Est-il possible de détruire autrui sans détruire au moins une partie de soi ?
N'est-il pas étrange de voir les hommes combattre si volontiers pour leur religion et vivre si peu volontiers selon ses préceptes ?
Notre amour n'est-il pas une véritable demeure céleste ? - mais aussi solide que le firmament.
Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d'un passé, ou bien la force du nombre des moyens d'action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d'étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
Est-il seul qui a du courage à sa main droite et de la foi à sa main gauche?
D'ailleurs le poulet est-il réellement de la viande ? Je ne compte plus le nombre de fois où un restaurateur m'a proposé, en guise de plat végétarien... de la volaille !
Que sont donc ces temps, oùParler des arbres est presque un crimePuisque c'est faire silence sur tant de forfaits !Celui qui là-bas traverse tranquillement la rueN'est-il donc plus accessible à ses amisQui sont dans la détresse ?
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère ?
Ils sont si rares les beaux silences, n'est-il pas vrai ?
Est-il un Français dont les cheveux ne blanchissent pas sur la tête à l'évoqué du péril évité ?
Le rire est, il faut le redire, une arme indispensable. Pour séduire, notamment...
L'amour est-il un art ? En ce cas, il requiert connaissance et effort. Ou bien l'amour est-il une sensation agréable, dont l'expérience est affaire de hasard, ce dans quoi l'on "tombe" si la chance vous sourit ?
Est-il dans la création un être plus esclave que n'est l'homme ?
Au lieu de mettre de l'huile sur le feu, n'est-il pas plus important de susciter la réflexion, de combattre les préjugés ?
Où est-il le temps des galères et celui des caravelles ? Il est loin comme une minute de sable dans le trébuchet du destin.
Pourquoi l'amour est-il toujours si mécontent de lui, et pourquoi l'amour-propre en est-il toujours si content ? C'est que tout est recette pour l'un, et que tout est dépense pour l'autre.
Est-il possible de faire avec la multitude une collectivité d'hommes libres au lieu d'un rassemblement d'esclaves ?
Pourquoi celui qu'on appelle contremaître est-il toujours d'accord avec le maître.
Il se commet de grands crimes dans le monde ; mais peut-être le plus grand est-il de tuer l'amour.
C'est, il me semble, dans les bonnes manières de faire sentir aux jolies mômes la dureté de son affection, toute son ardeur bandative !
Pourquoi le taureau n'est-il pas applaudi lui aussi quand il terrasse l'homme, si réellement le combat est égal ?
Le talent est-il plus contagieux qu'héréditaire ? Oui, mais ce n'est pas important d'avoir du talent, puisque ça n'excuse jamais de ne pas avoir de génie.
N'est-il pas suffisant de contempler un jardin si magnifique sans avoir à croire en plus que des fées l'habitent ?
Dieu est-il gaucher ou droitier ?
- Quelle heure est-il ?- Midi cinq. - Dans une minute ce sera l'heure de Catherine. - Comment cela ? - Catherine de midi six !
Dieu n'est-il pas un extrémiste de l'amour ?
Lorsqu'on tortille trop le saule, tout pliant qu'il est, il finit par se casser.
Comtesse de Feuillide : Que pensez-vous de M. Lefroy ? Jane Austen : [Ironique] Ah sa présence est un honneur pour nous. Comtesse de Feuillide : Vous trouvez ? Jane Austen : En tout cas c'est son avis. Avec ses airs affectés [...] ► Lire la suite
N'est-il pas juste de rendre mal pour mal à un ennemi ?
Vous avez reçu un appel d'un numéro inconnu qui n'a pas laissé de message. Analyse cette phrase, ça c'est de l'info sérieux. La nana elle t'explique que y'a un mec, on sait pas qui c'est, il a appelé, il a rien dit ! Aaahlala !
Est-il un plus beau sacrifice ? Est-il une abnégation de soi-même et une mortification plus parfaites ?
Si la question est donc « Est-il trop tard pour que tout aille bien ? », la réponse est évidemment oui ! Il n'y a aucun doute là-dessus. Mais si la question est « Est-il trop tard pour que la vie perdure ? », la réponse est évidemment non.
Le mal français est-il incurable ? Répondre non, c'est s'engager à esquisser les principes d'une thérapeutique. Ne craignons pas de paraître présomptueux. Le malade, c'est nous-mêmes : est-ce présomptueux que de vouloir guérir ?
N'est-il pas très peu raisonnable de demander à un homme de penser des autres beaucoup plus de bien qu'il n'en saurait penser de lui-même ?
Chacun n'est-il pas l'hérétique de l'autre ?
Peut-être l'art est-il le seul moyen d'atteindre une certaine compréhension de l'existence ?
Je suis seul, je suis seul, c'est l'heure des tempêtes.Les mots à qui je parle ont peur de me parler.La nuit m'entoure, je m'accroche à ma planète.Le Sud est-il au Nord ? Mon étoile a coulé.
Sans doute, est-il bien peu de préceptes de sagesse qui, pris sous un certain biais, ne semble folie.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il, peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ?
Le vrai apparaît plus fort, plus convaincant que l'imaginé. L'est-il ?
Peut-être le plus sérieux obstacle à l'évolution d'une éthique de la terre est-il le fait que notre système économique et éducatif s'éloigne d'une conscience profonde de la nature, au lieur de s'en rapprocher.
Dieu est-il croyant ?
N'est-il pas clair comme le jour que l'Argent est précisément ce même Dieu qui veut qu'on le dévore et qui seul fait vivre, le Pain vivant, le Pain qui sauve, le Froment des élus, la Nourriture des Anges, mais, en même temps, la Manne cachée que les pauvres cherchent en vain ?
Celui qui veut garder les instants n'est-il pas toujours aussi celui qui ne sait pas les vivre ?
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
Tant que l'objet que nous désirons n'est pas là, il nous paraît supérieur à tout ; à peine est il à nous, nous en voulons un autre et notre soif reste la même.
Grand est le journalisme. Chaque éditeur capable n'est-il pas un gouverneur du monde, étant l'un de ceux qui le persuadent, quoique élu personnellement et cependant sanctionné par la vente de ses numéros ?
Est-il vrai que l'homme peut connaitre tous les chemins de l'existence, à l'exception de celui qui mène vers lui même.
Est-il une démarche si humiliante où il ne s'abaisse, dès qu'il croit qu'elle peut le conduire à son terme ?
A qui d'entre nous n'est-il pas arrivé au cours de son existence d'éprouver tout à coup, au passage d'une femme dans une rue, ou un salon, sur une route, une sorte d'aura, de frisson physique et moral...