A la Chandeleur, l'hiver se meurt ou prend vigueur.
Les caresses sont aussi nécessaires à la vie des sentiments que les feuilles le sont aux arbres. Sans elles, l'amour meurt par la racine.
Le plus bel hiver du monde ne peut donner que le froid qu'il a !
Oui, la mort nous prend beaucoup mais elle nous donne aussi. Elle nous apprend ce qui est réellement important, par exemple : donner en retour après avoir passé sa vie à recevoir, courir après quelque chose qu'on aurait jamais dû laisser partir ou revenir sur ce qui a fait ce que nous sommes devenus.
Celui qui écoute aux portes la prend souvent en pleine gueule.
On a conscience avant, on prend conscience après.
Dès qu'on prend un crédit, on cesse d'être un homme libre.
Il y a une sorte de mal là-bas. Quelque chose de très, très étrange dans ces vieux bois. Appelez ça comme vous voulez. Une obscurité, une présence. Il prend de nombreuses formes mais... il existe depuis aussi longtemps que l'on s'en souvienne et nous avons toujours été là pour le combattre.
Quand on est connu, je crois qu'on prend déjà énormément de place dans une famille. Trop. Il faut se faire petit auprès des siens.
La légèreté naît du poids et le poids de la légèreté; chacun paie le bénéfice qu'il tire de sa vocation, chacun s'use à la mesure du mouvement qui l'anime. Et chacun meurt à tout instant. Toutes les forces se détruisent [...] â–º Lire la suite
Sur la mer, personne ne vous prend en tutelle. C'est le dernier espace au monde où vous êtes responsable.
Une croûte de pain, ce n'est pas grand-chose, et c'est tout, cependant, pour le vagabond qui meurt de faim.
Qui vit en espérant meurt désespéré.
L'amour, le travail, la famille, la religion, l'art, le patriotisme sont des mots vides de sens pour qui meurt de faim.
Chacun ne prend dans cette vie que ce qui lui est imparti.
Se marier dans sa jeunesse, c'est comme faire l'acquisition d'un poêle en plein été ; ce n'est qu'en hiver qu'on sait s'il chauffe ou s'il fume.
La femme que Dieu comble de bonheur est celle qui meurt avant son mari.
On prend les portiers de boîtes pour des cerbères mais c'est faux : ils descendent directement du Sphinx de Thèbes. Leurs énigmes soulèvent de vrais problèmes existentiels.
La vérité se meurt dans des limites, le champ de l'erreur est immense.
L'eau prend la couleur et la forme du vase qui la contient.
Celui qui se conduit vraiment en chef ne prend pas part à l'action.
On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter !
On ne meurt jamais que de n'avoir pas vécu ni aimé.
L'invention, c'est le progrès d'une pensée qui change au fur et à mesure qu'elle prend corps. C'est un processus vital, quelque chose comme la maturation d'une idée.
En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
Les abus sont souvent plus dangereux que les erreurs, parce que l'on y prend moins garde.
Il y a dans le scandale recherché quelque chose d'à ce point vulgaire que la bonne grosse hypocrisie des familles prend figure d'une conduite de qualité.
Celui qui en passant se mêle dans une querelle qui ne le regarde point, est comme celui qui prend un chien par les oreilles.
Tout est provisoire : l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi. La mort est tellement inéluctable qu'elle prend tout le monde par surprise. Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière ? On croit qu'on a le temps. Et puis tout [...] â–º Lire la suite
Plus on serre un mot de près, et plus il le prend de haut.
Quel artiste meurt avec moi !