Aimer, c'est jouir, tandis que ce n'est pas jouir que d'être aimé.
Aimer, c'est brûler, être en feu.
Se faire aimer, c'est ramasser des trésors de bonheur pour l'hiver.
Aimer, c'est se donner corps et âme.
Aimer, c'est aussi avoir confiance.
Avoir quelqu'un à aimer, c'est le paradis !
N'écoutez pas l'Amour, car c'est un mauvais maître ; aimer, c'est ignorer, et vivre, c'est connaître.
Qu'est-ce qu'aimer ? C'est avant tout ne pas se poser cette question.
On ne s'aime jamais comme dans les histoires, tout nus et pour toujours. S'aimer, c'est lutter constamment contre des milliers de forces cachées qui viennent de vous ou du monde.
Aimer, c'est se rebeller un peu ; c'est comploter une tendresse exclusive sous les regards d'autrui.
Aimer, c'est s'augmenter en s'oubliant, c'est échapper par un seul être à la médiocrité de tous les autres.
Aimer c'est vivre l'alliance indissoluble de la terreur et du miracle.
Aimer, c'est un peu aimer en autrui une autre réalisation de son propre destin social.
On aime ou on n'aime pas. Aimer, c'est désirer. Désirer, c'est agir déjà.
Aimer, c'est rompre avec soi-même.
Aimer, c'est haïr les autres. Faire l'amour, c'est les trahir.
Aimer, c'est connaître.
Connaître, c'est quitter, maintenant tâche d'aimer : aimer, c'est joindre.
Aimer, c'est risquer sa liberté.
Nous sommes tous nés pour aimer ; c'est le principe de l'existence, c'est sa fin unique.
Faire l'amour, c'est faire la liberté. Aimer, c'est la perdre...
Aimer, c'est célébrer la rencontre de deux solitudes.
Aimer, c'est espérer pour l'autre et lui inoculer le virus de l'espérance.
Aimer, c'est accorder à l'autre, de notre plein gré, les pleins pouvoirs sur nous, se rendre dépendant de ses caprices, se mettre sous la coupe d'un despote aussi fantasque que charmant.
Ceux qui parlent de la joie d'aimer, c'est qu'ils n'aiment pas. Aimer un être, c'est se le sentir nécessaire, donc se sentir soi-même dans un continuel provisoire.
Aimer, c'est douter.
Il faut aimer. C'est tout, c'est toujours trop et c'est toujours tout.