de la gaieté avec l'indulgence du mépris.
Qui est prêt à combattre avec nous ? Je ne vois personne. Qui est prêt à donner à l'Ukraine la garantie d'une adhésion à l'OTAN ? Tout le monde a peur.
J'appartiens à une génération qui était, entre guillemets, "rebelle sans raison". Nous rêvions de nous éloigner de nos parents, mener notre vie en toute indépendance.
C'est beau de fabriquer sur scène une émotion, de faire partager du sacré, du spirituel, du charnel.
- Le seul banquier que j'ai connu est mort prématurément, il avait une femme ravissante - J'ai cru que vous alliez dire qu'il avait une femme ravissante celui-là. - J'allais pas dire celui-là, j'allais dire lui aussi.
Il y a une contradiction entre se consacrer à l'essentiel et vivre une vie sociale. Peu y parviennent.
Récréation. Période particulière d'ennui destinée à remédier à une fatigue générale.
La certitude est une région profonde où la pensée ne se maintient que par l'action.
Tout refus du langage est une mort.
Pourquoi est-ce qu'en matière d'impôts une légère augmentation vous coûte 500 francs alors qu'une réduction substantielle vous fait gagner 20 balles ?
L'art, c'est de franchir une frontière pour aller à soi.
Nous ne tenons pas à ce qu'une femme soit trop intelligente parce qu'alors, qu'est-ce qu'il nous reste ?
Un officier. Parce qu'il a une compagnie de soldats, il s'imagine manier des hommes.
Tout se paie. Il y a deux monnaies : l'argent et la satisfaction de vanité. Si vous avez le choix, et si vous êtes débiteur, payez en vanité, car c'est une monnaie que vous émettez vous-même et dont l'émission n'a [...] ► Lire la suite
Des innombrables classifications que Murphy faisait autrefois à la réalité brute, la moindre n'avait pas été celle qui la divisait entre plaisanteries qui avaient été une fois bonnes et plaisanteries qui n'avaient jamais été bonnes. Qu'est-ce qui aurait pu tellement [...] ► Lire la suite
L'amour est une histoire qui s'accomplit, au sens sacré : c'est un programme, qui doit être parcouru.
Dieu est également caché dans l'océan d'une goutte d'eau.
Si quelqu'un te lance une pierre, lance-lui du pain.
Il y a une joie dans le danger.
Je vous ai aimée plus que je n'ai jamais aimé une autre femme et je vous ai attendue plus que je n'ai jamais attendu une autre femme.
Une maison a besoin d'une grand-mère.
De nos jours vous pouvez aller dans une station service et trouver la caisse ouverte et les toilettes fermées. Ils doivent penser que le papier toilette vaut plus que les billets.
La grandeur de l'homme est qu'il peut trouver à peiner là où une fourmi se reposerait.
Les bras d'une femme ne doivent servir qu'à l'amour. Tout autre usage les avilit.
Il existe en nous des germes de ressemblance que développe l'amour. Un geste, une inflexion de voix, tôt ou tard, trahissent les amants les plus prudents.
Celui qui dit que deux et deux font quatre, a-t-il une connaissance de plus que celui qui se contenterait de dire que deux et deux font deux et deux ?
Nous troublons la vie par le soin de la mort ; l'une nous ennuie, l'autre nous effraye.
Nous aimons la morale quand nous sommes vieux, parce qu'elle nous fait mérite d'une foule de privations qui nous sont devenues une nécessité.
Les hommes pensent leur destin plutôt qu'ils ne le gouvernent mais c'est là déjà une grande dignité.
L'inconstance est souvent la marque d'une grande puissance de passions.
Le luxe des femmes est monté à de telles proportions, qu'il faut être bien riche pour en avoir une à soi. Il n'y a plus moyen que d'aimer les femmes des autres.
Certains hommes sont ainsi. Une seule femme existe pour eux. Et si cette femme devient inaccessible, ils sont incapables de la chasser de leur souvenir. Elle demeure en eux, ne changeant pas, ne vieillissant pas.
Les vrais mobiles de nos actes ne sont-ils pas souvent dissimulés derrière une façade d'autant plus facile à ériger qu'elle répond à une nécessité instinctive ?
L'ennui avec les révolutions, c'est qu'à peine l'une terminée, il faut vite préparer la suivante afin de chasser du pouvoir ceux qui s'en sont emparés pour le bien de tous et en ont fait leur profit exclusif.
Nous sommes à la fois tentés par l'hominisation des animaux, qui révèle souvent nos projections fantasmatiques, et par la bestialisation des hommes, autre manière pour nous de figer l'autre dans une animalité indigne.
Une grande dignité est une grande servitude.
Un style, c'est une façon d'être, de vivre et de faire vivre, c'est une politesse suprême.
La musique est une grande bénédiction. Il a le pouvoir de nous élever et de nous libérer. Cela rend les gens libres de rêver. Il peut nous unir pour chanter d'une seule voix. Telle est la valeur de la musique.
J'aime travailler en équipe et chez Ferrari, il y a toujours une bonne coopération.
La vie de dirigeant est une succession de mauvaises nouvelles. Si l'on doit se souvenir de tous ses échecs, on ne s'en sort pas.
Désirer l'amitié est une grande faute. L'amitié doit être une joie gratuite comme celles que donne l'art, ou la vie. Il faut la refuser pour être digne de la recevoir : elle est de l'ordre de la grâce...
Même le choix le plus simple peut faire une énorme différence dans notre monde.