J'ai toujours eu le désir d'infliger de la douleur aux autres et que les autres m'infligent de la douleur. J'ai toujours semblé apprécier tout ce qui faisait mal.
Si vous l'arrosez et que ça meurt, c'est une plante. Si vous l'arrachez et que ça repousse, c'est une mauvaise herbe.
La gentillesse est le langage que les sourds peuvent entendre et que les aveugles peuvent voir.
Un jour, on ne peut plus dire à l'autre qu'il est beau, parce que l'amour a foutu le camp et que l'on n'est plus désirable.
Ne perdez point de vue que nous sommes ici de passage et que, bientôt, il faudra, là-haut, présenter un billet d'entrée. Avec quoi voulez-vous payer sinon avec la souffrance ?
Lorsque leurs regards se croisèrent, il n'y eut plus entre eux qu'une seule certitude, c'est que tout était décidé et que tous les interdits maintenant leur étaient indifférents.
Pour la première fois, la première, j'ai ouvert mon coeur à l'indifférence bienveillante de l'univers. Le sentir comme moi, et si fraternel, m'a fait comprendre que j'avais été heureux et que j'étais toujours heureux.
Quand un homme parle à un autre homme, qui ne comprend pas, et que celui qui parle ne comprend pas non plus, ils font de la métaphysique.
Je voudrais inventer un blues blanc. Je voudrais chanter un blues blanc. Comme ça pour sourire, pour la blonde. Je voudrais dire à ma blonde que même quand je ne suis pas là, quand je suis de l'autre côté de [...] ► Lire la suite
La solitude est riche quand on la traverse et que quelqu'un nous attend.
Quand vous êtes mort et que quelqu'un crie "Debout là-dedans, c'est l'heure de se lever", c'est difficile d'enfiler ses pantoufles.
Les machines reviendront, sans doute. L'homme connaîtra, de nouveau, la joie de faire travailler à sa place les esclaves de cuivre et d'acier. En attendant, il comprend avec tristesse que les victoires de la civilisation sont enivrantes, mais précaires et [...] ► Lire la suite
Quand tu rentres chez toi et que t'es bourré, tu lances tes chaussures. Si elles reviennent, c'est que c'était pas l'heure !
L'ordre social n'est qu'une pantomime, un théâtre hasardeux, et que la position de chacun n'est qu'affaire de distribution.
Le plus grand danger pour la plupart d'entre nous n'est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions, mais qu'il soit trop bas et que nous l'atteignons.
A mesure que vous progresserez dans l'amour, vous nous convaincrez que Dieu existe et que l'âme est immortelle.
Je crois en l'innovation et que la façon d'obtenir l'innovation est de financer la recherche et d'apprendre les faits de base.
Mon morceau de pain ne m'appartient que quand je sais que tout le monde a sa part, et que personne ne meurt de faim pendant que je mange.
Cette cloison qui nous sépare du mystère des choses et que nous appelons la vie.
A la racine du mensonge se trouve l'image idéalisée que nous avons de nous-mêmes et que nous souhaitons imposer à autrui.
Il nous appartient - quand tout nous fait défaut et que tout s'éloigne - de donner à notre vie la patience d'une oeuvre d'art, la souplesse des roseaux que la main du vent froisse, en hommage à l'hiver. Un peu de silence y suffit.
Et si tout n'était qu'illusion et que rien n'existait ? Dans ce cas, j'aurais vraiment payé mon tapis beaucoup trop cher.
L'imprévu a ses charmes mais il est perfide, et que de désagréables surprises, cruelles même, il recèle souvent...
- ... Ça veut dire « à bientôt », trois points, « peut-être » points de suspension, parce qu'elle finit pas ses phrases elle non plus, alors demande lui à ELLE ce que ça veut dire ! - Ça veut dire « à bientôt peut-être », « Salut [...] ► Lire la suite
Une jeune femme pour un vieillard, c'est une barque qui ne répond pas au gouvernail et que ne retient pas l'ancre.
