L'homme qui serait chaste ne serait plus un homme, mais un dieu tant il dominerait les autres par sa force musculaire et par le rayonnement de son intelligence.
Il y a un dieu pour les ivrognes, il y a aussi un dieu pour les acteurs.
L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut.
Qu'est-ce qu'un Dieu qui se fâche et s'apaise ?
L'homme a la conscience d'être Dieu, et il a raison, puisque Dieu est en lui. Il a conscience d'être un cochon et il a également raison parce que le cochon est en lui. Mais il se trompe cruellement quand il prend le cochon pour un Dieu.
Le hasard est une force merveilleuse, une force comparable à un Dieu voyageur chargé de documents, de fiches et de dossiers, de portraits aussi.
Quel est donc ce Dieu ? Un Dieu plein de bonté... Un Dieu plein de bonté trouverait-il du plaisir à se baigner dans les larmes?
Angoisse métaphysique : ou l'apaiser avec un Dieu, ou la noyer dans le plaisir, ou la guérir par des pilules.
Tout homme qui a une conviction, quelle qu'elle soit, a un dieu ; que dis-je, il croit en Dieu. Car toute conviction postule l'absolu ou y supplée.
Dans mes fluctuations les plus extrêmes, je n'ai jamais été athée dans le sens de nier l'existence d'un Dieu... Je pense qu'en général (et de plus en plus à mesure que je vieillis), mais pas toujours, qu'un agnostique serait la description la plus correcte de mon état d'esprit.
Aujourd'hui, le christianisme est en péril. Il s'est encombré de trop de choses. Il traîne avec soi toutes les fables orientales de l'Ancien Testament, comme s'i l'on devait sauver tout ce sublime bric à brac. C'est une grande faute. Il [...] ► Lire la suite
Chacun se façonne un dieu à sa taille.
L'homme est un merveilleux phénomène qui semble tenir tout à la fois : d'un animal, d'un néant, d'un miracle, comme d'un Dieu.
S'il y a un Dieu pour les ivrognes, pourquoi le reste de l'humanité en est-il privé ?
S'il est un Dieu, pourquoi Dieu permet-il le mal ? Question naïve. S'il est un Dieu, pourquoi obéirait-il à notre morale ?
Ne parle pas d'argent : je n'adore pas un dieu qui se donne si vite au dernier des drôles.
L'homme, c'est un ange, c'est un animal, c'est un néant, c'est un miracle, c'est un centre, c'est un monde, c'est un dieu, indigent de Dieu, capable de Dieu et rempli de Dieu, s'il le veut.
Il y a un dieu pour les fous et les ivrognes.
La philosophie nous montre bien qu'il y a un Dieu, mais elle est impuissante à nous apprendre ce qu'il est, comment et pourquoi il le fait. Il faudrait être lui-même pour le savoir.
Tous les cultes ou systèmes religieux de la terre sont fondés sur un Dieu qui s'irrite et qui s'apaise.
Les dieux ont définitivement fermé les portes de l'Olympe, et ils s'amusent sans nous. Ils se sont désintéressés de ces créatures qui se sont inventé un dieu unique à leur image, eux qui vivent parmi les faunes, les centaures, les [...] ► Lire la suite
Un Dieu ne devient dieu qu'au moment où il devient forme. C'est vrai. Mais il est vrai aussi, qu'au moment il devient forme, il commence de mourir.
Mais que peut faire un dieu d'autre chose qu'un "monde" ?
On continue à s'entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l'avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n'est pas le bon.
Le Dieu réel, c'est notre Dieu. Le Dieu des autres est un dieu doctrinal.
Tout a une explication naturelle. La lune n'est pas un dieu mais un grand rocher et le soleil un rocher brûlant.
Les voies de Dieu sont impénétrables, dit-on. Assurément. Je n'aurais jamais accepté, en aucune façon, de servir un Dieu dont les voies auraient été à la portée de la compréhension de l'homme.
Dans l'opinion qu'il y ait un Dieu il peut se trouver des difficultés, mais dans l'opinion contraire il y a des absurdités. Aussi reconnaître qu'il y ait une Dieu est la chose la plus vraisemblable que les hommes puissent penser.
Et qu'est-ce que l'amour ? Quelque chose d'effrayant, de monstrueux, qui dévore le coeur et dirige toutes vos pensées. Un sentiment disproportionné par rapport au coeur humain parce qu'à la mesure d'un dieu.
S'il y avait réellement un Dieu, serait-ce par des moyens aussi absurdes qu'il nous eût fait part de ses ordres ? Serait-ce par l'organe d'un bandit méprisable, qu'il nous eût montré comment il fallait le servir ?
Un Dieu existant - disait mon maître - serait quelque chose de terrible. Que Dieu nous en préserve !
Un Dieu compréhensible ne serait pas un Dieu.
Il n'y a qu'un Dieu ; l'humanité est une ; les fondements de la religion sont un. Adorons-le et rendons grâce pour tous ces grands prophètes et messagers qui ont manifesté son éclat et sa gloire.
Le plus intolérable serait un Dieu tel qu'on le souhaite.
Un Dieu, un but, une destinée !
Nous avons beaucoup d'écrits où l'on se refuse à convenir qu'il existe un Dieu. Mais nul athée, tant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.
S'il y a un Dieu, il est caché, il est ailleurs, il est hors du temps, il n'obéit pas à nos lois et nous ne pouvons rien dire de lui. Nous ne pouvons décréter ni qu'il existe ni qu'il n'existe pas.
On imagine assez bien un dieu, ayant créé un univers absurde, y jetant un être pensant pour voir si celui-ci trouverait un sens à tout cela.
Ah, s'il se trouvait un Dieu pour déclarer : "Croyez-moi !" et non pas : "Croyez en moi !".
Mon sentiment est, tout simplement, que s'il y a un Dieu, Il a fait un si mauvais travail qu'il ne vaut pas la peine d'en parler.
L'artiste qui recherche des formes ne sait pas toujours qu'il recherche un Dieu.
Une société a tout ce qu'il faut pour éveiller dans les esprits, par la seule action qu'elle exerce sur eux, la sensation du divin ; car elle est à ses membres ce qu'un dieu est à ses fidèles.
La perfection totale de l'oeuvre qui est un tout, un univers en soi et qui vous fait écrier : "Il doit y avoir un Dieu ! C'est Dieu qui s'exprime par cette oeuvre !" C'est si totalement inexplicable, la perfection...
Un Dieu naît. D'autres meurent. La vérité n'est ni venue ni partie : l'Erreur seule a changé.
L'esprit seul c'est le Dieu des hommes... La chair seule, c'est la brute. La chair et l'esprit, c'est l'homme, un dieu qui a des instincts de brute.
Qui ne touche pas à un dieu n'est pas exposé à sa vengeance.
Moi, je crois en Dieu, en un dieu de toutes les religions
Un dieu s'amusant et faisant ce pari de faire naître des hommes, sachant à l'avance qu'ils seront condamnés à l'enfer, cela me semble être un jeu débile.
Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C'est en affirmant à la fois qu'il existe et qu'il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu.
Quand l'homme comprendra-t-il qu'il n'est pas un dieu, mais une toute petite poussière dans l'univers ?