La meilleure preuve que les célibataires connaissent beaucoup mieux les enfants (et les femmes) que les pères de famille, c'est qu'ils ne se marient pas.
Il n'y a pas d'hommes impuissants. Il n'y a que des femmes feignantes.
Comment est-ce que vous voudriez rencontrer quelqu'un qui travaille pour Marianne ou Le Parisien sans être pris d'une envie de dégueuler immédiate ? La presse est quand même d'une stupidité et d'un conformisme insupportables, vous ne trouvez pas ?
Quand le roi, pour connaître ses droits, interroge les greffiers et les jurisconsultes, quelle réponse peut-il obtenir sinon un savoir établi du point de vue du juge et du procureur que lui, le roi, a créé lui-même, et où, par [...] ► Lire la suite
Le bonheur humain, s'il s'élève assez haut, ne meurt pas stérile ; de la prospérité naît un insatiable malheur.
Cela ne vaut pas la peine d'essayer de faire plaisir aux gens en se taisant ou en racontant ce qu'ils veulent entendre.
Il n'y a pas de vieillesse, on n'est vieux qu'à partir du moment où on prend son parti d'être vieux.
Il ne faut jamais avoir pénétré dans un asile pour ne pas savoir qu'on y fait les fous tout comme dans les maisons de correction on fait les bandits.
Ne méprise pas un homme, si demain tu dois le rencontrer.
Vivre, ce n'est pas seulement faire pour soi, mais aussi ce que l'on fait pour les autres.
il n'y a pas de peur plus affreuse que celle qui vous gagne quand on ne sait pas comment ni quand on va payer la facture des faveurs qu'on a reçues.
Il n'y a pas de différend entre le ministre des Finances et moi pour une raison simple : je déicde et il exécute.
Je n'ai pas besoin de faire des courses puisque je ne mange jamais.
Si les poissons ne dormaient pas, à quoi servirait le lit des rivières ?
Mettre le cap sur le temps qui nous reste à vivre avec l'assurance que celui que nous avons vécu jusque-là ne compte pour ainsi dire pas.
L'homme ne promène pas son chien, c'est lui qui est promené par son chien.
Il existe des gens bons et honnêtes qui ne possèdent même pas un morceau de pain, alors que les richards les méprisent en les appelant des "fauchés".
Homme, n'as-tu jamais goûté de ton sang, quand par hasard tu t'es coupé le doigt ? Comme il est bon, n'est-ce pas.
Les textes saints se sont trompés : il est bon - il est même excellent - que l'homme soit seul, mais il n'est pas assez sage pour chercher son vrai bonheur.
Ce que les mécaniciens de l'esprit n'ont pas compris, c'est que lorsque Dieu se manifeste, il n'a nullement besoin des sens : il entre en communication directe avec cette "aptitude au divin" qu'est l'âme.
Considérons l'opinion, la renommée, avec l'idée qu'elle doit non pas guider, mais nous suivre.
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
On ne choisit pas sa carrière ; elle s'empare de nous.
J'aime mieux être de ces écrivains dont on se demande pourquoi ils ne sont pas de L'Académie, qu'un de ceux dont on se demande pourquoi ils en sont.
Tous les matins en se levant, on devrait dire : "Chic ! je ne suis pas mort !"
Face aux immenses brassages médiatiques qui bouleverseront le paysage culturel, la radio ne sera-t-elle pas - et de plus en plus - l'alliée de l'écrit contre une prolifération de qu'il est convenu d'appeler du visuel ?
Il n'est pas inutile d'avoir quelques illusions sur la vie.
Je ne regrette pas les choses que j'ai faites, seulement celles que je n'ai pas encore faites.
Un corps verbal ne se laisse pas traduire ou transporter dans une autre langue. Il est cela même que la traduction laisse tomber. Laisser tomber le corps, telle est même l'énergie essentielle de la traduction.
Je voudrais que le lecteur ne soit pas simplement modifié pendant la lecture, je voudrais que quelque chose soit modifié aussi dans sa façon de voir le monde.
Le sexe, le genre et la sexualité ne prédéterminent pas un destin.
Si ceux qui ne sont pas avec nous, ô frères! Me dénigrent, ou ma doctrine ou le temple, il n'y a guère là motif à votre colère.
Un homme veut bien quitter une femme, mais il ne veut pas être quitté par elle.
Il importe essentiellement en politique internationale de ne jamais démunir son pays des moyens dont il peut avoir besoin, non pas seulement pour lui mais pour la communauté des nations solidaires.
Ne pas s'inquiéter du lendemain, oui, mais à condition de penser à aujourd'hui, de bien vivre aujourd'hui, sinon vous passerez chaque lendemain à réparer les conséquences des fautes commises la veille.
La flamme est le symbole de l'esprit : si vous ne l'alimentez pas, à la moindre difficulté, elle va s'éteindre.
Peut-on être un père quand on n'a pas le sentiment d'en avoir eu vraiment un soi-même ?
Ils n'aiment pas qui ne montrent pas leur amour.
Je pense que la magie est très liée au bonheur. Donc il n'y en a pas tout le temps, mais il y a de beaux moments de magie dans la vie de chacun.
Il n'est pas logique que vous soyez là pour toujours. Aucun parent n'est là pour toujours.
Ne méprisons pas les gens qui brillent, ils permettent d'apercevoir ceux qui sont éteints.
Il vaut mieux insulter les morts qu'insulter les vivants, on ne risque pas de se ramasser une baffe.
L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.
Ne mens pas pour le plaisir de parler.
S'il y a une seule oasis demeurée ici-bas, c'est bien le couvent, hors du monde, marchant à son rythme propre, et que l'agitation de vivre ne heurte pas continuellement.
L'ivresse n'est jamais qu'une substitution du bonheur. C'est l'acquisition du rêve d'une chose quand on n'a pas l'argent que réclame l'acquisition matérielle de la chose rêvée.
L'amour, n'est-il donc qu'une idée, qu'un rêve irréalisable ? Une recherche désespérée de la perfection ? Ne peut-il pas se traduire par des gestes imparfaits, préparer un repas, aller travailler, sans pour autant perdre sa splendeur ?
Si le monde tolère un malheur, n'est-ce pas pour le façonner à son usage, en tirer profit, le bâter, lui mettre un mors, une housse, le monter, en faire une joie ?
Devoirs : les autres en ont envers vous, mais on en n'a pas envers les autres.
On ne voit pas toujours ce que c'est qu'un visage.