Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres.
Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n'engendrent pas seulement un effet, mais une série d'effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. [...] ► Lire la suite
L'amour, c'est offrir quelque chose à l'âme et au coeur de l'autre, un élan, une vie, une inspiration, afin que cet être-là s'épanouisse et avance dans la lumière et dans la joie.
Nous sommes des musiciens. Nous faisons de la musique pour gagner notre vie. C'est si simple. Rien d'autre ne compte.
Il en est de la vieillesse comme d'un reste de vin oublié au fond de la bouteille : l'un et l'autre tourne facilement à l'aigre.
Le triomphe de l'amour, c'est de ne pas s'habituer l'un à l'autre.
On ne choisit pas plus son esprit que son visage. On ne s'attache pas moins à l'un qu'à l'autre.
L'avenir est un paradis d'où, exactement comme de l'autre, personne n'est encore jamais revenu.
Il est possible que nous portions en nous, occultes, enterrées, certaines métaphores primordiales, et que toute quête verbale n'ait d'autre but que de déchiffrer ces images antérieures.
S'il est glorieux de faire des conquêtes, il ne l'est pas moins de les garder : l'un est souvent l'ouvrage du hasard, l'autre est un effet de l'art.
Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.
La guerre n'est rien d'autre qu'un duel à une plus vaste échelle.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va du même du rire.
Je pense que la chose la plus difficile est de perdre du poids. C'est la chose la plus difficile, plus que toute autre chose.
Indépendamment du but initial, nous aboutissons toujours à quelqu'autre arrivée, imprévue.
Si l'on pose d'un côté ce qu'un hold-up rapporte en argent et de l'autre ce qu'il rapporte en années de prison, on s'aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.
Qu'est-ce que bien lire, sinon écrire ? Un texte est-il jamais lu par un autre que par celui qui l'écrit.
Une bouche doit-elle siffler quand une autre le lui ordonne ?
Quelqu'un qui vous choisit vous sépare fatalement d'un autre pour mieux vous garder.
Croire n'est autre que, dans l'obscurité du monde, toucher la main de Dieu et ainsi, dans le silence, écouter la Parole, voir l'Amour.
La prière s'écoule dans un murmure. De temps à autre une voix s'élève et entraîne les murmures à sa suite.
Ni l'échec ni le succès ne sont des compagnons fidèles et c'est pour cela qu'il ne faut ni redouter l'un, ni te satisfaire de l'autre.
Il est évident que Dieu était une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une autre qui soit aussi satisfaisante.
La valeur esthétique est souvent le sous-produit de l'artiste qui s'efforce de faire autre chose.
Un corbeau disait d'un autre : « Quel croasseur ! »
Le langage, un autre mur...
Cela nous vient de l'école primaire : volontiers, nous nous représentons l'Histoire comme une succession de tiroirs dont on ne tire l'un qu'après avoir fermé l'autre.
Dans le système de l'apartheid, un homme n'a pas de droits individuellement. C'est son groupe qui en a. Si un Noir tue un autre Noir, la police blanche dira: "C'est une affaire tribale", et elle sera classée.
Il ne faut pas passer le rabot sur un ministère ou sur un autre.
Une conscience peut toujours parler d'égale à égale à une autre conscience.
La littérature et la gastronomie sont inséparables, l'une est la fille de l'autre. La gastronomie est née le jour ou de grands écrivains ont consacré leur talent aux choses de la table. L'oeuvre des cuisiniers n'a de raison de durer... qu'autant que les gourmets en parlent et en écrivent.
Mais la beauté de l'amour, c'est l'interpénétration de la vérité de l'autre en soi, de celle de soi en l'autre, c'est de trouver sa vérité à travers l'altérité.
Lire, c'est voir le monde par mille regards, c'est toucher l'autre dans son essentiel secret, c'est la réponse providentielle à ce grand défaut que l'on a tous de n'être que soi.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire.
Heureux celui qui se garantit en voyant le dommage d'un autre.
La lecture a été quelque chose de magique pour moi. Il faut une vraie magie pour envisager un autre monde et essayer de le comprendre. Et une fois qu'on l'a compris, le changer.
C'est affreux de connaître le secret d'un autre et de ne pas pouvoir l'aider.
Comment prétendons-nous qu'un autre puisse garder notre secret, si nous ne pouvons le garder nous-mêmes.
On est toujours le folklore de quelqu'un d'autre.
Ecrire pour le théâtre, c'est écrire pour l'autre : le metteur en scène et l'acteur car ce sont eux qui, avant le public, transforment en représentations scéniques les mots couchés sur le papier.
Que le don absolu d'un être à un autre, qui ne peut exister sans réciprocité, soit aux yeux de tous la seule passerelle naturelle et surnaturelle jetée sur la vie.
Un peuple qui a choisi la sécurité plutôt que la liberté ne recevra ni ne méritera ni l'une ni l'autre.
Sois comme une tour solide dont la hauteur courageuse reste inébranlable par tous les vents qui soufflent ; l'homme qui laisse ses pensées être détournées par une chose ou une autre, perdra de vue son vrai but, son esprit sapé de ses forces.
Ce qui nuit à l'un sert à l'autre.
J'ai renoncé à l'amitié de deux hommes, l'un parce qu'il ne m'a jamais parlé de lui, l'autre parce qu'il ne m'a jamais parlé de moi.
On aime éternellement ceux qu'on aime. On les aime quand ils sont là, parce qu'ils partiront pour vivre autre chose que nous. On les aime quand ils nous quittent, parce qu'ils reviendront nous vivre.
Là où on ne voit rien d'autre, où on n'entend rien d'autre, où on ne connaît rien d'autre, c'est l'infini. Là où on voit autre chose, où on entend autre chose, où on connaît autre chose, c'est tout petit. Seul l'infini est immortel. Le fini est mortel.
Mutation et sélection ont fait l'homme de la même façon qu'elles ont modelé n'importe quel autre être vivant, avec l'impression philosophiquement importante, que sans cette difficulté, nous n'aurions pas eu de raison de naître.
Trahir la confiance de l'autre est une chose qui porte un coup mortel à une relation.
Etre heureux c'est un don que l'on fait à l'autre parce qu'on lui montre que c'est possible.