On fait tout pour prolonger la vie tout en la vidant de sa substance.
Dans l'usage ordinaire, la première question que l'on fait sur une femme que l'on ne connaît point, c'est, est-elle belle ? La seconde, a-t-elle de l'esprit ? Il arrive rarement que l'on fasse une troisième question.
Ce qu'on fait est toujours beau.
On fait toujours semblant de confondre les juges avec la justice, comme les prêtres avec Dieu. C'est ainsi qu'on habitue les hommes à se défier de la justice et de Dieu.
On fabrique de la probité avec toutes sortes de vices, comme on fait du papier blanc avec des guenilles de mille couleurs.
Si on avait autant de légèreté sur la perception des réalités physiques ou biologiques que celle dont on fait preuve à propos des réalités socio-humaines, on en serait encore à l'âge de pierre.
Les promesses qu'on fait à une jolie fille n'engagent que la peau.
L'on fait plus souvent des trahisons par faiblesse que par un dessein forcé de trahir.
La réalité ne peut être saisie au moyen de mots, d'enseignements, de débats ou de spéculations intellectuelles. Pour l'atteindre, il faut transcender toute question et toute réponse. Voilà comment on fait l'expérience directe de la réalité.
Chacun poursuit en lui sa Route des Indes et l'homme est plus vaste que la terre, dont on fait le tour en quelques heures.
On appelle réflexe les mouvements que l'on fait sans réflexion.
Ca marche toujours lorsqu'on sait ce qu'on fait.
Quand on fait d'une passion un métier, on n'a pas envie que cela s'arrête.
Le risque vient du fait que l'on ne sait pas ce que l'on fait.
La peinture ou la poésie sont faites comme on fait l'amour - une étreinte totale, la prudence au vent, rien n'est retenu.
Le devoir, l'honneur ! Des mots à qui on fait dire ce qu'on veut, comme aux perroquets.
Quand on fait guili-guili au scorpion, il redresse la queue.
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
On fait tout ce qu'on veut. Cela se dit quand on l'a fait et qu'on vous a laissé faire.
Pourquoi vouloir maîtriser ce que l'on fait malgré soi.
On tue les autres, tous, un petit peu. Sur terre, c'est ce qu'on fait ; on tue le coeur des autres...
Il ne faut jamais avoir pénétré dans un asile pour ne pas savoir qu'on y fait les fous tout comme dans les maisons de correction on fait les bandits.
Vivre, ce n'est pas seulement faire pour soi, mais aussi ce que l'on fait pour les autres.
On fait une certaine concession sur le plan du lisible, parce qu'on veut faire passer des choses qui vous paraissent importantes.
Quand on fait l'andouille, on finit toujours par être mangé...
La meilleure anthologie est celle que l'on fait pour soi-même.
Comme on fait son âme on se couche dans les mots.
Le plus souvent on réussit non par ce qu'on fait, mais par ce qu'on ne fait pas.
Je suis certain que quand on fait bien l'amour, il y a tous les dieux qui applaudissent.
On fait parfois des rêves comme ça dans un demi sommeil, on émerge peu à peu, mais le rêve est toujours là, et puis on ouvre les yeux et on comprend avec soulagement que ce n'était qu'un rêve. Et bah là c'était pas du tout ça !
Tout ce que l'on sait peut servir dans tout ce que l'on fait.
On fait des promesses quand on sent le besoin d'affirmer, de solidifier des sentiments que l'on craint de perdre.
Avec ce mot devoir, on fait danser le citoyen comme un ours avec une musette.
Plus on est riche, plus on fait des économies. Bien sûr, je ne parle pas de l'argent...
Il n'y a pas de plus belle pensée, que celle que l'on fait partager.
On fait des phrases parce qu'on n'a pas d'idées.
Ne pourrait-on pas agir pour l'air comme on fait pour l'eau, c'est-à-dire amener à Paris de l'air propre, de même qu'on y conduit de l'eau pure ?
La clé dans tout ce que l'on fait, c'est de prioriser. C'est-à-dire de cerner les points importants à traiter pour nous, et de s'y tenir.
On ne sait jamais l'étendue du tort que l'on fait.
On fait de terribles économies au profit du néant.
Etre heureux c'est un don que l'on fait à l'autre parce qu'on lui montre que c'est possible.
C'est une générosité très française que celle que l'on fait sur le dos des autres.
J'veux qu'tu te souviennes de tout, d'accord ? J'veux qu'tu te souviennes de tous les trucs chouettes qu'on fait ensemble.
Pour s'établir dans le monde on fait tout ce que l'on peut pour y paraître établi.
On me reproche deux choses : de dire quelquefois la vérité et de tenir des propos en dessous de la ceinture. Je dirai au contraire que pour la vérité on fait ceinture, et on est toujours en dessous de la vérité.
La science consiste à faire ce qu'on fait en sachant et en disant que c'est tout ce qu'on peut faire, en énonçant les limites de la validité de ce qu'on fait.
Il arrive que l'on soit certain du plaisir qu'on fait puisqu'il est celui qu'on éprouve.
En province et surtout dans les bonnes villes du midi, où l'on fait excellente chère, un grand dîner est une affaire d'Etat. On en parle trois mois d'avance et la digestion en dure six semaines.
Ce qu'on fait maintenant, on le dit ; et la cause En est bien excusable : on fait si peu de choses !
Si on fait le compte de ce qu'un flic ne peut pas comprendre, ce serait l'addition la plus longue de monde.