Il existe une certaine réserve qui n'est pas de la modestie mais de la paresse à se faire valoir.
Il faut faire preuve d'une grande modestie et se garder de prendre pour argent comptant les affirmations des spécialistes pour qui chaque question a toujours une réponse.
Poser sa candidature à l'Académie Française. Il faut beaucoup de modestie pour solliciter un suffrage et beaucoup d'outrecuidance pour considérer qu'on le mérite. C'est trop ou trop peu.
Dites franchement tout le bien que vous pensez de vous : la fausse modestie est un abus de confiance.
Le journaliste ne travaille pas continuellement dans l'exceptionnel : il doit avoir la modestie de se frotter au tout venant de l'actualité en espérant que les occasions de s'enthousiasmer seront plus nombreuses que celles de râler.
La modestie n'est souvent que dépit contre soi. On se diminue par fureur d'être déjà trop peu.
La modestie est un abus de confiance si elle dissimule un vrai talent ou une erreur stratégique si elle avoue de réelles faiblesses.
La prudence est la modestie des couards.
La modestie égale la grandeur.
Les hommes sont trop occupés d'eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres : de là vient qu'avec un grand mérite et une grande modestie l'on peut être longtemps ignoré.
La modestie témoigne d'ordinaire qu'on a l'orgueil à vif.
Pendant longtemps, je me suis caché derrière la fausse modestie, mais c'est infernal de faire ce métier sans aimer s'écouter.
La fausse modestie est le chef-d'oeuvre de la vanité : montrant l'homme vain sous un jour si illusoire qu'il apparaît dans la réputation de la vertu tout à fait opposée au vice qui constitue son véritable caractère ; c'est un leurre.
Pour l'oeil clairvoyant, la modestie n'est guère qu'une forme, plus visible, de la vanité.
L'ostentation de la modestie est de tous les orgueils le plus insupportable.
L'orgueil ne réussit jamais mieux que quand il se couvre de modestie.
La modestie ajoute au mérite, et fait pardonner la médiocrité.
L'ambition n'est jamais modeste. Si la modestie signifie avoir un succès moyen, alors je peux seulement dire : je ne suis pas intéressé.
La modestie est non seulement un ornement, mais aussi un gardien de la vertu.
Dans le gratte-ciel du quant à soi, l'orgueil n'est qu'un étage supérieur à la modestie.
Dans ses éléments en effet la philosophie nous enseigne que ni vous ni moi ne sommes la vérité complète, et nous engage ainsi à une grande modestie l'un envers l'autre.
La modestie est l'art de se faire louer une seconde fois.
- Bénissez moi mon père car j'ai... - ... Péché, oui je sais. Vous avez détruit la rosace de Notre-Dame, un vitrail vieux de 700 ans. - Sans fausse modestie c'est plutôt M. Hild qu'il faut féliciter !
De toutes les vertus, celle qui, dans le monde, m'a toujours paru réussir le moins à celui qui la pratique, c'est la modestie.
La modestie profonde qui lui faisait avoir, non point d'affaires du tout (aucun ascétisme) mais peu d'affaires-comme si elle eût voulu qu'à sa mort on n'eût pas à "se débarrasser" de ce qui lui avait appartenu.
La modestie n'est que la résignation de la petitesse ou la sécurité de la grandeur.
Ce qu'il y a de mieux dans la modestie, c'est l'intelligence qu'il faut déployer pour s'y tenir.
La modestie honteuse et la pudeur rougissante sont les mamelles ordinaires d'un pourboire exorbitant.
À certaines offres les filles, par modestie, disent un non qu'elles voudraient qu'on prit pour un oui.
La fausse modestie, c'est mieux que pas de modestie du tout.
La véritable modestie consiste toujours à ne jamais se prendre pour moins ni plus que ce qu'on estime qu'on croit qu'on vaut ni pour plus ni moins que ce qu'on évalue qu'on vaut qu'on croit.
Conservons un peu d'ignorance, pour conserver un peu de modestie et de déférence à autrui.
La véritable modestie ignore ses talents, et en même temps s'ignore elle-même.
Il y a pire que la modestie. C'est la peur de l'orgueil.
Dans le Helsinki Sanomat, supplément du dimanche, j'ai lu une fois que la modestie est une marque d'éducation.
Il faut imiter la modestie de la nature.
Ne pas confondre modestie, qui va de soi, et timidité qui pèse sur soi.
La réserve évite de s'avancer ; la modestie ne cherche pas à se montrer.