La révolution cesse dès l'instant où il faut se sacrifier pour elle.
L'homme révolté ne veut pas nécessairement le mal de l'autre. Son désir de vengeance peut être une protestation contre un désordre, une excitation pour le maintien de la justice du bien.
Je vins dans les villes au temps du désordre.Quand la faim y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de la révolteEt je me suis révolté avec eux.Ainsi passa le tempsQui m'était donné sur la terre.
Il n'y a de bons professeurs que ceux en qui subsiste la révolte de l'élève.
Quelle tristesse de voir les nantis s'approprier le révolté que fut Albert Camus.
A quinze ans on ne sait pas grand-chose, on gobe encore, mais la graine de révolte germe doucement.
La misère mène à la révolte ou à la soumission.
Je ne suis pas un justicier, je suis un type révolté qui vit sa révolte.
On est conservateur parce qu'on sait ce qui est et qu'on ne sait pas ce qui sera. On est révolutionnaire parce qu'on ne sait pas ce qui sera et qu'on sait ce qui est. On s'en fout quand on sait que ce qui sera ressemblera nécessairement à ce qui est.
Il n'est sans doute pas facile, même pour le créateur lui-même dans l'intimité de son expérience, de discerner ce qui sépare l'artiste raté, bohème qui prolonge sa révolte adolescente au-delà de la limite socialement assignée, de l'"artiste maudit", victime provisoire de la réaction suscitée par la révolution symbolique qu'il opère.