Une vie humaine paraît presque toujours incomplète. Elle est comme un fragment isolé dans un long message dont elle ne nous livre qu'une faible partie, souvent indéchiffrable.
L'autarcie culturelle et raciale est une marche à la mort. Elle est tout aussi irréalisable que son contraire, une culture mondiale uniforme.
On n'a pas besoin de gravir une montagne pour savoir si elle est élevée.
La connaissance n'est pas le pouvoir, mais elle est liberté.
Si un homme regarde très attentivement, il verra la chance ; car si elle est aveugle, elle n'est pas pour autant invisible.
L'existence de Dieu implique l'abdication de la raison et de la justice humaine, elle est la négation de l'humaine liberté et aboutit nécessairement à un esclavage non seulement théorique mais pratique.
La réussite n'est pas toujours une preuve d'épanouissement, elle est souvent même le bénéfice secondaire d'une souffrance cachée.
Une orange dans la rue : où elle est pourrie, où il y a des vers.
La gourmandise, quand elle est partagée, a l'influence la plus marquée sur le bonheur qu'on peut trouver dans l'union conjugale.
L'Europe deviendra-t-elle ce qu'elle est en réalité, c'est-à-dire : un petit cap du continent asiatique ?
Ce que l'homme voudrait, c'est vivre plusieurs vies. Et ce n'est pas possible parce qu'il n'en a qu'une, et en plus elle est courte.
La vie n'est pas une cour de récréation, elle est la pire des réalités cruelles.
- J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle c'est que ta maman est dans le coffre. - C'est quoi la mauvaise ? - Elle est vivante.
L'homme ne peut rien rencontrer de meilleur que la femme quand elle est bonne, mais rien de pire quand elle est mauvaise.
Une femme trompée n'a pas le droit de se plaindre : déjà, elle est mariée.
La vraie inégalité entre individus, elle est quasiment insoluble, c'est l'intelligence.
La prière est une ascension de l'intelligence vers Dieu. Elle est conversation de l'intellect avec Dieu.
Dieu est une maladie dont on se croit guéri parce que plus personne n'en meurt et dont on est surpris, de temps en temps, de constater qu'elle est toujours là.
On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu'il est unique. Chez le voyageur cette perception s'aiguise par l'absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l'existence pour un temps restera ce qu'elle est.
Même une poule, aussi docile soit-elle, quand elle est attachée, se débat.
Non seulement la vie est horrible, mais en plus elle est courte.
L'âme humaine ne s'explique pas par la psychologie. Elle ne peut être expliquée, elle est à vivre.
La vie de chacun d'entre nous n'est pas une tentative d'aimer, elle est l'unique essai.
Elle est le phare qui me ramène au port.
La vie est pleine d'échardes Elle est pourtant la vie Et cela fait du bien la nuit parfois crier.
La provocation peut être de mauvais goût, absurde, engendrer critiques et réactions, mais elle est nécessaire.
L'artiste doit aimer la vie et nous montrer qu'elle est belle. Sans lui, nous en douterions.
La femme est comme une ville : Quand la prise en est si facile, Elle est difficile à garder.
Il est infiniment plus facile de prendre position pour ou contre une idée, une valeur, une personne, une institution ou une situation, que d'analyser ce qu'elle est en vérité, dans tout sa complexité.
Il suffit de dire à une femme laide qu'elle est belle, elle ne deviendra peut-être pas belle, mais elle deviendra jolie.
Si notre vie est malheureuse, elle est pénible à supporter ; si elle est heureuse c'est horrible à perdre, donc l'un est assez égal à l'autre.
Si tu parles à ton eau de Javel pendant que tu fais ta lessive, elle est moins concentrée.
Savoir qu'on n'écrit pas pour l'autre, savoir que ces choses que je vais écrire ne me feront jamais aimer de qui j'aime, savoir que l'écriture ne compense rien, ne sublime rien, qu'elle est précisément là où tu n'es pas - c'est le commencement de l'écriture.
La société ne fait qu'établir une communication entre les hommes du monde : elle est une organisation de la vie en masse.
Elle est très belle... vue de dos.
La faim dans le monde n'est pas aujourd'hui un problème agricole, elle est un problème politique.
La joie est plus savoureuse quand elle est partagée...
Pourquoi a-t-on tant lutté pour la liberté ? Parce qu'elle est comme le pain, existentielle.
Lorsqu'une femme met au monde, elle change brusquement de génération ; elle est submergée par un véritable orage hormonal et affectif qui ne peut être contrôlé. Elle devient instinctive.
Une oeuvre d'art existe en tant que telle à partir du moment où elle est regardée.
La réalité est ce que la majorité considère qu'elle est. Ce n'est pas nécessairement le meilleur, ni le plus logique, mais ce qui s'est adapté au désir collectif.
Le passe-temps d'une fille affreuse, c'est de rêver qu'elle est belle. Le passe-temps d'une fille belle, c'est d'essayer d'être encore plus belle.
Mangez le poisson tandis qu'il est frais et mariez votre fille tandis qu'elle est jeune.
La joie n'est pas dans les choses, elle est en nous.
La justice n'est jamais si mal servie que lorsqu'elle est déposée entre les mains de qui n'a rien d'autre pour lui que le droit.
L'immortalité de la rose consiste dans le fait qu'elle est la soeur jumelle des roses futures.
La douleur. Elle est patiente, mais quand elle vient c'est pour longtemps, ne la méprise pas.
L'histoire du travail est souvent une fresque de la misère ; elle est aussi un long roman d'amour et de joie.
Notre résurrection n'est pas tout entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé.
Il est dangereux de trop répéter à sa maîtresse qu'elle est jolie. C'est courir grand risque qu'elle prenne envie d'aller se le faire dire ailleurs.