Si tu as de nombreuses richesses donne ton bien ; si tu possèdes peu, donne ton coeur.
La malédiction ne frappe jamais avec un bâton.
Qui décide de faire le Ramadan se résigne à avoir faim et soif.
Une bouche qui vous embrasse peut aussi vous mordre.
Eloigne-toi des tiens : mieux vaut se plaindre à eux que se plaindre d'eux.
Il faut envier celui qui fait le bien, et non celui qui fait le mal.
Les coups de tonnerre les plus menaçants ne sont pas toujours accompagnés de pluie.
Une seule main ne peut porter deux pastèques.
Si un homme te fait injure, rends-lui un service qui le fasse rougir.
Mieux vaut un seul homme valeureux que cent lâches.
On ne peut se fier à personne, pas même au laurier-rose.
Un mensonge en amène un autre.
Tout Berbère avec son fusil est roi.
D'un ami à un autre, ton secret deviendra un scandale.
Avant d'accéder au bonheur, il faut d'abord souffrir et bien travailler.
La dette se met devant la porte, et empêche l'accès à la fortune.
On ne doit pas confier au chat le soin de garder la viande.
Douceur et politesse, mais poignard sous le vêtement.
Qui pourrait dire au lion : « Ta bouche sent mauvais » ?
Le faucon une fois pris ne se débat plus.
Heureux celui qui peut agir selon ses désirs.
Pour qui a soif, regarder l'eau ne désaltère pas.
Le pays où les pierres vous connaissent vaut mieux que le pays où les gens vous connaissent.
Redoute l'homme de rien si tu le traites avec honneur.
Quand le champ de blé s'est levé, l'âne y revient souvent.
Une saison ne respecte pas l'autre.
Elle met le feu au champ, et court appeler au secours.
Fais ce que fait ton voisin, sinon déménage.
Mieux vaut se confier à son chien qu'à un étranger.
Conduis-toi comme si tu devais vivre encore cent ans et mourir demain.
Aide les malheureux : un jour les situations peuvent s'inverser, tu seras aussi aidé.
Le blé qu'a labouré le boeuf, c'est l'âne qui en a fait son repas.
Avec une épouse, une maison tient bon ; avec deux épouses, elle a besoin d'appuis ; avec trois épouses, elle est en butte à tous les malheurs.
Toute personne trop bavarde, ne récolte que du tort.
À qui a du blé on lui prête la farine.
Le silence embellit la bouche.
Heureux ceux qui prient, car la prière monte vers Dieu.
Ne te moque pas des malheureux, Yattou, car le malheur est contagieux.
Multiple est le mensonge, une est la vérité.
On a beau dire, on a beau faire, on n'obtient que mépris et indifférence.
Choisis celle-ci, choisis celle-là, et tu finiras par ne prendre n'i l'une ni l'autre.
Le monde est comme une maison à deux portes : tu rentres par-ci, et tu sors par-là.
La jeunesse enfante pour la vieillesse.
L'ennemi ne se changera pas en ami, ni le son en farine.
L'homme puissant lèse toujours l'homme faible.
L'homme sot cherche les racines du brouillard.
Les visages disparaissent, mais les noms restent.
On renverse les grands vases, et seuls les petits pots restent.
L'âne à la cicatrice indélébile, qui a écarté d'un trait tous ses amis.
Qui sait fuir à temps est courageux.