N'est-il pas temps que nous arrêtions de perdre autant de temps sur ce qu'une personne préfère ?
Qu'est-ce que bien lire, sinon écrire ? Un texte est-il jamais lu par un autre que par celui qui l'écrit.
L'homme ne croit pas ce qui est, il croit ce qu'il désire qui soit.
Qu'est-il possible de bien faire, en physique particulièrement, si les choses ne se réduisent pas à des degrés et à des mesures ?
La célébrité télévisuelle est vulgaire, sans prestige, elle repose sur la familiarité. Si on est "dans" la télé, on est célébre. Monsieur météo n'est-il pas le roi de l'Audimat ?
D'ailleurs le poulet est-il réellement de la viande ? Je ne compte plus le nombre de fois où un restaurateur m'a proposé, en guise de plat végétarien... de la volaille !
Est-il possible de détruire autrui sans détruire au moins une partie de soi ?
Ils sont si rares les beaux silences, n'est-il pas vrai ?
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère ?
L'amour est-il un art ? En ce cas, il requiert connaissance et effort. Ou bien l'amour est-il une sensation agréable, dont l'expérience est affaire de hasard, ce dans quoi l'on "tombe" si la chance vous sourit ?
Est-il un Français dont les cheveux ne blanchissent pas sur la tête à l'évoqué du péril évité ?
Le talent est-il plus contagieux qu'héréditaire ? Oui, mais ce n'est pas important d'avoir du talent, puisque ça n'excuse jamais de ne pas avoir de génie.
Il se commet de grands crimes dans le monde ; mais peut-être le plus grand est-il de tuer l'amour.
- Quelle heure est-il ?- Midi cinq. - Dans une minute ce sera l'heure de Catherine. - Comment cela ? - Catherine de midi six !
Le rire est, il faut le redire, une arme indispensable. Pour séduire, notamment...
N'est-il pas suffisant de contempler un jardin si magnifique sans avoir à croire en plus que des fées l'habitent ?
Où est-il le temps des galères et celui des caravelles ? Il est loin comme une minute de sable dans le trébuchet du destin.
Est-il possible de faire avec la multitude une collectivité d'hommes libres au lieu d'un rassemblement d'esclaves ?
Pourquoi le taureau n'est-il pas applaudi lui aussi quand il terrasse l'homme, si réellement le combat est égal ?
Au lieu de mettre de l'huile sur le feu, n'est-il pas plus important de susciter la réflexion, de combattre les préjugés ?
Est-il dans la création un être plus esclave que n'est l'homme ?
Pourquoi l'amour est-il toujours si mécontent de lui, et pourquoi l'amour-propre en est-il toujours si content ? C'est que tout est recette pour l'un, et que tout est dépense pour l'autre.
C'est, il me semble, dans les bonnes manières de faire sentir aux jolies mômes la dureté de son affection, toute son ardeur bandative !
Pourquoi celui qu'on appelle contremaître est-il toujours d'accord avec le maître.
Vous avez reçu un appel d'un numéro inconnu qui n'a pas laissé de message. Analyse cette phrase, ça c'est de l'info sérieux. La nana elle t'explique que y'a un mec, on sait pas qui c'est, il a appelé, il a rien dit ! Aaahlala !
Comtesse de Feuillide : Que pensez-vous de M. Lefroy ? Jane Austen : [Ironique] Ah sa présence est un honneur pour nous. Comtesse de Feuillide : Vous trouvez ? Jane Austen : En tout cas c'est son avis. Avec ses airs affectés [...] ► Lire la suite
N'est-il pas juste de rendre mal pour mal à un ennemi ?
Dieu n'est-il pas un extrémiste de l'amour ?
Dieu est-il gaucher ou droitier ?
Lorsqu'on tortille trop le saule, tout pliant qu'il est, il finit par se casser.
Je suis seul, je suis seul, c'est l'heure des tempêtes.Les mots à qui je parle ont peur de me parler.La nuit m'entoure, je m'accroche à ma planète.Le Sud est-il au Nord ? Mon étoile a coulé.
Le mal français est-il incurable ? Répondre non, c'est s'engager à esquisser les principes d'une thérapeutique. Ne craignons pas de paraître présomptueux. Le malade, c'est nous-mêmes : est-ce présomptueux que de vouloir guérir ?
Si la question est donc « Est-il trop tard pour que tout aille bien ? », la réponse est évidemment oui ! Il n'y a aucun doute là-dessus. Mais si la question est « Est-il trop tard pour que la vie perdure ? », la réponse est évidemment non.
Est-il un plus beau sacrifice ? Est-il une abnégation de soi-même et une mortification plus parfaites ?
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
Le vrai apparaît plus fort, plus convaincant que l'imaginé. L'est-il ?
N'est-il pas très peu raisonnable de demander à un homme de penser des autres beaucoup plus de bien qu'il n'en saurait penser de lui-même ?
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il, peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ?
Sans doute, est-il bien peu de préceptes de sagesse qui, pris sous un certain biais, ne semble folie.
Peut-être l'art est-il le seul moyen d'atteindre une certaine compréhension de l'existence ?
Peut-être le plus sérieux obstacle à l'évolution d'une éthique de la terre est-il le fait que notre système économique et éducatif s'éloigne d'une conscience profonde de la nature, au lieur de s'en rapprocher.
Chacun n'est-il pas l'hérétique de l'autre ?
N'est-il pas clair comme le jour que l'Argent est précisément ce même Dieu qui veut qu'on le dévore et qui seul fait vivre, le Pain vivant, le Pain qui sauve, le Froment des élus, la Nourriture des Anges, mais, en même temps, la Manne cachée que les pauvres cherchent en vain ?
Celui qui veut garder les instants n'est-il pas toujours aussi celui qui ne sait pas les vivre ?
A qui d'entre nous n'est-il pas arrivé au cours de son existence d'éprouver tout à coup, au passage d'une femme dans une rue, ou un salon, sur une route, une sorte d'aura, de frisson physique et moral...
Est-il vrai que l'homme peut connaitre tous les chemins de l'existence, à l'exception de celui qui mène vers lui même.
Tant que l'objet que nous désirons n'est pas là, il nous paraît supérieur à tout ; à peine est il à nous, nous en voulons un autre et notre soif reste la même.
Est-il une démarche si humiliante où il ne s'abaisse, dès qu'il croit qu'elle peut le conduire à son terme ?
Dieu est-il croyant ?
Grand est le journalisme. Chaque éditeur capable n'est-il pas un gouverneur du monde, étant l'un de ceux qui le persuadent, quoique élu personnellement et cependant sanctionné par la vente de ses numéros ?