Ce qui est maintenant prouvé ne fut jadis qu'imaginé.
J'étais irrité contre mon ami,Je dis mon courroux, mon courroux s'éteignit.J'étais irrité contre mon ennemi,Je ne le dis point; et mon courroux grandit.
Citerne contient, fontaine déborde.
Si les portes de la perception étaient purifiées,Toutes les choses apparaîtraient à l'homme telles qu'elles sont, infinies.Car l'homme s'est enfermé, jusqu'à voir toutes chosesAu travers des étroites fentes de sa caverne.
Il est impossible de souiller l'âme douce du plaisir.
Une malédiction revigore.Une bénédiction relâche.
La prudence est une vieille fille moche courtisée par l'incapacité.
« Musicien, assieds-toi et écris un livreQue tout le monde puisse lire. »Il dit et s'en alla.Alors, je cueillis un roseau.
Toutes les divinités résident dans le coeur de l'homme.
Ceux qui répriment leur désir, sont ceux dont le désir est faible assez pour être réprimé.
Si donc tu es la nourriture des vers, ô vierge des cieux,Comme tu es utile, comme ta grâce est immense !
Une fleur me fut offerte,Telle que mai n'en apporta jamais;Je dis alors "j'ai un joli rosier"Et négligeai la douce fleur.
Un sot ne voit pas le même arbre qu'un sage.
Celui qui désire, mais n'agit point, engendre la peste.
Les prisons sont bâties avec les pierres de la Loi, les bordels avec les briques de la Religion.
Si le jour persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse.
Il grandit jour et nuitEt bientôt porta une pomme luisante ;Mon ennemi la voyait briller,Et il savait qu'elle était mienne.
D'aucuns sont nés pour d'exquises voluptés,D'aucuns sont nés pour une nuit d'éternité.
Il importe peu qu'un homme prenne la bonne route ou la mauvaise, pourvu seulement qu'il la suive avec sincérité et dévotion, jusqu'à sa fin, car toute route le conduira à son but.
Le désir de l'homme étant Infini, la possession est Infinie et lui-même Infini.
Une même loi pour le Lion et le Boeuf, c'est l'oppression.
Ce qui est maintenant prouvé ne fut d'abord qu'imaginé.
Pourquoi un léger rideau de chair sur le lit de notre désir ?
Un sage ne voit pas le même arbre qu'un fou.
Les tigres de la colère sont plus sages que les les chevaux du savoir.
Je dois créer un système qui me soit propre ou bien être l'esclave de celui de quelqu'un d'autre !
Le culte de Dieu est de rendre honneur à ses dons dans d'autres hommes, à chacun selon son génie, aux plus grands le meilleur amour. Envier ou calomnier les grands hommes, c'est haïr Dieu, car il n'est pas d'autre Dieu.
Je cueillis un roseau qui me servit de plumeEt, de l'eau transparente, je fis de l'encrePour écrire des chansons si gaies, si gaies,Pour que tous les enfants soient contents de m'entendre.
Je dois créer un système, ou être l'esclave de celui d'un autre.
Ils sont amenés à croire en un mensonge, ceux qui voient avec, et non pas au travers de leur oeil.
Ceux qui contraignent leur désir le font parce que leur désir est assez faible pour être contraint
La culture trace des chemins droits ; mais les chemins tortueux sans profit sont ceux-là mêmes du génie.
La raison pour laquelle Milton écrivait de façon contrainte quand il évoquait les Anges et Dieu, et en toute liberté quand il évoquait les Démons et l'Enfer, c'est qu'il était un vrai Poète et donc du parti du Diable sans le savoir.
A l'oiseau le nid; à l'araignée la toile; à l'homme l'amitié.
Et parce que je suis heureux et que je danse et que je chante,Ils pensent qu'ils ne m'ont fait aucun tortEt ils sont partis louer le Seigneur, et son prêtre et son roiQui édifient un paradis de notre misère.
Si d'autres n'avaient pas été fous, nous devrions l'être.
Les prisons sont bâties avec les pierres de la loi et les bordels avec les briques de la religion.
L'éternité est amoureuse des productions du temps.
Le fou égoïste et qui sourit, le fou morose et qui fronce les sourcils seront tous deux tenus pour des sages pour servir de férules.
C'est avec les pierres de la Loi qu'on a bâti les prisons et avec les briques de le religion, les bordels.
Ne cherche pas à plaire aux gens, cas les gens t'empêcheront d'entrer au paradis.
Quand ma mère mourut, j'étais tout petit ;Quand mon père me vendit, je ne parlais pas.Je ne savais que crier : ramoneur, ramoneurEt alors je ramone vos cheminées et je dors dans la suie.
C'est avec les pierres de la Loi qu'on a bâti les prisons et avec les briques de la religion, les bordels.
Je l'arrosai dans la crainteSoir et matin de mes larmes ;Je le réchauffai au soleil des sourires,Et des ruses doucereuses.
L'Amour ne cherche pas à se plaire à Lui-même,Ni de lui-même n'a souci :C'est à autrui qu'il sacrifie son aise,Qu'il fait un Ciel malgré l'Enfer.
L'énergie est plaisir éternel.
Sois toujours prêt à dire ton opinion, et le lâche t'évitera.
Ô rose, tu es malade :L'invisible verQui vole de nuitDans la tempête hurlante,A trouvé où est ton litDe joie cramoisie ;C'est son noir amour secretQui détruit ta vie.
Le renard accuse le piège, pas lui-même.
Si d'autres n'étaient pas fous, ce serait à nous de l'être.
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