Dans l'air qui fleurit de l'entendre rire,Marche un vieux cheval couleur de chemin,Connais à son pas la mort qui m'inspireEt qui vient sans moi demander sa main.
Ton silence né d'une ombreQui l'accroît de tout le cielEclôt l'amour où tu sombresAux bras d'un double éternel.
Beaux jours courbés sous leur ombre.
Il était une vieille fille,Qui sur sa robe de papier,Transportait des oiseaux des îles,Et des archipels par milliers.
On voit à peine son visage,Les malheureux n'ont l'air de rien,Son père dit qu'il n'a plus d'âge,Sa mère dit je l'aimais bien.
L'art est affranchissement. Craindre pour lui les effets de la contrainte politique, c'est un peu moins le sentir.Se préoccuper de la politique, c'est obéir à l'esprit du temps.Sois le fils de ton temps, n'en sois pas le disciple ou le favori.
Comme un astre dans ses branches,Sa candeur étreint les soirs,Dont elle est la rose blanche,Il faut l'aimer pour la voir.
Il s'en faut d'une parole,Qu'elle ait l'âme comme avant,Elle court où les jours volent,Elle est née avec le vent.
C'est si dur, à la fois, d'être et vivre ! Mais, l'être doit être au plus près de ce qui est que de ce qu'il est.
Elle n'acceptait pour amants que les discrets parce qu'ils se taisent et les indiscrets parce qu'on ne les croit pas.
Les hommes ne seraient que des ombres s'ils ne donnaient pas la vie. Dès que leur existence n'est plus l'amour, elle est dérision. Tout le monde s'en aperçoit un peu, l'oublie en ne se moquant que de quelques-uns.
Au fond de la plus noire douleur j'ai surtout souffert de trouver des limites à ma faculté de l'exprimer.
Ce n'est plus l'amour, mais autre chose qui est dans l'air et à quoi tout le monde pense, comme à la mort, mais ce n'est pas la mort.
Ses lèvres chantent pour elle,Tous les oiseaux du couchant,Brûlent ensemble leurs ailes,À ce qui luit dans ses chants.
Les heures suivent son ombre,Elle les voit dans les fleurs,Ne devinant qu'à leur nombre,Qu'elle était tout dans leur coeur.
Les hommes ne seraient que des ombres s'ils ne donnaient pas la vie.
Je l'ai attendue. Le silence se couvrait de fleurs pour hâter les progrès de l'ombre. Je revoyais des hivers perdus et les brouillards qui avaient bleui la terre. Sous les ciels gris, les ruisseaux emportaient, avec un grand bruit d'argent, une moisson de fleurs.
Tous les oiseaux s'envoleront. Tu ne verras pas les oiseaux. C'est qu'à force de ne pas dormir tu verras que tu dormiras.
Le poète n'a pas d'âge. Il naît.
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