La presse, comme la femme, est admirable quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu'elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours.
Le public a un appétit pour tout ce qui concerne l'imagination - tout ce qui est aussi loin que possible de la réalité.
L'oeuvre, c'est le spectacle, la rencontre avec le public. Elle sert à découvrir le monde concret, à jouer avec la réalité.
Le public ? Il a toujours été comme un troupeau : en quête de bons bergers et de bons chiens, et allant toujours là où le menaient les bergers et les chiens.
Le public aime souffrir par procuration.
Le public moderne semble avoir un faible pour les écrivains confus qui ne livrent jamais leur dernier secret et qui, peut-être, dans leurs désordres, n'en cachent aucun.
La différence entre le peuple et le public, c'est que le public paye... Mais à l'usage, on s'aperçoit qu'un billet de théâtre est souvent moins coûteux qu'un bulletin de vote.
Le public qui aime les livres est restreint, mais ferme dans ses choix, et courageux dans ses curiosités.
L'enjeu n'est pas le public, c'est soi, c'est la peur. Une véritable mise en danger.
Quand je suis sur scène je ne veux qu'une chose: faire rire le public.
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
Fais rire le public. Dissipe son ennui. Et s'il te méprise et t'oublie sitôt qu'il a passé la porte, ça ne fait rien. On oublie toujours ceux qui vous ont fait du bien.
Dieu a entendu mes prières, il a entendu nos prières. Et aujourd'hui, 19 chansons, le public le mérite bien.
L'opinion publique : le public achète ses opinions comme il achète sa viande ou se fait apporter son lait, selon le principe que cela coûte moins cher que d'avoir une vache.
Je dois me rendre à l'évidence : le public de masse n'a pas compris grand-chose à Nirvana.
Quand un acteur est violent, le public ne résiste pas : il admire, non de confiance, mais de peur.
J'ai envie d'avoir une plus grande liberté sur scène. Ne plus avoir à me concentrer sur la guitare et le chant, mais favoriser l'échange avec le public. J'ai envie de regarder dans les yeux les gens qui veulent nous voir.
Le public exige d'être traité comme les femmes auxquelles il ne faut surtout rien dire que ce qu'il leur plaît d'entendre.
Le public ressemble à une femme : on ne le trompe pas impunément.
Le public est le capital d'un cinéaste indépendant.
Le public vient me voir sur scène avec espoir de rire un bon coup comme on dit.
C'est par l'emboîtement des petits récits que le public est emporté par un film.
Le public veut comprendre et apprendre en une seule journée, une seule minute, ce que l'artiste a passé des années à apprendre.
Qu'un auteur ait quelque chose à dire, et qu'il le dise sincèrement, ne suffit pas à justifier la naissance d'une oeuvre dramatique : ce qui la justifie, c'est que le public ait quelque chose à entendre.
Quand le public n'est pas là, il manque un personnage.
Le public est un con, le grand public est un grand con.
Le public est gouverné comme il raisonne. Son droit est de dire des sottises comme celui des ministres est d'en faire.
Le public a besoin d'être violé dans des positions rares.
Il est dangereux d'admettre le public dans les coulisses. Il perd facilement ses illusions, puis il vous en tient grief, car c'est l'illusion qu'il aime.
Quand on est journaliste, on informe le public sur les autres, sur le monde. On n'ouvre pas la porte de son intimité.
La vie, c'est un peu comme une pièce de théâtre, dont nous serions les acteurs... et les autres, le public. Mais à la fin, on ne vient pas saluer. On meurt sur scène comme Molière.
Avec la répétition, une interview peut devenir une corvée assommante. Et parfois, on sent qu'on a été piégé ou trahi, en révélant plus sur soi-même que ce que le public avait besoin ou le droit de savoir.
On dit que le public a les journaux qu'il se fait ou qu'il mérite. N'est-il pas plus juste de dire que les journaux ont le public qu'ils façonnent ?
Il est dommage que le public attende de moi, toujours, la perfection qu'il est impossible pour moi d'atteindre toujours. Je ne suis pas une machine. Je suis un être humain.
Je ne suis pas apte à donner des concerts. Le public m'intimide, je me sens étouffé par son souffle, paralysé par ses regards curieux, rendu muet par tous ces visages étranges.
Le public me déteste naturellement à l'écran. Je pourrais jouer un rôle dans un smoking et les gens penseraient que j'étais pourri.
On ne choisit pas son sujet. Voilà ce que le public et les critiques ne comprennent pas. le secret des chefs-d'oeuvre est là, dans la concordance du sujet et du tempérament de l'auteur.
Le public a sa part dans la grâce du théâtre, dans sa force esthétique elle-même. Il est la chair de l'émotion.
Le public adore quand vous prêtez attention aux détails.
Je n'aime pas choquer le public, j'avance petit à petit.
Mlle Andray-Fairfax imagina, pendant que se lamentait la musique, un jeu de comparaison entre le public et le lustre, qui tourna, je dois le dire, tout à la gloire du lustre.
Je n'essaie pas de convaincre quelqu'un de quoi que ce soit. Je veux juste (le public) avoir une expérience qui les déplace.
Le public ne s'intéresse qu'aux succès qu'il n'estime pas.
L'extrême limite de la sagesse, voilà ce que le public baptise folie.
Le public est à ce point esclave de l'opinion reçue qu'il lui arrive de croire parfois qu'il s'amuse à un spectacle qui l'ennuie.
Les gens d'une même profession se réunissent rarement, même pour s'amuser et se distraire, sans que la conversation n'aboutisse à une conspiration dont le public fait les frais ou à une machination pour accroître les prix.
J'ai un respect profond pour le public.
Le public a l'esprit juste, solide et pénétrant : cependant comme il n'est composé que d'hommes, il y a souvent de l'homme dans ses jugements.
Écrire une chanson dans la solitude, puis finalement elle arrive sur scène avec le public, on touche le rêve.
Le talent d'un auteur consiste moins à faire applaudir ses pièces qu'à empêcher le public de tousser.