C'est, il me semble, dans les bonnes manières de faire sentir aux jolies mômes la dureté de son affection, toute son ardeur bandative !
Un homme abjure pas sa foi, après huit piges aux durs, pour une grappe de raisin, une banane.
On leur fait des conférences, des symposiums, paraît-il, on les éduque... ça ne doit tout de même pas être facile de les rendre sucre, miel et sourire, compatissantes et secourables.
L'hosto, quand on y a séjourné longtemps et qu'on a failli y clamser, on y reste toujours un peu. Il vous fascine, vous obsède... on se dit qu'on y reviendra un jour ou l'autre. Il est l'image de notre mort...
La révolte est dans l'ordre des choses.Je voyais pas bien le rapport de ces toiles-radiateurs avec la révolte... le dérangement du monde. Il maniait le paradoxe avec un tel vocabulaire que je ne cherchais déjà plus à comprendre.
Nous sommes justes après l'août glorieux 44. Ca se grade, se décore à tout va. Ca pousse à pleine manche, épaulettes, plastrons, képis...lieutenants, capitaines, commandants...Et les colonels, encore plus nombreux. Plus les Fritz s'éloignent, plus çà brille. La grande quinzaine du galon, la vraie foire de la médaille.
Rien que de penser à ces années de carême, il se force à engouffrer le maximum de nourriture dans la panse. Ça se conçoit, mais ça présente un danger plus ou moins lointain. Trop ou trop peu, au finish on en crève.
Qui va se souvenir d'elle sinon moi... le seul le dernier avec mon petit stylo- feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébène, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants... des quelques survivants...
J'en croquais sévère pour cette môme.Le coup de foudre, un truc dans ce goût-là !Les ouvrages de sexologie l'expliquent par les perceptions olfactives inconscientes.
On se prélassait là jusqu'à la nuit... à moins qu'un orage, une ondée nous déhotte.
De nos jours la moitié des mères sont célibataires. On n'y attache plus grande importance. Pour bien me suivre il faut se replonger plus d'un demi-siècle en arrière. Un enfant sans père, sans nom c'était celui par qui le scandale arrive.
Chez les intellos, l'instinct est atrophié par les spéculations de l'esprit.
Les vrais gentlemen pratiquent, certes, l'interruptus coïtus... le tout est de savoir qui est gentleman ? Rien ne s'affiche dans ce domaine au trombinoscope et à la vêture.
Y a pas que les jolies histoires d'amour qui se concluent par un mariage... la paresse, la peur de la solitude, la résignation y conduisent aussi.
Sans doute, les coups de pompe dans le cul de l'existence, la mouscaille, l'enfance à la table qui recule, ça vous tanne le cuir...
- Vous êtes charmant...nous pourrions peut-être nous revoir...en dehors de tout cela !
C'est ça la vraie langue internationale et pacifique, le rire.
La confession en désuétude ça fait le beurre frais de la psychanalyse.
Ca tient, les options politiques, l'engagement dans un sens, dans l'autre, parfois du hasard. On était tel jour, tel endroit... On a rencontré celui-là plutôt que celui-ci, et tout est joué.
On s'y évade de la règle de trois, des participes vraiment passés. On se conjugue plutôt dans le futur... mentir, voler, arnaquer, maquereauter...
Sans la pilule ça serait encore un gros péché de tringler hors des liens conjugaux... sans papa Fleming, sa pénicilline, certaines maladies seraient encore honteuses, ô combien!
L'oisiveté, maman de tous les vices ? Certes, mais on oublie trop que les vices c'est plutôt plaisant dans la pratique.
L'Histoire, lorsqu'on a le nez dessus... dedans, je dirais même, on n'y voit rien, on ne s'occupe que des détails.
Je veux bien tuer, moi, mais sans voir mon adversaire... ou alors de loin, qu'il soit tout petit... un point noir à l'horizon. Si je dois lui sortir les tripes, c'est plus du jeu, je retourne chez ma mère.
Comment s'appelait-il autrefois ce cinéma ? Je me gratte...n'arrive plus à me souvenir. Il fait l'angle de la rue du Moulin de la Pointe et de la rue du Docteur Laurent. J'y allais souvent le samedi soir, comme dans la chanson, après le turbin.
J'étais sapé de mes anciennes fringues, ma garde-robe d'avant la taule... les frocs se faisaient plus si fuseaux... Dans un certain monde ces choses de la mode ont beaucoup plus d'importance que la platitude du style pour un écrivain.
