Par amour pour toi, de la nuit je serai l'orpailleur À mettre autant d'étoiles dans tes yeux et dans ton coeur Elles me parlent de toi, me disent tous mes désirs fous Quand à la nuit venue, un soleil brille juste pour nous.
Sans avoir connu les affres de la nuit, un homme ne peut savoir à quel point est douce et chère pour l'oeil et le coeur la lumière du matin.
Il en est de certaines caves comme des musées. On souhaiterait de s'y laisser enfermer après l'heure ; d'entendre claquer la serrure et s'éloigner les pas du gardien pour surprendre les conciliabules de la nuit.
Il y a toujours une certaine heure du jour et de la nuit où le courage d'un homme est au plus bas, et c'était cette heure-là seulement qu'il redoutait.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
Hier lors de notre rencontre Je libérais mon âme de la nuit de ses chaînes
J'parle au monde de la nuit de jour, j'parle au monde de la rue toujours.
Le bois était triste aussi,Et du feuillage obscurci,Goutte à goutte,La tristesse de la nuit,Dans nos coeurs noyés d'ennui,Tombait toute...
Le problème de «Voyage au bout de la nuit» de Céline est que ce livre est dangereux. Une fois qu'on l'a lu, qu'est-ce qu'on lit après?
Le sommeil est le fils de la nuit et le frère de la mort.
Le poète est cet être très vieux et très neuf, très complexe et très simple qui aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance.
Les heures de la nuit sont lentes et funèbres.Frère, ne trembles-tu jamais en écoutant,Comme un bruit sourd de mer lointaine qu'on entend,La respiration tragique des ténèbres ?
Amour de la nuit, brasier sans lumière, amour qui espère, l'espoir qu'on attend, tu avais dans les yeux un bouquet de prière : je t'ai dis demain j'ai pensé je mens.
Or, du fond de la nuit, nous témoignons encoreDe la splendeur du jour et de tous ses présents.Si nous ne dormons pas, c'est pour guetter l'auroreQui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.
Une étoile, rien qu'une étoile, perdue dans la fourrure de la nuit.
L'anxiété, comme vous l'expliquera tout psychiatre prohibitif, est causée par la dépression; mais la dépression, comme vous le dira le même psychiatre, à la deuxième visite, est causée par l'anxiété. Je tournai en rond dans ce cercle monotone tout l'après-midi. Mais, à la tombée de la nuit, les deux démons s'étaient associés...
Plus souvent la clarté venait de la nuit même.
C'est toujours avec angoisse que j'anticipe le retour de la nuit, le moment de la grande rencontre avec moi-même, le moment d'ajouter un autre zéro au total du passé, le moment de me rapproche de tout un pas de la frontière au-delà de laquelle il n'y a plus rien, même plus de futur.
L'Assassin, fidèle amant de la Nuit, se présente devant sa maîtresse à l'épouvantement du paysage qui voit les deux figures blêmes s'accoler au milieu des fleurs d'aconit.
De New-York à TokyoTout est partout pareilOn prend le même métroVers les mêmes banlieuesTout le monde à la queue leu leuLes néons de la nuitRemplacent le soleilEt sur toutes les radiosOn danse le même discoLe jour est gris, la nuit est bleue.
Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes,En dépit des mutilations d'arbre à la tombée de la nuit.Jamais d'autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien.Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agrandit.
Je nourris Lou toutes les trois heures. Ça me fatigue, mais au fond j'adore ça, de l'avoir à moi, à moi, tout bébé, toute hurlante, affamée. Je peux la calmer, lui donner du lait. Quel plaisir immense d'être si nécessaire [...] ► Lire la suite
Le règne de la nuit ne connaît ni temps ni espace.
Toutes les idées sont tissées sur le canevas de la nuit.
Oh j'ai pas dormi de la nuit ! Après deux heures de concerts, j'ai décidé de venir dormir ici mais c'était pas mieux, y'a un lézard qu'est rentré dans le sac... J'vais me faire rapatrier par Europe assistance ça va pas faire un pli.
Pour faire leurs mauvais coups, les critiques dramatiques ne sortent qu'après la tombée de la nuit.
- Je te paye pas assez pour t'acheter des chaussettes ? - Hein ? - Tes chaussettes, elles sont trouées. - Ah ! Mais celles-ci ce sont celles de la nuit, les pieds aiment bien respirer la nuit. - Alors pourquoi n'en change tu pas le jour ? - Parce que celles de jour sont pleines de trous.
Les heures de la nuit sont filles de la peur ;Leur souffle fait mourir l'âme humble des veilleuses,Cependant que leurs mains froides et violeuses,S'allongent sous les draps pour saisir notre coeur.
Il y avait eu ce bref moment de parfait silence, à l'exacte jonction du jour et de la nuit.
La chambre est sombre, une lune glacée s'est retirée avec tact pour laisser place à une brume grise. Ma tête bourdonne des blessures de la nuit. J'ai perdu mon rêve.
Ce soir-là, assis dans un bunker à l'extrême est de la base, j'imaginai ma mort sous toutes ses coutures. Je sirotai une bouteille de Royal Horse et regardai par l'entrée circulaire du conduit les immeubles et les minarets se teinter de violet et de noir au fil de la nuit. J'envisageai tout.
La lecture est probablement venue prendre place dans ces-rites de transition- du jour et de la nuit, destinés à combattre l'angoisse du soir et du néant, peut-être du rendez-vous avec l'inconscient.
Quel mortel, quel être doué de la faculté de sentir, ne préfère pas au jour fatigant la douce lumière de la nuit avec ses couleurs, ses rayons, ses vagues flottantes qui se répandent partout.
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
D'ordinaire, au début de la nuit, pendant nos veillées de campagne, j'attendais secrètement ce grincement de la grille.
Les heures de la nuit sont lentes et funèbres.L'angoisse comme un drap mouillé colle à ma chair ;Et ma pensée, ainsi qu'un vaisseau sous l'éclair,Roule, désemparée, au large des ténèbres.