Le désir de posséder est la source de la souffrance.
Ce « trouble de l'identité », est-ce qu'il favorise ou est-ce qu'il inhibe l'anamnèse ? Est-ce qu'il aiguise le désir de mémoire ou désespère le phantasme généalogique ? Est-ce qu'il réprime, refoule ou libère ? Tout à la fois sans [...] ► Lire la suite
Consommer, c'est en réalité se consumer, c'est consumer toute flamme, tout désir violent, toute passion.
Le désir ne s'éveille qu'aux choses que l'on pense possibles.
Et qu'est-ce donc que le destin ? Ce n'est pas la fatalité. Ce n'est que la volonté déguisée. Le désir ultime.
J'aime ton amour, et je désire ton désir.
Les premiers mouvements du désir communiquent aux idées le charme naturel et puissant des caresses.
La volupté est faite de désir, de perversité, de curiosité allègre, d'insistance libertine.
Le désir de l'homme trouve son sens dans le désir de l'autre.
La gloire et l'honneur ne sont, je le sais, que fantômes ; le bonheur et la joie, un désir sans objet ; la vie, misère vaine, ne produit pas un fruit.
Il y a une part de folie dans ce désir ardent de quelque chose de beau.
C'est du rêve enfanté par un désir nourri d'espoir que le génie tire ses accents les plus émouvants.
Lorsque le coeur est dépouillé de tout désir, c'est là la voie.
Le désir possède une persistance indestructible.
Ce qu'on nomme passion n'est autre chose qu'un désir irrité par la contradiction.
Tout vrai regard est un désir.
L'amour sous forme de désir et de privation diminue l'estime de soi.
Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
La pensée voyage à la vitesse du désir.
Qu'est-ce qu'un baiser ? Ce n'est autre chose que le véritable effet du désir de puiser dans l'objet qu'on aime.
Si on ne désire plus, c'est le désir qu'il faut soigner. Chercher l'amour en vous, pas chez les autres. Vous le leur apporterez après.
Une sale laideur, mise en face d'une pure beauté, ferait vomir le désir.
Ceux qui répriment leur désir sont ceux dont le désir est assez faible pour être réprimé.
Ce monde en lui-même n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme.
Le seul profond désir que l'on garde est la plus profonde prison.
Rien ne fait plus de mal à la beauté que le désir et l'argent.
Malheureux peut-être l'homme, mais heureux l'artiste que le désir déchire !
Les trois âges de la dévotion féminine, - le désir, la vanité, la peur : quinze, trente, quarante ans.
C'est lorsque le désir cesse que tout commence.
L'homme livré à lui-même doit apprendre à déjouer les pièges qui lui sont tendus : l'impatience, le découragement, l'orgueil, le désir de posséder...
La volonté n'est que l'enfant du désir, et la mère du pouvoir.
Etre homme, c'est tendre à être Dieu ; ou, si l'on préfère, l'homme est fondamentalement désir d'être Dieu.
Pour l'homme, le désir est toujours à l'intérieur de lui. Il ne peut s'en débarrasser. Il en est l'esclave. Il est toujours seul face à ce maître exigeant.
Tout désir est commémoratif. Toute aimée est la réincarnation d'une défunte inassouvie.
Le désir ne naît pas seulement de la chimie des peaux ou des cellules mais de l'obsession de la répétition.
C'est toujours par autrui que passe mon désir, et que mon désir reçoit un objet. Je ne désire rien qui ne soit vu, pensé, possédé par un autrui possible.
Le désir de paraître habile empêche souvent de le devenir.
Les affaires de désir ont lieu dans le nez : buée, fumée, rosée, ondes, particules, répulsions ou attractions invisibles, odeurs en creux et limaille en l'air.
Un des aspects fondamentaux de la conscience du travail fut la conscience et le désir de ce qui est son contraire, à savoir le loisir.
Le désir, seul ressort du monde, le désir, seule rigueur que l'homme ait à connaître.
L'espoir est le désir mais ouvert à la peur.
Un bien banal peut produire un désir supérieur à ce qui provient de la jouissance la plus grande et la plus estimable.
L'amour c'est la présence, le face-à-face ; le reste est désir.
Le désir d'originalité est le père de tous les emprunts, de toutes les limitations. Rien de plus original, rien de plus "soi" que se nourrir des autres.
Le désir de l'homme est brutal et sommaire. Celui de la femme rusé et lent, comme venant de plus loin.
Tout progrès est basé sur le désir, universel et inné chez tout organisme, de vivre en dépensant plus que son revenu.
Une société sans pensée utopique est inconcevable. Utopie au sens de désir d'un mieux.
L'intérêt peut être trompé, méconnu ou trahi, mais pas le désir.
Si Dieu avait voulu que l'amour soit éternel, je suis sûr qu'il se serait arrangé pour que les conditions du désir le demeurent.
Le drame est né de l'union de deux vieux désirs : le désir de danser, et celui d'entendre une histoire. La danse est devenue déclamation, et l'histoire, situation.