L'esprit moderne est incompatible avec l'idée d'immortalité.
L'homme moderne a remplacé Dieu par la science, et le bien et le mal par le permis et l'interdit, mais quand la terre tremblera il reviendra à ses idoles.
La femme moderne a un pied dans le XIXe siècle, un pied dans le XXe. Elle a deux faces comme Janus et se trouve perpétuellement divisée entre les deux moitiés de sa personnalité.
L'homme moderne vit dans le passé ou dans le futur, mais non dans le présent.
Mais l'esprit de l'Évangile n'a pas su se transformer dans la forme moderne de la solidarité et d'une organisation civile désintéressée.
Les trois grands éléments de la civilisation moderne sont la poudre, l'imprimerie et la religion protestante.
La peinture moderne est devenue une bourse des valeurs où l'on joue sur tous les tableaux.
Il existe aussi une liberté vide, une liberté d'ombres, une liberté qui ne consiste qu'à changer de prison, faite de vains combats entretenus par l'obscurantisme moderne et guidés par le faux jour.
L'homme moderne perd son temps à essayer de le gagner.
Jamais il ne s'était vu un coeur plus simple. Le langage moderne a déshonoré, autant qu'il a pu, la simplicité. C'est au point qu on ne sait même plus ce que c'est. On se représente vaguement une espèce de corridor ou de tunnel entre la stupidité et l'idiotie.
L'âge moderne représente le triomphe de la médiocrité collective.
Avoir des enfants n'est pas incompatible avec l'homosexualité.
L'homme moderne est l'esclave de la modernité : il n'est point de progrès qui ne tourne pas à sa plus complète servitude.
Toute notre culture se fonde sur un appétit d'achat, sur l'idée d'un échange mutuellement profitable. L'homme moderne trouve son bonheur à regarder avec frénésie les vitrines des magasins et à acheter tout ce que ses moyens lui permettent d'acquérir, en argent comptant ou à tempérament.
Au fond l'homme pratique est le véritable demi-dieu bourgeois, le remplaçant moderne du Saint des légendes. La plupart des statues contemporaines ont été dressées à des hommes pratiques par d'autres hommes pratiques très avisés et toujours levés de très bonne heure.
Promesse de la science : la science moderne a pour but aussi peu de douleur que possible.
Le cinéma, c'est l'écriture moderne dont l'encre est la lumière.
A propos du sport professionnel : tant et aussi longtemps que l'opium moderne du peuple fera planer, on se bousculera pour en acheter. Et les vendeurs riront jusqu'à la banque.
Si les hommes sont dominés, disent-ils, ce n'est pas qu'on les manipule mais qu'ils le souhaitent au contraire, - et au coeur de ce souhait, il y a de la jouissance et seulement de la jouissance. Cette jouissance n'est pas [...] â–º Lire la suite
Il n'est pas de lieu, de condition ou de situation incompatible avec ta quête ; l'esprit peut abolir bien des distances, surmonter maint obstacle !
Le centaure moderne : la moitié d'un homme et la moitié d'une voiture de sport.
La médecine moderne a forgé le terme de mythomanie, qui qualifie ce genre de blague. Mythomane si l'on veut, Aicard aura mené dans l'existence une singulière et fructueuse comédie. Il aura fait croire aux Parisiens gobeurs qu'il était célèbre en [...] â–º Lire la suite
La volonté de profiter pleinement dès à présent du monde et de ce qu'offre la vie, de chercher le ciel ici-bas sans se laisser arrêter par le moindre scrupule. Cette vision des choses est entrée pour une grande part dans [...] â–º Lire la suite
Le dandysme, forme moderne de stoïcisme, est finalement une religion dont le seul sacrement est le suicide.
La science antique portait sur des concepts, tandis que la science moderne cherche des lois.
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
Lycée. 1/ Ecole antique où l'on s'entretenait de philosophie. 2/ Ecole moderne où l'on discute de football.
J'ai une responsabilité envers la femme d'aujourd'hui - la faire se sentir confiante, moderne et surtout belle.
Etre moderne n'est pas une mode, c'est un état. Il faut comprendre l'histoire, et celui qui comprend l'histoire sait trouver une continuité entre ce qui était, ce qui est et ce qui sera.
Le monde moderne vit donc dans un affrontement entre deux amours bien différents : l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi et l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu.
L'esprit moderne est en plein désarroi. La connaissance s'est étendue au point où ni le monde ni notre intelligence ne peuvent prendre pied. C'est un fait que nous souffrons de nihilisme.