- Est-ce qu'on peut parler ? - Puisqu'on a des cordes vocales, oui. Parler ensemble, non.
Connaître l'humain, c'est d'abord le situer dans l'univers, non l'en retrancher.
S'applaudir, c'est se rappeler qu'on existe en dehors du moule, en dehors d'un collectif en putréfaction.
Quand tu parles, parle en homme libre et non en esclave.
L'horreur d'un accident qu'on découvre sur sa route provient de ce qu'il est de la vitesse immobile, un cri changé en silence (et non pas du silence après un cri).
En politique, nous passons le plus clair de notre temps à parler des absents, il arrive que leur présence n'y change pas grand-chose.
La seule manière de parler de rien est d'en parler comme si c'était quelque chose, tout comme la seule manière de parler de Dieu est d'en parler comme s'Il était un homme.
C'est une grave erreur que de parler d'écriture féminine ou masculine. Il n'y a que des écritures tout court et plus elles sont androgynes mieux ça vaut.
Que chacun raisonne en son âme et conscience, qu'il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures et non d'après les racontars des autres.
La tâche que l'on donne aux parents, c'est précisément de prendre possession du corps des enfants, de le recouvrir, d'y veiller d'une manière si continue qu'ils ne puissent jamais se masturber. Or, non seulement jamais aucun parent n'a empêché ses [...] â–º Lire la suite
La honte est dans l'offense, et non pas dans l'excuse.
Lorsqu'un gouvernement dépend des banquiers pour l'argent, ce sont eux et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation.
On ne pardonne pas à son ami ses erreurs, on ne les excuse pas non plus. On les comprend.
La victoire seule noue. La défaite non seulement divise l'homme d'avec les hommes, mais elle le divise avec lui-même.
Je te donne cette montre non pas pour que tu te souviennes du temps, mais bien pour que tu l'oublies maintenant, puis pour un moment, et pour que tu ne perdes pas ton temps à tenter de le conquérir.
Nos dirigeants n'ont pas de politique culturelle forte. Ils ont tendance à voir la culture comme une distraction, non comme le point de départ de l'émancipation du peuple, qui permet d'ancrer une nation dans l'histoire du monde.
Le passage au troisième millénaire, en philosophie, c'est peut-être cela : réaliser qu'on n'accomplira des progrès qu'en passant par des pensées minuscules et non plus majuscules.
J'ai toujours soutenu des mesures et des principes et non des hommes.
Et plus on saisit les animaux dans leur vivacité, plus on comprend qu'ils sont voués à la plus grande démonstration physique. Ils expriment non seulement l'exubérance de la vie mais aussi les lois de la survie.
La plupart des liaisons sont faites de "laissés-pour-compte" qui se rencontrent et trompent ensemble leurs regrets.
Il est moins imprudent d'agir en maître que de ne pas parler en sujet.
Peu importe le succès, il s'agit d'être grand, non de le paraître.
C'est seulement dans l'imagination des hommes que chaque vérité trouve une existence réelle et indéniable. L'imagination, et non l'invention, est le maître suprême de l'art, comme de la vie.
Si les garçons est les hommes peuvent être soudés ensemble dans l'ardeur d'un sentiment fugace, ils doivent être faits de métaux capables de fusionner, sinon, inévitablement, ils se sépareront quand la chaleur disparaîtra.
Le téléspectateur est un concept de statisticien, un être mathématique opérationnel dont notre époque use et abuse, et auquel on donne volontiers la plénitude d'une personne.
La politique, quand elle est un art et un service, non point une exploitation, c'est une action pour un idéal à travers des réalités.
Betty et moi venons comme un ensemble assorti. Tu en veux un; tu nous prends tous les deux.
Le bon sens n'a pas tort d'estimer valable, adéquat et nécessaire, de parler des grands objets de notre expérience quotidienne comme s'ils avaient une vitesse et une position connues, etc. Le bon sens n'a tort que s'il veut que ce [...] â–º Lire la suite
Les barrières que nous avons dressées entre les humains et les non humains n'ont pas plus de cohérence que celles que les hommes ont établies entre eux.
Le flatteur est comme l'eau de Cologne, fait pour être senti et non avalé.
A trente ans, on n'a pas de peines infinies, parce qu'on a encore trop d'espérance, et l'on n'a pas non plus de désirs exagérés, parce qu'on a déjà trop d'expérience.