Quand on ne sait plus où sont les limites, on peut compter sur ceux qui nous aiment pour nous retenir et nous ramener à l'essentiel. Mais quand les limites sont clairement définies et que malgré tout on les franchit, on prend le risque de ne pas pouvoir faire marche arrière.
Les femmes n'interviennent jamais dans mes romans tout simplement parce qu'elles parleraient tout le temps et que les autres n'auraient plus rien à dire.
C'est toujours par autrui que passe mon désir, et que mon désir reçoit un objet. Je ne désire rien qui ne soit vu, pensé, possédé par un autrui possible.
Il m'arrive de croire que la misère attire la misère et que les gens heureux évitent le malheur des autres.
Si ça a quatre pattes mais que ce n'est pas une chaise, si ça a deux ailes et que ça vole mais que ce n'est pas un avion, et si ça nage mais que ce n'est pas un sous-marin, les Cantonais vont le manger.
S'il y a un amour pur et exempt du mélange de nos autres passions, c'est celui qui est caché au fond du coeur, et que nous ignorons nous-mêmes.
Ce qui fait que les grands-pères s'entendent aussi bien avec les petits enfants, c'est que, pour ces derniers, la vie n'est pas encore assez sérieuse et que, pour les aïeuls, elle ne l'est plus autant.
Tyler : Elle avait fait un portrait d'toi. Elle avait fait un portrait de toi et t'étais pas là ! Charles Hawkins : Dis ce que t'as à dire... Tyler : Tu as une fille... qui croit sincèrement au plus profond [...] ► Lire la suite
Avec gaieté et rire, laissez venir les vieilles rides. Et que mon foie se réchauffe plutôt avec du vin, que mon coeur ne se refroidisse avec des gémissements mortifères.
Siemens propose aux agences de renseignements une plateforme qui produit des actions automatisées : lorsque la cible A se trouve à au moins un certain nombre de mètres de la cible B, selon les données d'interception de leur téléphone portable, [...] ► Lire la suite
Croyez en vos rêves et que tout est possible.
Ce qu'il y a parfois de beau avec l'automne, c'est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l'espace, brutalement, semble se gorger de soleil.
Un jour un enfant m'a dit : "Si tu pleures et que tu souris en même temps, tu auras un arc-en-ciel sur les joues".
- Revenez quand vous voudrez, vous êtes le bienvenue chez nous. - Oui si je traine dans le coin un de ces quatre... Et que je cherche des toilettes.
J'ai du respect pour moi, parce que je reste cohérente et que je suis folle. Folle de passion, folle d'amour... Mais je ne suis pas narcissique.
Le péché c'est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l'aide divine. C'est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l'on peut accéder au salut par soi-même.
Il n'y a pas de limites pour aimer, et que m'importe de mal étreindre si je peux tout embrasser.
Le travail est si bien divisé que l'un travaille et que l'autre récolte.
J'ai souvent éprouvé un sentiment d'inquiétude, à des carrefours. Il me semble dans ces moments qu'en ce lieu ou presque : là, à deux pas sur la voie que je n'ai pas prise et dont déjà je m'éloigne, oui, c'est [...] ► Lire la suite
- Vous avez une famille ? - J'avais une femme mais elle m'a plaqué. Non mais vous le croyez ça ? - Dans l'absolu... - Elle trouvait que j'étais trop immature et que je ne serai jamais adulte. Ça j'aurais pu le [...] ► Lire la suite
Il y a une jouissance à savoir qu'on est pauvre, qu'on est seul et que personne ne songe à nous. Cela simplifie la vie.
Ce qui nous empêche de voir Dieu, c'est que notre esprit est compliqué, et que Dieu est simple.
- Mon père était écrivain. Il vous aurait plu. Il disait que les artistes utilisaient les mensonges pour dire la vérité, et que les politiciens le faisaient pour cacher la vérité. - Un homme selon mon coeur.
Couscous, c'est l'ignoble pourceau qui n'arrêtes pas d'bouffer, et que je vous demande de respecter comme moi-même. Car il est et restera le meilleur Michel Polnareff de sa génération...
Lorsqu'on aime comme l'océan et que l'on souffre comme le Christ, l'art et la beauté suintent des moindres faits et gestes.