On trouve toujours plus juif que soi, plus collabo, plus nègre, plus bourgeois, plus sale gueule de fasciste assassin. Ce qui est le plus difficile à traverser... ces sortes de parenthèses de paix, d'abstinence, on s'y ennuie ferme et on fermente.
L'homme a gagné patiemment sur sa sauvagerie naturelle grâce à ce qu'on appelle la civilisation qui lui permet de se conduire de façon raisonnable en société.
On oublie trop facilement qu'il a séduit deux cent-quatre-vingt trois femmes en quatre ans. D'après ses mémoires Casanova n'aurait que cent quatre-vingt-deux femmes à son palmarès en trente-neuf ans. Landru me parait le recordman toutes catégories.
Apprenez que tout flatteur vit au dépens des électeurs.
Ils crachent, il cancanent, ils bafouillent, rabougris, chauves, édentés, baveux, sourdingues. C'est le bout de la vie, le bout du rouleau de la misère. Ca sent l'urine, ça sent le sapin, la fosse commune, le Dieu gourmand qui guette les âmes.
La raison des médiocres est toujours triomphante.
Une brave femme qui faisait des ménages, des lessives pour l'élever et qui est morte, comme dans les romans, dans les romances à quatre sous... de tuberculose.
La vie plus elle devient courte, plus on se dit qu'on ne l'a pas assez troussée de belle manière.
Le dab, d'entrée, elles me le portraiturent à la fiente, elles lui crèvent les yeux en effigie avec des épingles rouillées. Elles savent mitonner la fausse confidence, saler tout ça, poivrer comme il faut. Une science très au point.
Elle était de celles qui ne font jamais leur âge... en tout cas elles savent faire ce qu'il faut pour.
Qui n'a pas connu l'Affaire ne sait rien !
Un psychanalyste est un homme qui va au Crazy Horse Saloon et qui regarde les spectateurs.
Le progrès, c'est surtout technique les gadgets, le confort de se carrer les miches dans les âmes, les coeurs, les moeurs, je vois rien venir depuis que nous sommes tous devenus des automobilistes.
L'orage a cessé. Le ciel nocturne se dégage peu à peu le nord, vers Paris...la liberté ! Je profite à la fenêtre de cette odeur d'après-pluie que j'aime bien. Un mélange de terre humide et de rouille.
On signe toujours des pétitions, et ça ne coûte pas grand-chose, pour ceci, cela, libérer untel, relâcher trucmuche... toujours tout ça à sens unique remarquez bien, toujours pour porter de l'eau à son joli moulin.
On a le don de s'acoquiner pour faire les cent, les mille, les deux mille et un coups... plus de raison que ça s'arrête.
On a fait des expériences très poussées dans les laboratoires aux U.S.A.Je ne conteste pas, mais à force de disséquer si minutieusement le comportement humain, on en arrivera à ne plus croire les bardes bretons.On leur massera la prostate pour les guérir du suçotement du biniou.
En même temps, à quelques jours près, arrive avec Bonnot, l'automobile. Pas n'importe quelle automobile, celle qui va le rendre célèbre. Il s'agit de la Delaunay-Belleville. Une voiture de grand luxe. En 1911, c'était la bagnole up to date...
Où irions-nous, si les détenus brisant leurs chaînes ne les rafistolaient pas aussi sec pour y cadenasser leurs adversaires ?
De toute façon c'est un héros - blanc ou noir n'importe - d'une dimension peu ordinaire. Qu'on vienne pas nous amuser avec des gugusses comme Tapie. Il aurait tout juste ouvert la portière de la traction avant de monsieur Joseph, Tapie, heureux du poste... une promotion.
Ils se passionnent ces vieux pour des bricoles, un quart de rouge, quelques mégots... ils se chamaillent, se filent des coups de canne, à ce qu'il paraît, pour des histoires encore d'amour puisque c'est mixte l'établissement.
La nature humaine est si vaniteuse qu'elle est capable de choses très inattendues pour survivre dans les mémoires... L'industrie des statues et des plaques commémoratives a encore de beaux jours devant elle.
L'étude de Bergson sur le rire, je devrais la lire, elle est on ne peut plus pertinente... en voici l'illustration. On s'amuse toujours plus ou moins des malheurs, des tares d'autrui. Le vrai civilisé, le sage ne rit pas...
Les hommes ne sont pas obligatoirement féroces, mais la machine administrative les décervelle... les rend parfaits robots.
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