Pour écrire, il faut avoir un imaginaire qui tend vers les autres.
Il n'y a aucune connaissance de la terre qui ne commence par l'imagination. Lorsqu'elle disparaît, lorsque se brise la création par l'imaginaire, la curiosité s'évanouit avec elle et le savoir s'épuise.
Les choses modernes ne me touchent pas. Pour être ému, j'ai besoin que ça soit ancien, avec un imaginaire d'un autre siècle, de préférence assez lointain.
N'est-ce donc rien qu' une existence imaginaire ? Et les personnages mythiques ne sont-ils donc pas capables d'agir sur les hommes ?
L'imaginaire porte en lui un mépris de la réalité.
La race est un facteur constant dans la vie américaine. Pourtant, réagir à chaque incident, réel ou imaginaire, est paralysant, fatiguant et finalement contre-productif.
Chacun a son Amérique à soi, et puis des morceaux d'une Amérique imaginaire qu'on croit être là mais qu'on ne voit pas.
Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ?
L'imaginaire est toujours hanté par la vie...
Et pourtant, la seule vie passionnante est celle de l'imaginaire.
La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire.
Je suis désormais à l'approche de deux rives désirées : le monde réel qui n'est pas toujours exaltant et celui, bien plus fréquentable, d'un imaginaire prrmanent.
Dans la religion, l'imaginaire complète l'absence de savoir réel.
Une circonstance imaginaire qu'il nous plaît d'ajouter à nos afflictions, c'est de croire que nous serons inconsolables.
Nous autres, comédiens, sommes les vecteurs de l'imaginaire des réalisateurs.
Je suis fier d'avoir été peint à la farine et au charbon de bois, tremblant sous les étoiles, et de connaître les terres mystérieuses de la peur et de l'imaginaire.
La violence sucrée de l'imaginaire console tant bien que mal de la violence amère du réel.
On ne conçoit pas mieux la propriété lumineuse des corps, après l'avoir attribuée à leur faculté incompréhensible de lancer un fluide fictif, ou de faire vibrer un éther imaginaire.
L'imaginaire met des robes longues à nos idées courtes.
Tenant à leur discrétion les mass média, dont la capacité de suggestion ne cesse de croître, les publicitaires sont en mesure de gérer, en permanence et selon leurs intérêts propres, tout le fonds de l'imaginaire dans les cultures occidentales.
Les événements n'ont pas d'intérêt en eux-mêmes, mais ils sont comme réverbérés par l'imaginaire et la rêverie.
Je n'ai jamais eu beaucoup confiance en mon propre travail, et même maintenant que je suis assuré (toujours à ma grande surprise) qu'il a de la valeur pour les autres, je me sens timide, réticent pour ainsi dire à exposer mon monde imaginaire à d'éventuelles des yeux et des oreilles méprisants.
Sur ce qu'il vient d'écrire dans la journée, il a des peurs nocturnes. La nuit, fantastiquement, ramène tout à l'imaginaire de l'écriture : l'image du produit, le potin critique (ou amical) : c'est trop ceci, c'est trop cela, ce n'est pas assez... La nuit, les adjectifs reviennent, en masse.
Quand vous lisez une page et, quand tout à coup, vous fermez les yeux et prolongez cette page par quelques images qui sont en vous, le romancier a fait office d'accoucheur de votre propre imaginaire.
Il est des êtres qui ne peuvent pas supporter la réalité douloureuse et se glissent dans un monde imaginaire, se perdent dans leur rêve intérieur où le tranchant du scalpel de la douleur est émoussé, voire inexistant.
Je n'écris pas vraiment des romans , plutôt des choses un peu bancales, des sortes de rêveries, qui relèvent de l'imaginaire.