Je ne discute jamais de questions liées à ma famille. Ils ne sont pas impliqués dans les affaires ou la politique. Cette question est essentielle, elle évite les éventuelles pressions politiques.
Pour unir une patrie, donnez-lui la guerre ou la Coupe du Monde.
C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
L'invention picturale ou la fantasmagorie littéraire permettent de supporter le réel désolé en apportant des compensations magiques.
Le pouvoir, de même que l'amour, l'art ou la découverte, prend ses racines dans la mort.
Le plaisir crée entre le monde et nous un état d'harmonie où la conscience tend à se dissoudre.
Là où la vie brûle, la mort vraiment n'est rien.
Les mots et la parole ont une force insoupçonnée. Ils sont la tourmente ou la brise. La pluie qui dévaste ou l'eau qui irrigue.
Les hommes ont ceci de commun, ils se rencontrent là où la politique les divise.
Où la pensée se raffermit, l'épithète se raréfie.
Il y a un instant où la mort a toutes les cartes et où elle abat d'un seul coup les quatre as sur la table.
La politique, c'est comme la musique ou la prostitution : il faut commencer jeune.
Deux manières de vieillir : l'esprit qui l'emporte sur la chair, ou la chair qui l'emporte sur l'esprit.
Où la réalité perd ses droits, le merveilleux se détraque vite.
Tout doit rentrer dans le creuset rénovateur où la mort verse continuellement de la matière pour la continuelle floraison de la vie.
Le meilleur ménage est celui où la femme gouverne sans le vouloir et où l'homme est gouverné sans que les tiers s'en aperçoivent.
En ces fêtes pascales où la vie triomphe sur la mort, l'espérance sur le désespoir, nous devons plus que jamais croire aux Pâques françaises tant il est vrai que c'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière.
La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d'action ; mais elle ne donne pas d'esprit ; elle en ôte.
Tout ce que le père de famille dit aux siens doit inspirer l'amour ou la crainte.
Le jour où la femme aura tous les droits, elle perdra tous ses privilèges.
Celui qui préfère la richesse ou la puissance à des amis sûrs n'a pas son bon sens.
Il y a aussi en tout voyageur un homme traqué, découvrant soudain sa solitude, son impuissance à entrer dans la comédie ou la tragédie qui se jouent autour de lui.
Personne ne comprend vraiment le chagrin ou la joie d'un autre.
Je refuse de suivre les règles où la société essaie de contrôler les personnes ayant une faible estime de soi.
Quand une plaisanterie de vous fait rire votre femme, c'est qu'elle est bonne... ou la plaisanterie, ou votre femme.
Elle est où la poulette ?
Je considère ma femme comme mon amante, et nous avons un lien qui va au-delà des mots comme la femme ou la petite amie ou la mère.
Les femmes, c'est le quotidien mis au premier plan : d'où la peur qu'il faut avoir des femmes.
Il y a peu de personnes en qui on ne voie des endroits faibles par où la tentation a pu entrer.
De deux choses l'une : ou la parole vient à bout de l'érotisme, ou l'érotisme viendra à bout de la parole.
La notoriété, comme le couple ou la vieillesse, rend prévisible.
Dans l'histoire de l'humanité, il n'y a jamais eu de système symétrique au patriarcat, c'est à dire une situation où la femme dominerait l'homme dans tous les domaines, politique, économique, domestique, religieux, culturel.
Où la passion rôde, la compétition guette. Ou serait-ce l'inverse ?
- On voit en vous le Léonard de Vinci du siècle. - N'importe quoi, je ne suis pas peintre. - Que pensez vous de votre autre surnom: « le marchand de mort » ? - C'est pas mal. Mrs Brown, c'est un monde [...] ► Lire la suite
Lorsque arrive le moment ou la vie est tout ce qui vous reste, vous vous rendrez compte que les possessions matérielles vous importent peu.
Le paradoxe, ou la clé, ou l'attrape-nigaud, c'est que l'affirmation de notre volonté est le fondement de notre esclavage, tandis que notre soumission est la condition de notre liberté.
Le juge doit faire un syllogisme parfait. La majeure doit être la loi générale ; la mineure l'action conforme ou non à la loi; la conséquence la liberté ou la peine.
Tous les amoureux ont douze ans, d'où la fureur des adultes.
Où la science s'arrêtera-t-elle, mon Dieu ! Et même, s'arrêtera-t-elle jamais !
Quand donc, ô Athéniens ! quand ferez-vous votre devoir ? Quattendez-vous ? Un événement ou la nécessité, par Jupiter !... Moi, je ne connais point de nécessité plus pressante que l'instant du déshonneur.
Vos préjugés sont vos fenêtres sur le monde. Nettoyez-les de temps en temps, ou la lumière n'entrera pas.
L'avarice commence où la pauvreté cesse.
Rappelez-vous tout simplement qu'entre les hommes il n'existe que deux relations : la logique ou la guerre.
A une époque où on assiste à un transfert de gestion de la crise sociale du politique au psychiatrique, on ne peut qu'être inquiet de voir transférer le soin psychiatrique vers la religion ou la religiosité.
Deux biens sont pour nous aussi précieux que l'eau ou la lumière pour les arbres: la solitude et les échanges.
La zone grise, l'endroit entre le noir et le blanc - c'est l'endroit où la vie se passe.
Là où la religion n'a pas pénétré les lois et les moeurs d'un peuple, l'administration des cultes n'est que boutique.
Dans nos mondes où la joie est devenue plus que triste, honteuse, je me donne le droit d'avoir l'air heureux, de refuser toutes les leçons de morale.
Si l'on est convaincu de l' urgence comme de l'évidence, de changer de voie, alors, et alors seulement, se dessinera une voie. Et une espérance. On ne peut rien faire sans espoir, en se cantonnant dans la mélancolie, le dépit ou la résignation.
La femme est la porte par laquelle on peut pénétrer dans le domaine de la mort comme dans celui de la vie éternelle. Eve est l'arène où la vie et la mort se livrent un combat sans merci.