Il n'y a pas au monde de pire malheur que la servitude.
Tout amour est une servitude.
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
Les révolutions n'ont généralement pour résultat immédiat qu'un déplacement de servitude.
On accroît la servitude de l'homme en lui accordant des droits qu'il ne peut contrôler.
Le premier Mai c'est pas gai,Je trime a dit le muguet,Dix fois plus que d'habitude,Regrettable servitude.Muguet, sois pas chicaneur,Car tu donnes du bonheur,Pas cher à tout un chacun.Brin d'muguet, tu es quelqu'un.
La pauvreté a le pouvoir a le pouvoir de faire sentir aux êtres humains la pesanteur de la chair et la servitude lamentable de l'esprit.
Certitude, servitude.
Le clergé qui donne toujours l'exemple de la servitude, la prêche aux autres sous le titre d'obéissance.
Presque tous les hommes sont des esclaves pour la même raison que les Spartiates attribuent à la servitude des Perses - le manque de pouvoir pour prononcer la syllabe "Non". Pouvoir prononcer ce mot et vivre seul, sont les seuls moyens de préserver sa liberté et son caractère.
Quand je pense à ces gens qui flattent le tyran pour exploiter sa tyrannie et la servitude du peuple, je suis presque aussi souvent ébahi de leur méchanceté qu'apitoyé par leur sottise.
Disons donc ainsi, qu'à l'homme toutes choses lui sont comme naturelles, à quoi il se nourrit et accoutume ; mais cela seulement lui est naïf, à quoi la nature simple et non altérée l'appelle : ainsi la première raison de la servitude volontaire, c'est la coutume.
Les chiens se donnent à l'envi des femmes, fidèlement. Et s'ils changent, c'est de maître, mais non pas de servitude.
Et pourtant ce tyran, seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni même de s'en défendre il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s'agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner.
Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.
Il y a un sentiment de liberté à suivre ses caprices, et tout au contraire de servitude à courir pour son établissement : il est naturel de se croire digne de le trouver sans l'avoir cherché.
Les hommes ne sont-ils pas les propres artisans de leur servitude en s'imposant toute une bureaucratie qu'ils appellent du nom abusif de gouvernement.
C'est le fanatisme de la liberté, seul, qui peut avoir raison du fanatisme de la servitude et de la superstition.
Les seules libertés auxquelles nous soyons sensibles sont celles qui viennent jeter autrui dans une servitude équivalente.
C'est une grande servitude qu'une grande carrière.
La servitude avilit le despotisme.
Je ne vois que deux formes de servitude, soit que la liberté fasse oublier la justice, soit que la justice fasse oublier la liberté.
La guerre n'est pas si onéreuse que la servitude.