La société est un mur. L'idéaliste, c'est celui qui cherche à y percer des fenêtres.
Le temps béni est celui des circonstances heureuses.
Le plus lâche des assassins, c'est celui qui a des remords.
Le meilleur ménage est celui où la femme gouverne sans le vouloir et où l'homme est gouverné sans que les tiers s'en aperçoivent.
Le vainqueur est celui qui fait une faute de moins que l'adversaire.
Un ami est celui qui nous dit nos quatre vérités.
Un chercheur est celui qui risque sa vérité et qui se casse la figure.
Le fou est celui qui perd son chemin sans pouvoir le retrouver.
Dieu, c'est celui qui vient à nous, tous les jours, sans réserve. C'est l'avenir véritable en plein milieu de notre vie présente. C'est l'infini de notre fini. Il est présent au coeur des choses, au coeur des vivants. C'est le coeur du coeur.
Le raciste est celui qui pense que tout ce qui est trop différent de lui le menace dans sa tranquillité.
Un gentleman est celui qui ne fait jamais de mal aux sentiments de qui que ce soit.
Le vrai poète est celui qui trouve l'idée en forgeant le vers.
Contrairement à l'idée communément répandue, nous ne naissons pas libres. L'existence est un long parcours pour acquérir la liberté. Celui qui a réussi sa vie est celui qui meurt affranchi.
Le premier péché est celui du regard. Il s'agit de se faire complice.
Un grand auteur est celui dont on entend et reconnaît la voix dès qu'on ouvre l'un de ses livres. Il a réussi à fondre la parole et l'écriture.
Votre véritable ami est celui qui ne vous passe rien et qui vous pardonne tout.
Le concurrent à craindre est celui qui ne se soucie jamais du tout de vous, mais qui améliore constamment sa propre entreprise.
Le critique est celui qui peut transposer d'une autre manière ou traduire en éléments nouveaux, son impression de la beauté.
Le borné c'est celui qui voit de l'importance en ce qui n'en a pas.
Le provocateur est celui qui parvient à nous faire changer d'avis sur nos certitudes, nos sensations, notre vie.
Qu'est-ce qu'un amant ? C'est celui qui s'attache aux femmes qui se détachent.
Un amour idéal, c'est celui qui est mené par la poste.
Le plus grand des affronts est celui qu'on reçoit lorsque ce qu'on a avancé est connu publiquement pour faux.
Un homme heureux est celui dont le bonheur est écrit là-haut ; et par conséquent celui dont le malheur est écrit là-haut, est un homme malheureux.
Le plus libre de tous les hommes est celui qui peut être libre dans l'esclavage même.
Le voyage le plus long est celui qui nous amène au-dedans de nous.
Le seul monde véritable est celui que nous créons en nous, le seul monde sincère est celui que nous créons entre les autres.
Il y a dans la vie du vagabond un besoin essentiel qui vient immédiatement après la faim, c'est celui des chaussures.
Le cri d'un peuple libre est celui de la gloire.
L'imbécile est celui qui ne sait se servir, qui n'a pas l'idée de se servir, de ce qu'il possède. Tout le monde en est là.
Un bon mariage est celui où chacun des époux a la chance de pouvoir tolérer l'intolérable de l'autre.
L'horizon qui cerne cette plaine, c'est celui qui cerne toute vie; il donne une place d'honneur à notre soif d'infini, en même temps qu'il nous rappelle nos limites.
Le plus doux de tous les sons est celui de la voix de la femme que nous aimons.
Un incurable, c'est celui qui s'entête à revoir son médecin.
Le beau geste, c'est celui qui est si absolument juste, si précis, si parfait, qu'on le croit facile, oubliant la somme de pratique, de connaissance et d'intuition dont il est le signe.
Le pessimiste est celui qui, entre deux maux, choisit les deux.
Dans la guerre moderne, le vainqueur est celui qui consent à jeter l'argent par les fenêtres.
Tiens ferme et défends-toi comme un homme de coeur ! Le danger le plus grand est celui de la peur.
Un bon compromis est celui où tout le monde apporte sa contribution.
Le libéral est celui qui quitte la pièce quand la bataille commence.
Le bâton au milieu est celui qui est le plus tordu.
L'habile homme est celui qui fait un grand usage de ce qu'il sait ; le capable peut, et l'habile exécute.
Le plus acceptable des systèmes est celui de n'en avoir par principe aucun.
Le vrai politique, c'est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions.
Le vrai pauvre, le grand déshérité, c'est celui que personne n'écoute.
L'homme "sain" n'est pas tant celui qui a éliminé de lui-même les contradictions : c'est celui qui les utilise et les entraîne dans son travail.
Voyez-vous, Pasquier, il n'y a pas de bon régime politique. Tous ont leurs vices et leurs inconvénients. Le meilleur, à mon sens, ou plutôt le moins mauvais, c'est celui qui gêne le moins l'individu, celui qui laisse l'individu libre d'exercer avec fruit ses vertus cardinales.
Plus malheureux que tous est celui qui n'aime plus et ne peut oublier qu'il a aimé.
Heureux est celui qui n'a jamais connu le goût de la renommée ; l'avoir, c'est le purgatoire ; le désirer, c'est l'enfer.
Le seul uniforme supportable est celui du bain de vapeur.